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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:56

 

 

 

 

soldats tchadiens

 

 

Bangui 7 juin (C.A.P) - Selon des informations dignes de foi, les autorités de N’djaména avaient pré-positionné  pas moins de 300 soldats de l’armée tchadienne à Bozoum (300 km environs de Bangui), chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé afin d’intervenir promptement sur le théâtre des opérations de Bangui afin dit-on de sécuriser les musulmans tchadiens dans le cas où la « chasse aux commerçants et musulmans tchadiens » prendrait une ampleur plus grande lors de la crise de violence qui avait ciblé les avait ciblés au quartier Km 5 à Bangui suite à la découverte des corps de deux garçons dans l’arrière d’une Toyota RAV 4 appartenant à un individu musulman d’origine tchadienne habitant au quartier KINA.

Toujours d’après nos sources, c’est le bon déroulement des entretiens qui ont eu lieu à Bangui avec la délégation tchadienne conduite par le ministre de la défense de N’djaména qui aurait permis d’éviter l’intervention militaire des soldats tchadiens mais jusqu’à quand ? Pour l’instant nous ne sommes pas en mesure d’affirmer si ce détachement tchadien a rebroussé chemin pour regagner son bercail ou campe encore à Bozoum. Certaines sources font état de l’arrivée à Bangui à bord d’un Transall de soldats tchadiens qui se seraient fondus dans la population  dans les quartiers en attendant un nouvel ordre de leur chef.

C’est un secret de polichinelle que depuis le 15 mars 2003 date du coup d’Etat de Bozizé, ce sont les soldats de la garde présidentielle tchadienne sous le commandement du colonel Daoud Soumaïne promu ensuite général et chef d’état-major des FAT avant d’être tué lors de l’offensive des rebelles de février 2008, qui avaient installé Bozizé au pouvoir. Depuis lors, c’est aussi une compagnie entière de soldats tchadiens sous les ordres d’un colonel zakawa, qui assure vingt et quatre heures sur vingt et quatre, la sécurité de Bozizé. Ils dorment et se réveillent avec lui tous les jours.

Même si on sait que la protection rapprochée de plusieurs chefs d’Etat africains est assurée en général par des soldats d’autres pays étrangers, la situation de Bozizé est assez singulière car elle s’accompagne d’un assujettissement total à son homologue tchadien qui de fait, est devenu président de deux pays voisins en quelque sorte.

Le comble était atteint ce jour de 2006 où François Bozizé avait été contraint d’annuler à la dernière minute une visite qu'il devait effectuer au Soudan alors que l'avion présidentiel soudanais venu exprès le prendre était déjà sur le tarmac de l'aéroport Bangui M'Poko. Idriss Déby lui avait fait discrètement et clairement savoir que s’il effectuait ce déplacement de Khartoum, il ne retrouverait plus son fauteuil. Cela donne une idée sur la nature des rapports entre Bozizé et son homologue et voisin du Nord.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation