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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 00:56

 

 

 

blaise-compaore-president-du-burkina-faso

   

 

OUAGADOUGOU - AFP / 02 juin 2011 23h55 - La capitale économique du Burkina Faso, Bobo Dioulasso (sud-ouest), était livrée jeudi soir à des militaires en colère malgré l'instauration d'un couvre-feu, alors que 15 personnes ont été blessées par balles, ont rapporté des habitants.

C'est comme s'il n'y avait pas de couvre-feu, les tirs (en l'air de militaires) ne se sont pas arrêtés. On entend des tirs partout, ils sont dans la ville partout, a indiqué à l'AFP un résident.

Face au mouvement de protestation - tirs accompagnés de pillages - qui a commencé mardi soir, le gouverneur de la région avait annoncé dans un communiqué l'instauration d'un couvre-feu de 18H00 (locales et GMT) à 06H00 dans toute la ville jusqu'à nouvel ordre.

Tout le monde est rentré chez soi, sauf les militaires, a souligné un autre habitant. Ils ont récupéré des voitures, a-t-il ajouté, disant avoir vu un car de l'université rempli d'hommes en uniforme.

L'antenne locale de la radio-télévision publique et son centre émetteur ont été fermés parce qu'un groupe de militaires est venu pour tenter d'y passer un message, a par ailleurs affirmé un journaliste.

Les protestataires avaient auparavant bloqué la voie menant à la radio-télévision, comme ils ont bloqué une bonne partie des rues conduisant à leur camp, selon des habitants.

La ville est déserte, tout est fermé, a décrit un résident. Un hôtelier a raconté que son hôtel était pratiquement vide après le départ précipité de la plupart de ses clients, apeurés.

Dans la journée, exaspérés par les pillages de leurs boutiques, des commerçants s'en étaient pris à la mairie, y cassant des vitres et du matériel et incendiant trois véhicules, dont celui du maire, selon plusieurs témoins. Le bureau de la douane a aussi été saccagé, de même que la direction régionale du commerce.

Les services médicaux ont reçu depuis mercredi soir 15 personnes blessées par des balles perdues, a-t-on appris de source médicale. Une femme enceinte a été touchée au poignet, selon la même source.

Les militaires en colère réclament des indemnités de logement et de formation pour les éléments du Citap (Centre d'instruction des troupes aéroportées), a expliqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré.

Les jusqu'au-boutistes ont pris les choses en main, ce qui fait que l'état-major ne sait plus avec qui discuter, a-t-il poursuivi.

Les autorités sont en train de réfléchir sur la conduite à tenir, mais il nous faut assurer la sécurité, a insisté M. Traoré, sans préciser les moyens qui pourraient être mis en oeuvre.

La grogne des militaires, qui a débuté en mars, persiste malgré les nombreux avantages financiers accordés ces dernières semaines à l'armée, confrontant le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, à une crise sans précédent.

Mercredi soir, le gouvernement a appelé les militaires à la retenue et au dialogue et dit envisager des mesures en vue du rétablissement de l'autorité de l'Etat.


(©)

 

Nouveaux tirs de militaires à Bobo-Dioulasso, colère des commerçants

RFI  jeudi 02 juin 2011

Malgré les avantages financiers accordés aux militaires mécontents par le régime de Blaise Compaoré, la mutinerie ne se calme pas au Burkina Faso. Un nouvel épisode de pillages et de tirs en l’air est signalé dans la capitale économique du pays, Bobo-Dioulasso. Depuis mardi 31 mai, c’est le camp Ouezzin Coulibaly qui est entré dans le mouvement de révolte. Les commerçants de la ville, excédés par les pillages se sont réunis ce jeudi 2 juin et ont saccagé la mairie.

La situation est tendue à Bobo Dioulasso. Des militaires tiraient en l'air ce jeudi 2 juin dans la ville. Comme la nuit dernière, où ils se sont aussi livrés à des pillages dans la capitale économique du Burkina Faso. C'est d'ailleurs ce qui a visiblement poussé aussi les commerçants à manifester et à s'en prendre à des édifices publics : ils se sont notamment attaqués à la mairie. Selon des témoins, ils ont été dispersés par les gendarmes

« Les jeunes commerçants manifestent leur ras-le-bol, je leur donne raison : nous leur avons fait des promesses hier (mercredi) qu'on allait les dédommager, ils ont gardé le calme, et maintenant on vient les piller encore ! », a expliqué le maire, Salia Sanou.

Depuis le mois de mars, les garnisons du pays se sont soulevées afin de réclamer des indemnités et des primes. Et c’est à chaque fois le même scénario: tirs en l’air et pillages. Le régime de Blaise Compaoré a accordé, il y a quelques semaines, les versements demandés. Mais la grogne persiste. Et cette fois, c’est le camp de Ouezzin Coulibaly au sud-ouest du Burkina Faso qui se mutine. Les tirs se poursuivaient ce jeudi 2 juin à l’intérieur de ce camp.

Il s'agit d'une crise sans précédent pour le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987 et dont l'autorité est défiée par les mutins depuis le début du mouvement. Ni la nomination en avril dernier d'un nouveau Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, ni les mesures en faveur des militaires n'ont jusqu'ici permis d'arrêter le mouvement. 

   

NDLR : Ce que ces militaires burkinabé veulent en réalité sans vouloir trop le clamer est inavouable et va au-delà de leurs revendications corporatistes qui ne leurs servent de prétexte que pour faire le coup de feu en dehors leur caserne. A force de tirer en l'air, ils finiront bien un jour de tirer dans le mil ou dans le tas. 

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