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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 13:27


CNDD.jpg

 

 

 BRUXELLES (AFP) - mardi 22 décembre 2009 - 12h56 - L'Union européenne a décidé mardi de durcir ses sanctions à l'encontre de la junte guinéenne avec un gel des avoirs et une interdiction d'exportation de matériel pouvant servir à la répression dans le pays, ont indiqué des sources diplomatiques.

En outre, une liste de personnes liées au régime et déjà interdite de visa sur le territoire de l'Union européenne a été allongée, selon ces sources.

"Compte tenu de la gravité de la situation en République de Guinée, il convient d'imposer des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre des membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ainsi que des personnes physiques ou morales (...) responsables de la répression violente ou de l'impasse politique dans la quelle se trouve le pays", s'est justifiée l'UE dans un texte.

Cette décision, prise à l'occasion d'une réunion ministérielle de l'UE à Bruxelles, intervient au lendemain de la publication par la Commission d'enquête de l'ONU sur le massacre du 28 septembre au stade de Conakry d'un rapport accablant pour les plus hautes autorités guinéennes, accusées de crimes contre l'humanité justifiant la saisine de la Cour pénale internationale (CPI).

Le rapport onusien fait état d'au moins "156 personnes tuées ou disparues", mentionne de nombreuses atrocités et met directement en cause le chef de la junte militaire (CNDD), le capitaine Moussa Dadis Camara.


L’Onu demande la saisine de la cour pénale internationale contre trois membres de la junte

Koaci.com Conakry

 L’ONU vient de publier son rapport sur le massacre du stade du 28 septembre. Un constat accablant qui devrait logiquement conduire des officiers guinéens dont le chef de la junte, Capitaine Moussa Dadis Camara devant la Cour pénale internationale.

D'abord les chiffres, que les trois enquêteurs des Nations unies (un Algérien, un Burundais et une Mauricienne) ont pu établir en interrogeant 700 témoins sont: 156 personnes tuées ou disparues (le chiffre officiel est de 57 morts, entre 150 et 200 selon HRW) et 109 femmes ou jeunes filles victimes de viols ou de mutilations sexuelles.

La commission de l'ONU souligne aussi que ces chiffres sont très certainement sous-évalués, avec ‘’des centaines d'autres cas de torture, de traitements cruels et dégradants’’.

Trois officiers de la junte sont pointés du doigt par les enquêteurs de l’Onu, il s’agit du Capitaine Moussa Dadis Camara, le chef de la junte ; le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité, l’ex aide de camp de Dadis Camara et le commandant Moussa Thiégboro Camara, ministre chargé de la lutte anti-drogue et du grand banditisme.

Juste après la publication de ce rapport, la junte a réagit par la voix du conseiller spécial du chef de la junte et ministre de la communication à la présidence et à la défense nationale Idrissa Chérif pour lui, ce rapport n’est pas une surprise : « Ce rapport ne nous surprend pas, ce qui a été commis au stade du 28 septembre était contre le peuple contre le président Dadis Camara, surtout n’oublier pas que c’est le gouvernement guinéen qui avait demandé l’envoi de cette commission d’enquête de l’Onu, donc le gouvernement va se réunir pour discuter… »

Pour le président de la ligue guinéenne des droits de l’homme, docteur Thierno Madjou Sow c’est le début de la fin de l’impunité qui a longtemps caractérisé la société guinéenne : « Nous pensons qu’enfin, les auteurs de ces actes odieux sur le peuple de Guinée pourront répondre de leurs actes devant les juridictions internationales pour que la population puisse enfin jouir des droits de l’homme dans ce pays ».

Pour l’instant, la Commission parle de crimes contre l'humanité. Elle réclame, pour le chef de la junte et les autres responsables comme le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité et le commandant Moussa Thiégboro Camara, la saisie de la Cour pénale internationale.

Pour l'heure, la CPI n'a pas encore été officiellement saisie du dossier guinéen mais, depuis au mois de novembre dernier, le procureur Moreno Ocampo examine la situation sur place et la cour devrait envoyer une équipe à Conakry en début 2010.

Si les Nations unies contribuent avec ce rapport à retirer le capitaine Dadis Camara du paysage politique guinéen, indirectement elles font le jeu de son remplaçant par Sékouba Konaté. Ce dernier n'est en effet pas mis en cause et des diplomates comme des opposants le considèrent comme une alternative crédible.


Ibrahima
Conakry

 

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