Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 03:47

 

 

 

 

Opalegnan.-tipoye--3-JPG.JPG

le boziziste Me Opalagnen député KNK de Mongoumba, se fait fièrement ici porter en tipoye

 

 

OUBANGUI PERSPECTIVES

 

 

LA BOZIZIE, UNE COUR PEUPLEE DE BOUFFONS

 

Bonne nouvelle !

 

L'Assemblée Nationale ou, plutôt, l'assemblée familiale de la République Centrafricaine a repris ses travaux.

 

Elle a même trouvé des solutions originales pour  engager résolument le pays dans la voie de la démocratie et du développement : la création d'un Sénat et la mise en oeuvre d'une politique de décentralisation.

 

Qui peut en douter ? Tout le monde sait que disposer d'un vrai parlement avec deux chambres est une nécessité vitale dans un pays où tout pose problème : manger, se loger, se vêtir, se soigner, se déplacer, s'instruire, avoir de l'électricité ou de l'eau potable, etc.

 

Ces « EXCELLENCES » et ces « HONORABLES DEPUTES » débordés de travail ont, à n'en pas douter, besoin du renfort « D'AUGUSTES SENATEURS » dispensateurs de lumières et appartenant à cette Haute Chambre qui rendra plus efficiente l'élaboration de lois dont les bienfaits immenses pour le cadre de vie des Centrafricains ne pourraient que s'en trouver accrus.

 

Par ailleurs, comment peut-on un instant s'imaginer la République Centrafricaine sans une fonction publique territoriale confiée à des féodalités locales aux privilèges exorbitants et complétant fort utilement une fonction publique nationale déjà bien structurée, dotée de moyens importants et d'une efficacité qui n'échappe à personne ?

 

Qui a dit qu'il n'y avait ni État ni administration en Centrafrique ?

 

Les fonctionnaires territoriaux issus de la politique de décentralisation pourront au moins soulager la fonction publique nationale de ses nombreux fardeaux, notamment les nombreuses années d'arriérés de salaires.

 

On reconnaît là toute la subtilité de l’acception très particulière de la générosité et de l’humanisme selon BOZIZE et sa cour.


Il est de sagesse populaire que, de même que le chemin à deux paraît moins long et moins pénible, le malheur à deux devient plus supportable et la misère à plusieurs moins voyante et plus acceptable.

 

Trêve de plaisanteries !

 

Chers compatriotes, les Centrafricains peuvent tous les jours se rendre compte que BOZIZE a édifié autour de lui une cour à la fois fantasque et fantasmatique peuplée d'histrions de génie. Mais la scène qui se déroule sous les yeux écarquillés de l'opinion internationale ne fait rire personne, car elle se joue au détriment et au mépris de millions de vies embarquées malgré elles dans un drame aux profondeurs insondables.

 

On est atterré devant tant d'inconscience et d'irresponsabilité.

 

BOZIZE et les siens, munis d'oeillères, n'ont toujours pas compris que la politique est une chose sérieuse.

 

Est-ce vraiment raisonnable de penser qu'en dépit du délabrement et de la paupérisation généralisés, d'un Etat désarticulé et d'une administration dépareillée et embryonnaire, l'urgence en République Centrafricaine serait l'institution d'un Sénat et la mise en oeuvre de la « grande idée » de la décentralisation ?

 

Les promoteurs de ces plaisanteries ont-ils seulement conscience des implications financières matérielles et personnelles d'une décentralisation ? Savent-ils même de quoi il s'agit ?

 

Si on peut encore, avec beaucoup de pincettes et en se bouchant le nez, voire une démarche politique dans ce chaos de la pensée du même nom, il n'y a aucune peine à constater que celle-ci tend désormais vers moins l'infini.

 

Le plus triste pour les Centrafricains qui ne méritent pas un tel sort, est que le ridicule de ces personnes malfaisantes qui ne doivent leurs fonctions et mandats qu'à une cooptation clientéliste et tribaliste, pollue l’image de notre pays. Ces grossiers personnages semblent, le plus sérieusement du monde, convaincus d'impressionner par ces trouvailles qu'ils doivent juger révolutionnaires.

 

Devant tant d'enfantillages, de niaiseries et d'inanités, on est tenté de s'écrier :


BOGANDA REVEILLE-TOI, ILS SONT DEVENUS FOUS !


Centrafricaines, Centrafricains, prenons garde que BOZIZE et les siens n'organisent un incendie géant qu'ils proposeraient au pays, sourire aux lèvres, comme un brasier salvateur !

 

Latillé le 3 mars 2013

 

Maître Ignace OUNDA-MEYBI

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion