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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:42

 

 

 

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Journée sans journaux pour soutenir Ferdinand Samba

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Janvier 2012 14:28

 

Le procès de Ferdinand Samba, directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » s’est ouvert ce jeudi 19 janvier 2012, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui. Le journaliste a été arrêté lundi 15 janvier dernier à la suite d'une plainte pour diffamation déposée contre lui par le ministre d’Etat aux Finances, Sylvain Ndoutingaï.

 

La salle d’audience  était pleine à craquer : Professionnels des médias, parents et amis et la défense de ce Directeur de publication ont répondu à l’appel. A la mi-journée de ce 19 janvier 2012, l’audience se poursuivait encore. Il faut juste signaler que le journaliste est défendu par un pool d’avocats dirigé par Me Nicolas Tiangaye.

 

Toutefois, pour marquer leur soutien à leur confrère, les professionnels des médias de presse écrite ont unanimement, sous la coupe de leur entité, le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC), organisé une « journée sans Journaux » à Bangui.

 

Victor Douvoama, membre du groupement, a déclaré que le mouvement est très suivi et qu’il s’agit d’un « geste allant dans le sens de la réclamation de la libération de Ferdinand Samba ».

 

Cette « journée sans Journaux » est la seconde action du GEPPIC en faveur de son confrère en prison. Week-end dernier par la voix de son Vice-président Landry Mokokpala et interrogé par Radio Ndeke Luka, le GEPPIC avait déclaré que « nous sommes dans un Etat de droit. Le gouvernement devrait laisser libre cours aux professionnels des médias de faire leur travail. Certes le ministre d’Etat pourrait être lésé quelque part. Toutefois, nous souhaitons une solution négociée qu’une approche judiciaire ». L’entité a de fait exigé la libération pure et simple du Directeur de publication du journal « Le Démocrate ».

 

Une autre action de soutien en toujours en faveur de ce premier journaliste conduit en prison pour le début de cette année 2012, est celle de l’Observatoire des Médias de Centrafrique (OMCA). Le président de cette organisation a dénoncé dans un communiqué cette arrestation et exigé par la même occasion sa libération.

 

L’OMCA a condamné « la tendance actuelle des juges qui consiste à arrêter et détenir arbitrairement, les journalistes et directeurs de publication pour les délits de presse, en violation de l’ordonnance n°05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication ». Une ordonnance dépénalisant ces délits.

 

A titre de rappel, l'affaire a été repoussée à trois reprises à la demande du journaliste et celle de sa défense qui voulait prendre connaissance des pièces du dossier. Mais le président du tribunal a délivré un mandat d'amener et Ferdinand Samba a ensuite été arrêté.

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Janvier 2012 07:48

L’Observatoire des Medias de Centrafrique (OMCA) en appelle à la sagesse du président de la République, « garant de la cohésion nationale et la paix, de décréter la suppression pure et simple de l’émission « Yé So mo lingbi ti inga ». Dans un communiqué en date du 18 janvier 2012 parvenu à Radio Ndeke luka, l’OMCA estime que cette émission diffusée sur la radio nationale, « ne contribue pas à la concorde nationale ». L’OMCA demande aussi à François Bozizé, d’instruire le ministre de la communication, « pour laisser l’accès des acteurs politiques aux médias d’Etat ».

Il faut rappeler que l’émission incriminée est produite par la direction de la presse présidentielle. Ses animateurs s’en prennent souvent à l’opposition à la presse privée. A plusieurs reprises, cette émission a été dénoncée et le Haut Conseil de la communication a été saisie sans jamais avoir réussi à faire respecter les mesures prises pour faire arrêter l’émission, à défaut, qu’elle se conforme à la déontologie et à l’éthique. Récemment encore, un quotidien paraissant à Bangui, évoquant le contenu de cette émission, qualifiait de radio Centrafrique de « mille collines au service des caciques du KNK (parti au pouvoir) ».

Dans un second communiqué daté du même jour, l’OMCA « dénonce et condamne l’arrestation et la détention de Ferdinand Samba,  directeur de publication du quotidien Le Démocrate ». Ce journaliste est détenu depuis une semaine, suite à une plainte pour diffamation du ministre d’Etat centrafricain aux Finances.

Le même communiqué évoque aussi « la tendance actuelle des juges à arrêter et détenir arbitrairement, les journalistes et directeurs de publication pour les délits de presse, alors que l’ordonnance n°05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication a dépénalisé ces délits ».

 

NDLR : C’est Bozizé lui-même qui a commandité à son escroc DG  Zama Javon Papa de la presse présidentielle cette tristement célèbre émission « Yé so é lingbi ti hinga » au cours de laquelle sa fine équipe de griots se permettent de diffamer et d’insulter à longueur de journée les citoyens qui pensent pas comme eux et le KNK donc il est vain et illogique de lui demander de la supprimer l’émission. Les antennes de la radio nationale sont ainsi utilisées uniquement pour des règlements de comptes et la vile propagande politique du seul Bozizé et sa galaxie. L’accès de l’opposition à cette prétendue radio nationale est strictement verrouillé et les personnes qui sont régulièrement insultés et caricaturées au cours de cette chronique politique partisane par les griots de Bozizé ne peuvent naturellement pas leur répondre.

S’agissant du délit de presse dont vient encore d’être victime Ferdinand Samba le directeur de publication du quotidien Le Democrate, on note que ce n’est pas par hasard que c’est toujours les deux caciques du régime, à savoir Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingai, qui commandite les arrestations de journalistes et responsables de journaux de Bangui alors que le régime prétend avoir dépénalisé les délits de presse.  

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