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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 01:58

 

 

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Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez

 

La question se pose sérieusement de savoir ce qu’est allé chercher le ministre centrafricain des affaires étrangères, le général Antoine Gambi à Téhéran, répondant ainsi favorablement à l’invitation du très controversé président iranien Mahmoud Ahmadinejad en prenant part à la drôle de réunion convoquée par ce dernier en réplique au récent sommet tenu à Washington par Barack Obama sur le désarmement nucléaire de la planète. On n’imagine pas que sans l’accord préalable de son patron, le président Bozizé, le général Gambi aurait effectué ce déplacement. L’appât du gain et des pétrodollars iraniens ne suffisent pas expliquer cette présence du ministre centrafricain.

En creusant un peu, on s’aperçoit aisément que la République centrafricaine est un pays qui possède dans sa partie sud orientale d’importants gisements d’uranium à bonne teneur à Bakouma que le géant français AREVA cherche à exploiter mais la cupidité des dirigeants actuels de Bangui les amène à multiplier les obstacles sur la voie d’AREVA. Mme Anne Lauvergeon, la patronne d’AREVA, vient de reporter sine die la visite qu’elle devait effectuer en Centrafrique.

On peut comprendre que le président centrafricain François Bozizé et son indéboulonnable et corrompu ministre des mines Sylvain Ndoutingai, ne puissent pas se désintéresser des offres d’autres partenaires autres qu’AREVA. L’Iran du président Ahmadinejad ayant actuellement comme on le sait, un énorme besoin d’uranium en yellow cake, il n’est pas exclu que la République des mollahs soit hautement intéressée par les mines d’uranium de Centrafrique.

C’est sans doute la véritable raison qui peut expliquer et justifier que Bozizé ait accepté de dépêcher son ministre des affaires étrangères Téhéran prendre part à cette réunion bizarre. Cela est d’une extrême gravité car visiblement, les autorités centrafricaines n’ont pas conscience et ne prennent pas l’exacte mesure de la gravité de la situation dans laquelle elles se s’engagent et mettent leur pays.  

Seuls huit ministres des affaires étrangères (Irak, Syrie, Liban, Oman, Arménie, Turkménistan, Centrafrique et Swaziland), ont participé à la réunion de Téhéran en dehors des vice-ministres de Russie, du Qatar, des Emirats arabes unis et un «assistant spécial du chef de la diplomatie chinoise. Le chef de l'Organisation de la conférence islamique Ekmeleddin Ihsanoglu et des représentants de l'AIEA et de l'ONU étaient également présents.

La République centrafricaine était quasiment le seul pays potentiellement producteur d’uranium à être représentée par son ministre des affaires étrangères, situation qui la fait davantage remarquer par son isolement. Aucun autre pays africain producteur ou possédant de l’uranium (Niger, Namibie, Gabon, etc… pour ne citer que ceux-ci) n’a pris part à cette réunion d’Ahmadinejad.

La participation des autorités centrafricaines à la réunion de Téhéran confirme en outre certaines informations qui circulent depuis déjà quelque temps dans les milieux des services secrets de certains pays  qui ont beaucoup à redouter de l’obtention par l’Iran d’une bombinette nucléaire, faisant état de l’existence d’un axe Bangui-Caracas-Téhéran-Pyong-Yang pour le trafic d’uranium. Une chose est sûre, le très corrompu ministre des mines de Bozizé, Sylvain Ndoutingai a séjourné dernièrement à deux reprises à Caracas au Venezuela de Hugo Chavez après que Bozizé lui-même ait aussi participé au Venezuela en septembre 2009, au sommet Afrique-Amérique latine sur invitation du même Hugo Chavez. Il n’a sans doute pas seulement été question que de pétrole entre Bozizé et Chavez. Si le second a les moyens de faire face aux menaces de représailles des grands, le retour du bâton pourrait être douloureux pour le premier.

 

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