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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 02:42

 

 

 

 

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Michel Koyt ici en galante compagnie au siège de l'UNESCO le 28/01/2012

 

Lorsque Michel Koyt, ministre, secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec le parlement et Abdallah Kadre, ministre délégué à la primature chargé de la bonne gouvernance ont été arrêtés le vendredi 9 mars 2012 à Bangui, et conduits à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale (SRI), police politique du pouvoir bozizéen, certains Centrafricains à Paris n’ont été que très peu surpris s’agissant du premier de ces deux ministres arrêté peu de temps après son retour de Paris où il a claqué du fric sans compter.

Quelques semaines auparavant, Michel Koyt avait en effet effectué un séjour dans un coûteux palace parisien à la fin du mois de janvier jusqu’à début février 2012, de retour d’un déplacement en Serbie en galante compagnie. Il avait été aperçu le samedi 28 janvier 2012 en train de siroter une coupe de champagne au cours d'une réception au siège de l'UNESCO avec à ses côtés une pulpeuse compatriote qu’il trimballait avec lui depuis son départ de Bangui pour une obscure mission.

Selon des informations recueillies par la rédaction de plusieurs sources concordantes, avant de regagner Bangui, la demoiselle qui tenait compagnie à l’ex-ministre Koytaurait effectué son shopping entre les quartiers Château Rouge et  le long du Boulevard Magenta à Paris pour la bagatelle de 15.000 euros soit environ 10 millions de F CFA, excusez du peu.

Mieux, le jour de prendre le vol d’Air France à l’aéroport Charles de Gaule pour Bangui, quelle ne fut pas la surprise des témoins de constater que tous les bagages de Koyt et sa compagne, composés de toutes leurs courses parisiennes, ont pu être embarqués sans la moindre difficulté, la totalité de cet impressionnant fret ayant été payée en excédant rubis sur l’ongle à la compagnie aérienne.

Sur place à Bangui, depuis l’octroi du prêt indien et la création de la société nationale des transports urbains (SONATU), l’ex-ministre Koytse serait attribué un salaire mensuel de 6 millions de F CFA. Logeant dans une maison sise au quartier dit des 36 villas, la SONATU lui octroyait des frais de logement de 750.000 F CFA outre les 400.000 F CFAqu’il percevait également par mois comme indemnités de logement en tant que membre du gouvernement et qui devaient lui servir seulement d’argent de poche. De même, en plus de la voiture ministérielle, la SONATU lui avait acheté une 4x4 Toyota PRADO toute neuve en sus de la Mercedes qu’il avait acquise auparavant mais sans doute en raison du mauvais état des routes de la capitale, un véhicule tout terrain était mieux.

 Autre embrouille. Tous les bus de la SONATU allaient prendre leur carburant à la station d’essence appartenant à Bozizéet située au PK 4 sur l’avenue Boganda. Total Centrafrique qui approvisionne cette station réclamerait à présent selon nos informations, la coquette somme de 84 millions de F CFA à la station donc au propriétaire qui naturellement n’est autre que le pompiste et président de la République François Bozizé. Depuis lors, ce sont des gendarmes qui gèrent les activités de la station.

Selon les informations émanant d’une source proche de la société nationale des transports urbains (SONATU) ayant requis l’anonymat, celle-ci aurait été victime d’un gigantesque détournement de fonds qui avoisinerait  les 3.900.000 eurossoit environ 2 milliards 600 millions de FCFA.

En outre, un fonds d’investissements indien destiné au financement d’une cimenterie en Centrafrique dont la première pierre avait été posée en 2010 par le général président pompiste François Bozizé, à Sangbi, située à 12 km de Bangui, déplorerait également la disparition somme de près de 19 000 000 millions d’eurossoit environ 13 milliards de F CFA, mais sans doute pas pour tout le monde ! Avec toutes ces sommes volatilisées, on ne voit pas comment la cimenterie aurait de toute façon pu fonctionner, la question de la source d’énergie mise à part.

On atterré de voir qu’à présent, ce prêt indien qui a été obtenu dans des conditions d’une opacité telle que ceux qui ont conduit les négociations, reçu et disposé des fonds à savoir, les ministres, Michel Koyt, François Bozizélui-même et son beau-frère Emmanuel Bizot, se rejettent les responsabilités et demandent maintenant à l’Etat centrafricain de rembourser.  

Depuis le samedi 10 mars 2012, les bureaux de la SONATU à Bangui ont été fermés et c’est la gendarmerie nationale qui a été chargée de gérer les quelques bus encore en circulation. Plus de huit (8) autres personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire outre Michel Koyt en charge de la création de la SONATU et Abdallah Kadre qui sont accusés de « détournement, complicité de détournement, faux et usage de faux ». Certaines personnes initialement arrêtées ont depuis été relâchées. Il se dit aussi à Bangui que l’ensemble des recettes des bus de la SONATU n’auraient jamais été encaissées par l’état.

Michel Koyt,ministre du secrétariat général du gouvernement et Abdallah Kadre,conseiller du premier ministre en charge de la bonne gouvernance, ont été limogés du gouvernement aux termes de deux décrets présidentiels de Bozizé qui se donne le beau rôle dans cette affaire alors que c’est un secret de polichinelle qu’il s’est bien servi en partie de ce prêt indien pour financer son hold-up électoral de janvier 2011. Du fond de sa geôle, Koyt crie, selon nos informations, sa volonté de faire éclater la vérité lors d'un procès qu'il réclame de ses voeux mais lui donnera-t-on cette chance?

 

Rédaction C.A.P

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