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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 15:03

 

 

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C’est avec stupéfaction qu’on a appris il y a une dizaine de jours que le désormais hors la loi François Bozizé s’est rendu au parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation du Bâtonnier Me Symphorien Balemby et le vice président du Conseil Economique et Social Jean Daniel Dengou qu’il accuse d’être à l’origine de l’incendie du supermarché Rayan. Malgré le tollé général que continue de soulever cette scandaleuse, inadmissible et grossière descente au parquet de celui qui se prend pour président de la République, Bozizé poursuit dans le registre du pire et du scandale, ce qui frise même la provocation.

C’est ainsi qu’on apprend encore avec effarement qu’il s’est rendu lui-même lundi de la semaine dernière à sa prison spéciale de Bossembélé pour ordonner à nouveau que ses prisonniers personnels que sont les collaborateurs, parents et proches de Me Balemby et Jean Daniel Dengou qui y ont été arbitrairement arrêtés et transférés, soient battus et torturés. La destruction dans l’incendie du supermarché Rayan du matériel électoral destiné à permettre sa fraude électorale - notamment le stock de cartes d’électeurs vierges commandées à la sauvette dans un pays d’Afrique de l’ouest – expliquerait le courroux de Bozizé.

D’après plusieurs témoignages concordants, l’incendie du supermarché aurait pris naissance au premier étage de l’immeuble probablement à la suite d’un court circuit dans les appartements et bureaux du commerçant libanais Ali Akhrass, avant de gagner et ravager le rez de chaussée où se trouve le supermarché Rayan. Malgré sa fortune, ce Ali Akhrass est bien connu des services de l’ENERCA pour pratiques de branchements frauduleux  répétées sur ses installations afin de voler du courant électrique.

Pourquoi, en dépit des dénonciations, protestations, sit-in, mises en garde, demandes pressantes des avocats du Conseil de l’Ordre et de l’ensemble du barreau de Centrafrique, Bozizé demeure sourd à la proposition de mise en place d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur cet incendie. Il est déjà allé tellement loin dans la bêtise et son inacceptable volonté de se rendre justice à lui-même qu’il doit juger tout retour en arrière difficile.

Les Centrafricains ont été habitués durant les sept années de Bozizé passées à la tête du pays à  ses grotesques et intolérables ingérences dans des affaires judiciaires qui ne relevaient nullement de son rayon. On se souvient de l’affaire du « libérateur » Yango Kapita et le sergent Sanzé dont il a commandité le lynchage. La scandaleuse affaire du pasteur Thomas Touangaye de l’église baptiste de Kina où il a ordonné à sa garde présidentielle d’aller incendier les maisons de ceux qui étaient accusés d’avoir mis le feu à la maison de ce pasteur. On apprendra par la suite que c’était parce que non seulement ce pasteur est Gbaya comme Bozizé mais surtout parce que c’était chez lui qu’il avait trouvé refuge lorsqu’il était recherché par le régime Patassé  en octobre et novembre 2001.

Tout cela montre bien que tous les actes que pose Bozizé depuis son arrivée accidentelle au pouvoir ne font que porter gravement atteinte à l’unité nationale et à la paix civile. Bozizé est en effet un accident de la douloureuse histoire de la République centrafricaine. Plus vite il quittera, mieux cela vaudra pour les Centrafricains. Il est leur plus grand commun diviseur et fossoyeur du pays par ses diverses menées tribalistes. A présent, tous les voyants de la RCA sont au rouge. BOZIZE DOIT PARTIR !!!    

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique