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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 00:01


bonne-annee

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16 janvier 2010 18:37:46 GMT

* Opposition CAR, les rebelles de se retirer de la préparation des élections

* Le président accusé d'avoir truqué processus

* U.N. appelé à résoudre la crise
 

Par Paul-Marin Ngoupana

BANGUI, 16 jan (Reuters) - Les principaux partis d'opposition en République centrafricaine et un groupe d'anciens rebelles disent qu'ils se sont retirés de la préparation des élections prévues pour cette année, accusant le Président François Bozizé de la planification de la fraude électorale.

Les plaintes vont de la non-exécution d'un accord de paix à introduction d’une instance électorale impartiale. Certains ex-rebelles maintenant dans le processus de paix ont menacé de reprendre les armes et l'opposition a demandé à la mission des Nations Unies dans le pays de trouver une solution concertée à la crise.

La RCA est un des pays les plus pauvres et les plus isolées de l'Afrique et a souffert de décennies d'instabilité interne et régionale. Basé à Bruxelles, International Crisis Group, a déclaré cette semaine que la paix fragile de la nation était en danger.

"Face à la situation délicate de tous ces problèmes qui pèsent sur le processus électoral, nous démissionnons de ce processus", a déclaré samedi à Reuters Henri Pouzere, coordonnateur d'un groupement d'opposition connue sous le nom UFVN.

«Depuis quelques temps maintenant, nous avons assisté et vastes efforts méthodique par le Président François Bozizé de détourner l'élection, pour lui et son clan", a ajouté Pouzere.

Le groupe des parti de l’opposition accuse Bozizé d'avoir refusé de mettre en œuvre les décisions prises lors des entretiens de Décembre 2008 entre le gouvernement et l'opposition centrafricaine et divers groupes rebelles. Les entretiens ont abouti à des mesures concrètes pour désarmer les rebelles et organiser des élections.

La commission électorale a également été critiquée pour avoir été bourré de personnes nommées par Bozizé.

"Une gamme de fraude est commise par la Commission électorale indépendante au bénéfice des personnes au pouvoir .... C’est inacceptable", a déclaré Nicolas Tiangaye, un autre leader de l'opposition.

La commission électorale et le gouvernement ont refusé de faire des commentaires.

Bozizé est arrivé au pouvoir par un coup de 2003 et a remporté les élections en 2005. Bien que le pays a connu une histoire mouvementée depuis l'indépendance de la France, ses crises sont souvent négligés par l'augmentation des conflits de profil dans le Tchad voisin, le Soudan et le Congo.

International Crisis Group a déclaré cette semaine que Bozizé est réticent à appliquer les accords issus de la du dialogue politique inclusif.

"... Si le gouvernement ne parvient pas à renouer le dialogue avec l'opposition sur les élections à venir et négocier avec les rebelles restants, le fragile processus de paix sera sérieusement  en danger ", a indiqué le groupe dans un rapport publié le 12 janvier.

Un porte-parole de l'APRD, un groupe rebelle qui opère dans le nord de la RCA, mais est destiné à être désarmé, a publié son propre avertissement.

«Bozize joue avec le feu. Nous allons reprendre les armes si les choses ne sont pas corrigés", a déclaré le porte-parole Djim Wei. «Pour l'instant, on se retire du processus pour obtenir une certaine clarté."

Écrit par David Lewis (; édition de Myra MacDonald)


NDLR : La décision du Collectif des Forces du Changement de se retirer du processus électoral paraît sans appel. Il exige clairement la démission du président et vrai faux pasteur de la CEI, Joseph Binguimalé dont RFI a diffusé les jérémiades dans une interview qu'il a accordée à cette station disant en substance qu'il "tendait la main à ses frères et que s'il avait fait des fautes ou commis des erreurs, qu'on le pardonne car il a laissé sa famille en France pour se consacrer à ce travail afin de faire rentrer les Centrafricains dans leur pays". Les griefs de l'opposition contre Binguimalé sont précis, nombreux et extrêmement graves. Cela va de son absence totale d'indépendance à l'incompétence notoire en passant par la moralité douteuse, la violation du serment, gestion solitaire et opaque des fonds. En outre, de graves soupçons de corruption et de détournements de deniers publics pèsent aussi sur lui. Cela fait beaucoup de choses pour un seul individu que Bozizé a imposé à la présidence de la Commission électorale en vue d'organiser une mascarade électorale pour lui assurer une victoire électorale frauduleuse.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique