Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 02:38




 

C’est un secret de polichinelle que le couple Monique et François Bozizé bat de l’aile. Dans une de nos récente parutions, nous faisions état de l’absence prolongée de la première dame de Centrafrique, Mme Monique Bozizé que les Centrafricains n’ont plus vue aux côtés de son présidentiel d’époux depuis plusieurs mois, ni dans la ville de Bangui, ni lors des derniers déplacements à l’étranger du président Bozizé. C’est depuis le début du mois de juillet dernier que la première dame a débarqué seule à Paris où elle se trouve toujours. Des témoins à Bangui, voisins de la résidence du couple,  auraient écouté par-delà la clôture des Bozizé, une orageuse dispute entre les deux conjoints.

C’est ainsi qu’il se raconte à Bangui qu’au cours de cette altercation, des noms d’oiseaux seraient sortis de la bouche présidentielle à destination de la première dame qui n’avait d’autre choix que de prendre le large et d’aller respirer un peu d’air frais en France. Plusieurs proches du couple ne sont pas avares de commentaires quant aux difficultés réelles que vit le couple présidentiel centrafricain depuis des lustres et exacerbées avec l’arrivée au pouvoir du général François Bozizé qui, il faut le dire, ne passe pas pour être un tendre avec la gente féminine.

Dans ces problèmes de couple  qui agitent Monique et François Bozizé et eu égard à la légendaire dureté de son père à l’égard de sa maman, il serait aussi établi que le fiston Jean Francis - qui gère par procuration le ministère de la défense dont à l’évidence le père en est le véritable titulaire – serait toujours rangé du côté de sa pauvre mère, position qui lui attirerait une certaine sympathie de l’opinion publique centrafricaine. Par contre vis à vis du grand argentier et non moins ministre des mines de Bozizé, Sylvain Ndoutingai qu’on ne présente plus, les Centrafricains seraient franchement très hostiles du fait de ses nombreux frasques et ses ambitions démesurées dont il ne fait nullement mystère, visant à devenir un jour président de la République centrafricaine comme Bozizé.

De ce fait, Jean Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingai se surveillent mutuellement et se marquent à la culotte. Depuis leur base de Sido, ils avaient dirigé tous les deux la rébellion de Bozizé. Maintenant au pouvoir, des contradictions autour de problèmes de gros sous, de préséance et de prébendes les opposent souvent au grand dam de Bozizé lui-même. Des témoins ont, par exemple, rapporté des éclats de voix entre les deux hommes au sujet de la contribution financière de chacun lors des cérémonies funéraires de la mère de Bozizé en février dernier.

Ces contradictions entre les pseudos « libérateurs » des Centrafricains prennent ces derniers temps des allures de guerre fratricide qui pourrait déboucher un de ces quatre matins sur un vrai drame comme ce qui allait se produire récemment au camp de Roux avec le colonel Issa Namboro Ketté, qui avait réussi à s’emparer de l’arme de poing d’un autre « libérateur » pour abattre Bozizé pour une banale affaire de bagnole.

La presse banguissoise rapporte encore en effet qu’’il y a quelques jours, lors des festivités du 63èeme anniversaire de Bozizé le 14 octobre courant au palais de la présidence, un autre « libérateur » bardé de grenades offensives, serait parvenu à s’approcher suffisamment de Bozizé pour commettre son forfait avant d’être maîtrisé et conduit en geôle au camp de Roux. Un jour, tout cela pourrait mal finir…


La Rédaction

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique