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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:44

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

 

Déclaration de l’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) suite à l’accord de sortie de crise signé le 11 janvier 2013 au Gabon. 

                    

Retour de la paix en Centrafrique, une satisfaction.


Dans notre pays, la  Centrafrique,  la guerre et ses corollaires qui pointaient leur nez à l’horizon il y a quelques jours, ont, par la grâce de Dieu, cédé place à la paix. Bien que cette paix retrouvée reste à consolider, c’est tout de même une satisfaction.


Cette satisfaction est toutefois mêlée  de chagrin car nous partageons aussi la douleur de nos compatriotes  qui ont perdu l’un des leurs dans ce conflit.


L’organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) qui n’avait pas hésité à faire des propositions de sortie de crise (Cf. Proposition de sortie de crise du 26/12/2012) salue le sursaut patriotique des Centrafricains pour la paix et par ricochet l’accord de paix  de Libreville signé le 11 janvier dernier.

   

L’OSCCF se félicite en outre de ce que l’essentiel de ses propositions ait été retenu et figure bien dans l’accord de Libreville. Toutefois elle regrette le maintien en place de l’assemblée nationale qui aurait dû être dissoute en même temps que le gouvernement. L’économie ainsi réalisée (plus de 200 millions de Fcfa par mois, correspondant aux salaires et primes des députés) aurait par exemple pu permettre, pendant les 12 à 18 mois que va durer la transition, le financement d’un ministère ou secrétariat d’état chargé du « Service à la nation, de l’éducation de la masse (conscientisation, changement de mentalité, lutte contre la corruption,…) et de l’insertion professionnelle des jeunes. Un ministère ou secrétariat d’état susceptible de travailler en transversal avec les autres ministères en vue de changer radicalement la situation des jeunes qui vivent dans la précarité et constituent des proies faciles pour les va-t-en guerres et autres mafiosi. Dans un pays comme le nôtre où tout, presque,  reste à faire, il est inimaginable qu’il y ait autant de jeunes en chômage, sans emploi. Une solution de choc existe pourtant bien pour endiguer ce fléau. Les moyens tant financiers qu’humains existent ; reste la volonté politique. Bref.

 

Soutien à la nomination du premier ministre.


L’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France soutient la proposition de Me Nicolas TIANGAYE comme premier ministre et invite le président de la république à valider cette proposition. Ce soutien de l’OSCCF à la nomination de Me TIANGAYE se justifie par le critère d’intégrité dont jouit ce dernier, bien qu’il existe bel et bien d’autres Centrafricains répondant à ce même critère.

 

Nomination des ministres et autres représentants  de la diaspora centrafricaine.

 

Comme on a coutume de dire « Mieux vaut prévenir que guérir », nous supposons que ce sont les partis politiques et autres entités de la rébellion qui vont proposer un ou plusieurs des leurs au premier ministre pour les postes de ministre et autre. Par conséquent, l’OSCCF attire dès à présent l’attention du futur premier ministre sur le choix qui sera fait quant à la nomination des personnalités de la société civile au sein du gouvernement de transition. Nous suggérons à cet effet  au premier ministre de s’adresser aux organisations de la société civile centrafricaine de part le monde pour que ces derniers lui fassent une proposition. L’idéal serait qu’il y ait au moins 3  représentants de la société civile (un de Centrafrique, un de l’Afrique en général et un dernier issu du reste du monde (notamment Europe)). Il est clair dorénavant que nous ne voulions plus être représentés par des personnes que nous n’avions pas choisies nous même.  Ce temps est révolu !


En sommes, notre souhait est que le gouvernement qui sera formé ne puisse pas être que des nominations en guise de reconnaissance pour les temps passés dans le combat ou d’un simple militantisme au sein d’un parti politique ou encore par clientélisme. Notre pays a besoin des cadres de qualités, expérimentés et  intègres ; susceptibles de mettre leur savoir faire au service du développement du pays.  Nous réitérons notre proposition d’un gouvernement restreint avec un accent particulier sur la défense nationale. 

 

Respect de la parole donnée et Transparence.


En définitif, l’OSCCF appelle tous les signataires de l’accord de Libreville à respecter scrupuleusement et de bonne foi cet accord auquel ils ont tous souscrit. Des ajustements, s’il y a lieu, doivent se faire dans une totale transparence. 

 

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

                                               Fait à Paris le 15 janvier 2013.


Le Bureau national de l’OSCCF.


osccfr@yahoo.fr

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