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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:13

 

 

 

 

 

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Avec AFP Mis à jour le 20/07/2012 à 21:51 | publié le 20/07/2012 à 21:45

Un économiste du Fonds monétaire international (FMI) en passe de quitter cette organisation lui reproche ses "échecs" en matière de surveillance et le "parti pris européen de sa direction", selon sa lettre de démission révélée aujourd'hui par CNN.

"Après vingt ans de service", Peter Doyle, conseiller au département Europe du FMI, reproche au Fonds de ne pas avoir émis les "mises en gardes répétées et en temps utile qui s'imposaient" à la zone euro alors que les racines de la crise que celle-ci traverse avaient été selon lui "identifiées bien en amont", selon ce document mis en ligne par CNN.

Il explique: "j'ai honte d'avoir été associé au FMI". Et de dénoncer "l'incompétence" du FMI, qui avait identifié les causes de la crise de la zone euro "de longue date" et n'a pourtant pas été capable de la prévenir.

M. Doyle, qui fut au sein de son département chef de la division couvrant la Suède, le Danemark et Israël, attribue notamment les "échecs du FMI en matière de surveillance" au "parti pris européen" du Fonds qui, dit-il, ne cesse "de se renforcer" et se transmet par capillarité du sommet à "l'ensemble de l'organisation".

Le FMI a toujours été dirigé par un Européen, et "même sa directrice générale actuelle", la Française Christine Lagarde, malgré "son sexe, son intégrité et son ardeur", ne "peut racheter l'illégitimité fondamentale du processus ayant abouti à sa sélection", écrit-il en date du 18 juin.

Interrogé par l'AFP sur le contenu de cette lettre, un porte-parole du Fonds, William Murray, a simplement indiqué que "les remarques" de l'intéressé étaient déjà "bien connues et de nature publique" depuis un certain temps.

 

 

NDLR : Ces critiques sont d’autant plus pertinentes qu’elles viennent d’un cadre de l’institution même. Comment expliquer en effet que par exemple en Centrafrique où le régime de Bozizé est passé maître dans l’art du non-respect systématique de la chaîne de dépenses des finances publiques allant jusqu’à refuser exprès l’utilisation des outils informatiques préconisés par le FMI ; comment comprendre qu’un pouvoir qui excelle dans  la dissimulation au même FMI de certaines ressources extrabudgétaires comme les bonus de certaines sociétés minières, cette institution puisse  lui décerner régulièrement des satisfécits et lui octroyer comme elle vient de le faire une facilité de crédits en sachant qu’il n’y a absolument aucune garantie d’une bonne gestion de ces crédits consentis. Le FMI est généralement seul à percevoir souvent des efforts fournis par le régime Bozizé. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales