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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 01:47

 

 

 

Bozizé honoris causa

Paris, 19 mai (C.A.P) – Le mystère qui a entouré le séjour éclair effectué le vendredi 18 mai par François Bozizé à Nice où son avion spécial s’est posé à 5h du matin heure locale, présenté comme une visite strictement privée est désormais levé. Il s’agissait pour le président centrafricain comme à son habitude, de rencontrer secrètement dans la cité azuréenne, de mystérieux hommes d’affaires du golfe arabique afin de tenter d’écouler ses diamants.

Selon des informations sûres d’une source de l’entourage même de Bozizé qui a requis un strict anonymat, c’est son sulfureux ami rwandais Fabien Singaye du groupe du maire de Levallois, Patrick Balkany, qui a dû monter ce déplacement flash de Nice avec la contribution de l’ex-ministre des finances nommé Secrétaire Général de la présidence de Bangui, Albert Besse.

Pris à la gorge par d’inextricables difficultés financières qui fragilisent sérieusement son pouvoir et pourraient entraîner son renversement, Bozizé a sans doute succombé à la tentation de prendre son bâton et venir rencontrer lui-même les hommes d’affaires intéressés par l’acquisition de diamants centrafricains. Mais un président de la République doit-il se déplacer lui-même pour ce genre de business ? Bozizé est l’exception qui confirme la règle.

On se souviendra qu’en juin 2004 déjà, François Bozizé, accompagné de Charles Wénézoui et Sylvain Ndoutingaï, avaient été interpellés par la police allemande à l’aéroport de Düsseldorf avec une mallette de diamants et conduits sous bonne garde pour être assignés dans un hôtel de la place où ils avaient été remis dans un avion le lendemain et priés de quitter le pays. Il faut croire que depuis, Bozizé n’a tiré aucune leçon de cette humiliante mésaventure où la police allemande avait même dû téléphoner au consulat de France à Bangui pour vérifier son identité.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique