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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 02:05

 

 

 

 

 

 

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à gauche, le ministère des affaires étrangères à Bangui

 

 

 

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 ici, devant la faculté des sciences de la santé

 

 


 

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trous-de-l-avenue-de-la-honte-3.JPG

 

 

 

 

L’indifférence inexplicable de Bozizé, du Premier ministre et des ministres devant la dégradation inqualifiable des rues et avenues dans la ville de Bangui, notamment celle des Martyrs qui passe pourtant devant le cabinet du Premier ministre et du ministère des affaires étrangères et qui conduit Bozizé à l’aéroport de Bangui pour effectuer ses nombreux, inutiles et onéreux voyages à l’étranger, consacre la démission totale du gouvernement et la fiction d’un Etat centrafricain qu’ils prétendent encore gérer.


A tel point que les rôles et les obligations entre le gouvernement, les citoyens et les associations privées s’en trouvent dangereusement inversés. C’est ainsi qu’après le syndicat des taxis et bus qui a pris sur lui et ses propres deniers pour faire combler les nombreux nids de poule sur l’avenue de France qui la rendent impraticable, le directeur général de l’hôtel du Centre (Etat), vient à son tour et à ses frais, dit-il, d’offrir six bennes de caillasse à la municipalité de Bangui pour la même finalité.


Une troisième catégorie d’intervenants en lieu et place du gouvernement, sont les jeunes désœuvrés dont le mode opératoire consiste à ériger une barrage sur la voie et d’y combler les nids de poule avec tout de la terre et ce qu’ils trouvent, et perçoivent quelques pièces en guise de taxes des mains des automobilistes et motocyclistes qui s’aventurent encore sur ce qui reste de ces chaussées. Le comble de cette pratique a été franchie lorsque les jeunes ont érigé ce type de barrage devant l’Hôpital communautaire de Bangui, sur l’avenue des Martyrs il y a seulement quelques jours.


Ces pratiques qui rendent indignes Bozizé, son Premier ministre et ses ministres, quant à leur aptitude à gérer ce qui reste de l’Etat qu’ils ont méthodiquement contribué par leurs vols, détournements, politisation et leur incompétence, à fragiliser au point de ne plus lui permettre aujourd’hui de faire face à ses obligations.


Tout discours, comme celui de M. Guénéfeï Yalanga, maire de Bangui, tendant à inviter les autres concitoyens à agir et à s’interroger, non pas sur ce qu’ils attendent de l’Etat mais sur ce qu’ils doivent faire pour l’Etat, alors qu’il recevait les six bennes de caillasse gracieusement offertes par le directeur de l’Hôtel du Centre, est une grosse escroquerie qui ne saurait dédouaner et disculper les responsables qu’ils sont de cette situation, c’est-à-dire incompétents, malhonnêtes et qui ne s’assument pas.


Rédaction CAP

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique