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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 17:28


bonne-annee

A C cemac

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Il y a quinze jours, s’était tenu à Bangui le 10ème sommet des chefs d’Etat de la CEMAC qui mettait fin à la présidence en exercice de l’institution du président centrafricain François Bozizé qui transmettait le flambeau au président Denis Sassou Nguesso du Congo. En principe, lorsqu’on assure cette présidence tournante, il s’agit d’une grande responsabilité non seulement par rapport à son propre pays mais également à l’égard des autres pays de l’espace CEMAC. Or, quelques jours à peine avant d’abriter le sommet, en guise de message à la nation la veille du nouvel an, Bozizé ne s’est pas empêché de tenir des propos belliqueux d’une irresponsabilité affligeante pour un chef d’Etat du genre : « Les fauteurs de trouble, je vais les dépecer »…Comment s’étonner qu’après de tels propos on apprenne par la suite, la disparition de Charles Massi.

Force est de constater que le bilan de la présidence de la CEMAC par Bozizé, non seulement est celui qui a été l’un des plus ternes de l’institution sous-régionale mais surtout, il s’est soldé dans son propre pays par un grave et odieux cas d’assassinat politique, en l’occurrence celui de son ancien ministre d’Etat le colonel Charles Massi. Celui-ci a  vraisemblablement trouvé la mort après avoir été arrêté et livré par les autorités du Tchad voisin et sauvagement torturé par des éléments de la garde présidentielle de Bozizé, juste quelques jours avant le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC.

Durant leur séjour banguissois, tous les chefs d’Etat ont dû certainement avoir été informés de la disparition de Charles Massi dans les conditions que l’on sait. La règle de fonctionnement entre ces chefs d’Etat étant de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des uns des autres, on ne pouvait nullement s’attendre à ce que l’affaire Charles Massi soit à l’ordre du jour de cette réunion au sommet. Les circonstances au cours desquelles Charles Massi a été arrêté et conduit au Tchad pour être ensuite livré à Bozizé, exigent qu’une enquête indépendante soit diligentée afin que la lumière soit faite sur sa mort.

Les mains d’un de leur collègue, en l’occurrence celles de François Bozizé étant désormais souillées par la mort d’un opposant politique dans des conditions atroces,  tous les chefs d’Etat de la CEMAC ne peuvent demeurer indifférents à ce meurtre et ont l’obligation d’interpeller François Bozizé qui s’est permis de porter la responsabilité d’un assassinat politique quelques jours à peine avant le sommet de la CEMAC de Bangui. Cela est d’une extrême gravité.

Il y a lieu de rappeler que c’est au président congolais Denis Sassou Nguesso qui au demeurant connaissait bien Charles Massi, que Bozizé a désormais passé le flambeau de la présidence tournante de la CEMAC. On n’ose pas croire que le président congolais qui a toujours accordé beaucoup d’attention aux questions centrafricaines, pourrait rester insensible à cet assassinat.

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