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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 00:19

 

 

 

Assemblée nat

 

L’arrestation ces trois derniers jours et le bref placement sous mandat de dépôt de Abraham Mbokani, ancien vice-président de l’Assemblée nationale pour « faux en écriture » et « usage de faux » avant d’être libéré « sous caution », (on parle de 10 millions de F CFA versés par une tierce personne, pratique inhabituelle en RCA), mérite quelques observations et commentaires.

Voilà un monsieur qui prétend être notaire alors qu’il n’en pas en réalité les conditions car des personnes qui le connaissent bien ont affirmé à Centrafrique-Presse qu’il n’est jamais titulaire du moindre diplôme d’aptitude à l’exercice de la profession de notaire mais au pays des aveugles les borgnes étant rois comme la RCA, Abraham Mbokani a parfaitement réussi à faire croire à tous les régimes depuis celui de Kolingba, qu’il est notaire !.

Il a ainsi pu abuser de tout le monde et malheureusement être pris au sérieux et plusieurs affaires lui ont été confiées qui lui ont permis de brasser malhonnêtement beaucoup d’argent au point d’être même devenu sous le régime de Patassé non seulement le notaire de l’Etat centrafricain, mais aussi à titre privé celui du président Patassé.   

Peu après le putsch du 15 mars 2003, Abraham Mbokani avait déjà effectué un séjour en prison mais il avait beau jeu de prétendre que c’était en raison de ses accointances avec le régime de Patassé que Bozizé venait de  renverser. C’est sans doute à cause de cela et pour ne plus jamais remettre pieds en prison que Mbokani a tout fait pour rechercher la protection par la voie des immunités parlementaires en briguant la circonscription de Bimbo aux élections  législatives de 2005 et même la première vice-présidence de l’Assemblée nationale qu’il obtint à la session de mars 2009.

Il appartient donc à la catégorie de ces citoyens qui comme Jean-Michel Mandaba, Patrice Edouard Ngaissona et bien d’autres encore qu’on ne saurait tous citer mais qui se reconnaîtront dans cette classification, sachant qu’ils traînent des casseroles et pour s’éviter des ennuis judiciaires, briguent exprès les sièges de députés à l’Assemblée nationale juste pour pouvoir bénéficier des immunités parlementaires dans l’espoir vain d’échapper à la justice. Malheureusement pour eux, on l’a vu dans le cas de Mbokani, dès leur mandat parlementaire fini, ils sont immédiatement rattrapés par cette même justice qu’ils ont tenté de fuir.

Une des leçons à tirer de cette situation loufoque est la nécessité de durcir quelque peu à l’avenir les critères d’éligibilité notamment ceux pouvant garantir la bonne moralité des candidats à la députation, afin d’empêcher des délinquants et autres repris de justice notoirement connus, de se faire élire trop facilement et d’aller salir l’image de marque des institutions du pays. L’Assemblée nationale ne saurait devenir un endroit pour échapper à la justice ou le repaire des plus grands truands, escrocs de toutes sortes et bandits de grand chemin que regorge le pays et qui devraient plutôt dormir en prison si tant est qu’il existe des prisons en République centrafricaine aujourd’hui.

On est abasourdi d’apprendre en lisant la presse banguissoise qu’étant titulaire d’un passeport diplomatique voire de plusieurs autres et habitant à Bimbo donc non loin du fleuve Oubangui, il suffirait tout simplement  à Mbokani de traverser le fleuve pour s’enfuir prouvant ainsi que de risques réels de fuite du bonhomme existent.

Rédaction C.A.P   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique