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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 14:44

 

 

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(Xinhuanet 12/04/2010)

Partisane du boycott, le Collectif des forces du changement maintient ses exigences de désarmement des rebelles avant la tenue des élections présidentielle et législatives prévues en République centrafricaine (RCA) le 16 mai, a déclaré dimanche un de ses leaders, Me Henri Pouzère, joint par Xinhua.

« On ne peut pas aller aux élections lorsqu'on est dans un pays où il y a des guerres et des morts. 52% du territoire national est occupé par les rebelles. Il faut commencer par régler ce problème. Il faut qu'il y ait un minimum de paix », a-t-il dit.

Créé dans la perspective du double scrutin attendu, le Collectif est une coalition de 8 partis politiques d'opposition, parmi lesquels l'Union des forces vives de la nation (UFVN) qui défère 5 formations. Parmi celles-ci, figurent le Mouvement de libration du peuple centrafricain (MLPC) qui a évincé en 2009 son fondateur, l'ancien président Ange-Félix Patassé au profit de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, et le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) du défunt président André Kolingba.

A la clôture du dépôt des dossiers de candidature vendredi, cette mouvance n'a présenté aucun candidat, alors que le président sortant François Bozizé et Ange-Félix Patassé qu'il avait renversé le 15 mars 2003 se sont lancés dans la course.

« La question de candidature ne se pose pas pour l'instant. Nous sommes en train de nous battre pour qu'il y ait des conditions d'aller aux élections. S'il n'y a pas de désarment [des groupes armés], comment voulez-vous qu'on aille aux élections ? », a avisé Me Pouzère.

 Il a insisté sur l'adoption d'« une résolution très claire » sur la question, faisant état d'une autre revendication liée à un nouveau recensement électoral. Cette opposition a appelé les Centrafricains au boycott si les élections n'étaient pas reportées en janvier 2011.

 « Même cette date que nous avons proposée ne sera pas tenue tant que le désarmement n'est pas effectué », a estimé Henri Pouzère.

Ces élections étaient initialement prévues le 25 avril et ont été reportées 16 mai suite à un décret présidentiel. Une source proche de la présidence jointe dimanche à Bangui par Xinhua a évoqué l'éventualité d'un nouveau report.

La même source a annoncé une conférence de presse du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lundi dans la capitale centrafricaine pour communiquer la liste officielle des candidats à la présidentielle et aux législatives.

© Copyright Xinhuanet

 

 

Centrafrique: Amplification de la controverse électorale

Par Idriss Linge - 12/04/2010

La grande opposition s'est déclarée non partante, un troisième candidat est apparu, les observateurs craignent des dérives post électorales

La grande opposition non partante


L'opposition et les rebelles centrafricains ayant signé les accords de paix ne participeront ni à la présidentielle, ni aux législatives en Centrafrique si la date du 16 mai est maintenue, a annoncé mercredi 07 Avril dernier, le porte-parole du Collectif des forces du changement, la plus grande coalition de l'opposition en république centrafricaine. Si la date du 16 mai est maintenue, le Collectif ne participera pas aux élections. Aucun dossier ne sera déposé ni pour la présidentielle, ni pour les législatives, avait affirmé Me Nicolas Tiangaye, porte-parole du Collectif. Un avertissement qui semble avoir été respecté. Le collectif regroupe à la fois la principale coalition d'opposition l'Union des forces vives de la nation (UFVN), les «autres Partis» (coalition de partis d'opposition non-membres de l'UFVN), et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix. Jusqu'à ce lundi 12 avril, seulement deux candidatures ont été enregistrées. Celle de l'actuel président François Bozizé et celle de son prédécesseur Ange Félix Patassé.


L'étrange duel Patassé contre Bozizé


A la grande surprise, Joseph Binguimalé, le président de la commission électorale, contacté par RFI, aurait affirmé qu'un troisième dossier avait été déposé et qu'il était en cours de vérification. Les observateurs trouvent en cela une tentative pour le régime de donner plus de crédibilité au processus électoral. Selon eux, si un troisième candidat s'est déclaré, la Commission électorale n'avait pas intérêt à cacher son identité. De nombreuses analyses sont unanimes à dire que dans les circonstances actuelles, les vrais adversaires seront l'ex président Patassé et l'actuel Bozizé.

 

Une affiche insolite et même atypique en Afrique. Ange Félix Patassé avait été chassé du pouvoir par François Bozizé par un coup de force. Il y a quelques années, il est revenu de l'exil avec l'ambition de prendre le pouvoir. Pour les observateurs, Bozizé part favori, car Patassé est très désavoué par de nombreuses factions politiques de son pays. Le troisième candidat risque de faire figure de transparence.


Désaccords et troubles envisagés


Les élections, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel début mars. L'opposition, le comité de pilotage et les bailleurs de fonds de l'élection étaient favorables à une date plus éloignée dans le temps. Légalement, c'est la Commission électorale indépendante (CEI) qui avait proposé au président la date du 16 mai. Derrière, l'on verrait la main invisible de la France et des Nations unies. Le président François Bozizé avait indiqué qu'on ne pouvait dépasser le délai constitutionnel du 11 juin. Pour le collectif qui sollicitait un renvoi plus lointain, le processus électoral au stade actuel n'est ni crédible, ni transparent, ni consensuel. Me Henri Pouzère, le coordonnateur de l'UFVN qui regroupe plusieurs mouvements, avait déjà indiqué que la date des élections devait être fixée au-delà des délais constitutionnels parce que toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale. Cette volte-face de l'opposition fait craindre la résurgence de grosses perturbations que le fragile processus de paix encore en construction n'est pas encore parvenu à renforcer.

 

Source : http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=4792

 

NDLR : En réalité, il n'y a pas de troisième candidature à la présidentielle. Le contenu de cette dépêche est dépassé. Beaucoup de choses se sont passées depuis. Bozizé a entre temps reçu Patassé pour un long entretien à l'issue duquel Patassé a déclaré qu'ils auraient abouti à un accord pour sortir de la crise mais qu'il laissait à Bozizé le soin d'en faire l'annonce. D'aucuns ont interprété cela comme un acceptation par Bozizé d'un nouveau report, une fois de plus, de la date des élections du 16 mai. Wait and see...

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique