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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 06:41

 

 

 

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adio Ndéké Luka Dimanche, 19 Février 2012 07:51

Un appel de fonds a été lancé vendredi 17 février 2012 par les autorités centrafricaines et ses partenaires humanitaires. Il faut trouver d’urgence 134 millions de dollars, soit 17 milliards de francs CFA pour secourir au cours des 12 prochains mois près de 2 millions de personnes. Cet appel de fonds est destiné à financer le CAP, Processus d’Appel Consolidé. Au total, il s’agit de 105 projets répartis dans le CAP pour une durée de 12 mois et qui  visent, selon les précisions d’OCHA (Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires) contenues dans un communiqué « à sauver des vies et réduire la vulnérabilité des personnes touchées par le conflit ».

Les projets sont présentés par les Nations Unies et les organisations non gouvernementales dans le CAP. Ils sont considérés comme hautement prioritaires et ciblent 1,9 million de bénéficiaires, soit plus de 45% de la population centrafricaine. « La communauté internationale est invitée à contribuer généreusement et rapidement, afin d'atténuer les souffrances et de réduire la vulnérabilité d'un pays affecté par les conflits armés sporadiques », souligne le communiqué de presse.

Les 17 milliards de francs recherchés permettront notamment de délivrer une assistance à près de 20.000 réfugiés, à 94.000 déplacés internes (dont 21.500 personnes nouvellement déplacées en 2012), à 71.000 rapatriés ainsi qu'aux communautés hôtes. Malgré des années d'aide humanitaire en effet, la situation en RCA demeure fragile, avec une violence récurrente qui menace toujours une population déjà affaiblie.

Le Dr Zakaria Maïga, Coordonnateur humanitaire des Nations Unies par intérim en RCA a expliqué : « Au cours des deux dernières années, les appels pour la RCA ont reçu moins de 50% de financement. Ce faible taux est une grande préoccupation pour les acteurs humanitaires, en particulier en raison des besoins persistants. Je demande donc instamment à la communauté internationale d'accroître son soutien à la RCA, en finançant les projets inclus dans le CAP 2012 ».

L'objectif des acteurs humanitaires est de s'assurer que les personnes touchées par les conflits et autres crises humanitaires qui secouent la Centrafrique accèdent aux services de base, de promouvoir le respect de leurs droits humains fondamentaux, de renforcer les capacités des personnes touchées par la crise et d'encourager leur autonomisation. Selon Jean-Sébastien Munié, du bureau d’OCHA en RCA, « la plupart des acteurs humanitaires décrivent la crise comme étant une urgence oubliée et aggravée par l'insuffisance de financement. En raison d'un niveau d'extrême vulnérabilité, la plupart des incidents conduisent à une crise humanitaire, nécessitant une aide d'urgence. Un appui encore plus substantiel de la part des donateurs est donc essentiel ».

Il faut rappeler que la crise humanitaire en République centrafricaine (RCA) est l'une des crises les plus négligées du continent africain. Il y a quelques jours, l’ambassade de France à Bangui a accordé une subvention de 700 000 euros (environ 459 169 900 francs CFA) pour une prise en charge alimentaire de plus de 10.000 ménages affectés par les conflits dans les préfectures de la Vakaga (nord) et la Haute Kotto (nord-est). Plus de 200 tonnes de denrées, 200 tonnes de semences vivrières et 2500 outils aratoires seront distribués dans le cadre de cette aide d’urgence. Deux ONG françaises ont été chargées de l’exécution du projet. Il s’agit de « Solidarité internationale », et « Triangle Génération Humanitaire ».

 

 

NDLR : La propension des autorités centrafricaines au plus haut niveau, à la gestion opaque voire au détournement pur et simple des aides et autres financements, explique aussi en partie le peu d'empressement que mettent certains partenaires au développement à mettre la main au portefeuille pour la RCA. On l'a vu avec le financement des élections de 2011, celui du DDR, des fonds affectés par les Nations Unies pour la consolidation de la paix notamment dans les zones rurales ayant souffert des conflits etc... Aujourd'hui, c'est tout le pays qui fait les frais des conséquences fâcheuses des fraudes électorales massives, bref, du hold-up électoral  de Bozizé et son KNK.

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