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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 00:35

 

 

 

Boz serment

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Novembre 2012 08:28

L’Opposition démocratique centrafricaine a confirmé le 28 novembre 2012 avoir les preuves de l’intention du Président centrafricain, François Bozizé, relative à la modification de la Constitution.  Elle a fait cette présentation le 28 novembre lors d’une conférence de presse à Bangui. Par contre, Fidele Gouandjika, trouve qu’une modification de la constitution ne reléguera pas l’Opposition démocratique centrafricaine. C’est plutôt « un acte démocratique » de la part du Président François Bozizé a-t-il poursuivi.

« Nous…confirmons que François Bozizé est entrain de vouloir procéder à la modification des articles 24 et 108 de la Constitution du décembre 2004. Une façon de lui donner l’occasion de se représenter une troisième fois à la présidentielle de 2016 », a affirmé Maïtar Djim Arem, président de l’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPPP) à Radio Ndeke Luka.

Selon Maïtar Djim Arem, les députés du parti au pouvoir (KNK) ont été conviés le week-end dernier à Boali à un conclave, pour débattre de la candidature du Président centrafricain aux élections de 20126.

Toutefois, la réaction du gouvernement centrafricain ne s’est pas faite attendre sur les préoccupations de l’Opposition présentées ce mercredi. Fidèle Gouandjika, ministre du développement Rural, a qualifié ce projet de modification de la Constitution  d’« acte démocratique » par François Bozizé. « La modification constitutionnelle…permet de corriger certaines insuffisances que nous avons connues depuis sa promulgation en décembre 2004. Elle permet aussi à un président en fin de mandat constitutionnel de briguer un autre mandat.  Ce qui ne veut pas dire supprimer les élections. Il revient aux députés de décider d’un tel exercice. Nous invitons l’Opposition de se calmer et de ne pas jeter de l’huile sur le feu ».

Or, ce qui semble intéresser le régime centrafricain en place semble aussi ne pas être la priorité de l’Opposition centrafricaine. Selon elle, 3 autres points essentiels devraient intéresser la classe politique centrafricaine en dehors de la modification de la Constitution. Il s’agit du dialogue politique annoncé il ya 6 mois demeuré jusqu’ici lettre morte. Il s’agit ensuite de la réinstauration de l’impôt de capitation sous l’appellation de contribution citoyenne et, enfin, de l’état désastreux dans lequel le pays est plongé.

Concernant la réinstauration de l’impôt de capitation dans le projet des lois de finances 2013 en négociation à l’Assemblée Nationale, Albert Besse, Ministre des Finances, a démenti cette information.  Joseph Béndounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) a déclaré au cours de cette conférence de presse de l’opposition qu’il  détient les preuves d’une mauvaise gestion des finances centrafricaines.

« Nous avons lu l’avant-projet du budget de l’année 2013, cela y figure. Si à ce jour le ministre des finances apporte un tel démenti, nous saluons leur clairvoyance parce qu’ils ont eu notre feed-back sur ce dossier », a martelé Joseph Béndounga.

Au cours d’une conférence de presse organisée mardi, le ministre Albert Besse a nié avoir déposé un document sur un quelconque projet de « contribution citoyenne » devant l’Assemblée nationale. Il a plutôt coller cette information sur le dos de la presse qu’il accuse d’avoir orchestré cette manœuvre.

 

 

 

Centrafrique : l’opposition critique les « dérives totalitaires du régime »

Le parti d'opposition Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP) a critiqué hier en conférence de presse ce qu’elle qualifie de « dérive totalitaire » du régime de Bangui. Le président de l’UDPP, Maïtard Djim Arem, critique notamment le dialogue national entamé en mai dernier et la possible révision constitutionnelle.

L’opposition centrafricaine avait d’abord accepté de participer au dialogue initié par le président tchadien Idriss Déby Itno et le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel Pierre Buyoya, mais a depuis quitté les discussions en affirmant qu'elles étaient à l'avantage du régime en place. 

Par ailleurs, M. Arem croit que le président centrafricain, François Bozizé, s’apprête à modifier la constitution afin de lui permettre de se présenter à la présidence au-delà des deux mandats prescrits. Arrivé au pouvoir suite à un coup d’État en 2003, M. Bozizé a ensuite été élu démocratiquement en 2005 et en 2011. Selon M. Arem, le président souhaite se « maintenir éternellement au pouvoir contre la volonté du peuple ».

 (Source : Journal de Bangui 29 nov. 2012)

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