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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 05:19

 

 

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DECLARATION

 


La crise centrafricaine, suite au déclenchement des hostilités par la Séléka ayant abouti à la chute de nombreuses villes du pays, a failli faire basculer la Centrafrique dans l’inconnu. Les chefs d’Etat de la CEEAC se mobilisés sous la direction du Président Déby pour convaincre les parties à s’asseoir autour de la table afin de rechercher ensemble les voies de sortie de la crise. Ils ont réussi et les « frères ennemis » se sont retrouvés à Libreville où pendant trois (3) jours ils ont discutés et sont parvenus à un accord de cessez-le-feu assorti de résolutions visant, à la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigée par une personnalité issue de l’Opposition démocratique.


Arrivé à Bangui, Le général Bozizé dissout le gouvernement Touadéra comme première étape à la formation du gouvernement d’union nationale conformément aux dispositions de l’accord de Libreville2. L’opposition démocratique lui emboîte le pas en désignant le 12 janvier par consensus Me Tiangaye comme futur Premier Ministre. Mais le Président Bozizé, traîne les pas en usant des méthodes dilatoires du genre :  «  la coalition Séléka n’a pas encore proposé son candidat » !


Chacun sait que l’accord de Libreville n’a pas spécifié une double candidature de l’Opposition démocratique d’une part et de Séléka d’autre. La vérité est que Mr Bozizé espérait sur  des dissensions internes de l’opposition et  ne s’attendait pas quelle ne parviennent pas aussi facilement à un choix consensuel porté sur Me Tiangaye dont il redoute la collaboration. En refusant de nommer Tiangaye comme Premier Ministre, le général Bozizé viole délibérément les accords de Libreville unanimement approuvé par les parties et par toute la communauté internationale. Cette attitude remet objectivement en cause l’élan de solidarité de la CEEAC par l’envoi massif des troupes pour stopper le déferlement de la rébellion en direction de Bangui.


On ne le répètera jamais assez que Mr Bozizé n’a envisagé le règlement de la crise que par la voie militaire pour laquelle il ne dispose d’aucun moyen en raison de la déliquescence de son armée. Pour lui l’envoi des troupes de la CEEAC et l’arrivée des mercenaires sud africains devraient permettre de stopper Séléka  afin de lui laisser le temps de réorganiser ses troupes. De ce point de vue, les accords de Libreville ne présentent aucune importance pour lui et les efforts de ces pairs de la CEEAC complètement nuls.


L’UDPP demande par conséquent au Président Bozizé de laisser de côté ses intérêts égoïstes et de ne voir que ceux du peuple qu’il a plongé dans la misère depuis dix ans. Un officier général est un homme de parole, puisqu’il est un général, il doit tenir parole. Me Tiangaye est un centrafricain, pourquoi ne peut-il pas assumer les charges de Premier Ministre fût-il sous sa présidence.


L’UDPP en appelle à toutes les parties, le Président Bozizé en tête, de faire preuves de sagesse et de patriotisme et de s’en tenir exclusivement aux accords. L’UDPP encourage M Bozizé à ne pas tenir compte des conseils du sérail qui ne voit que ses intérêts égoïstes en l’induisant en erreur. Que Dieu bénisse la Centrafrique.


Fait à Paris le 15 Janvier 2013

 

Le président

 

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