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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 02:23

 

 

 

Lionel Saraga Morais

 

 

Les larmes du Centre- Afrique,

L’alarme de l’humanité,

Les armes pour reconstruire.

 

 Cela ne peut plus durer !


On attendait un gouvernement d’union nationale et nous avons eu un gouvernement de division nationale. Désormais, l’occupation de toute la RCA par des hommes en armes va aggraver la situation apocalyptique dans laquelle le peuple vit déjà.

Voilà maintenant plus de 30 ans que nous, le peuple des « sans voix », des « sans grade », des « sans famille », improvisons notre vie au gré des hommes d’armes. Le peuple des victimes, le peuple de ceux qui ne choisissent pas leur mort, ne veut plus de ces dirigeants d’armes.


J’accuse tous les instituts internationaux de sur-militariser la RCA, de surcharger la sécurité centrafricaine, nous les « sans voix », les « sans grade », les « sans famille », n’avons pas besoin de cette armée de tous les dangers, loin d’assurer notre sécurité.


La Centrafrique est désormais livrée au terrorisme, aux mercenaires, aux bandits, aux assassins, aux hommes sans foi ni loi, dont certains sont issus de la rébellion de 2003.


Ces hommes, sous la bannière de la rébellion aujourd’hui éclatée, mettent en esclavage le peuple des « sans voix », des « sans grade », des « sans famille », des démunis, des innocents.


C’est pourquoi nous vous supplions Hommes des armes, Hommes de pouvoir, décideurs de vie ou de mort. Nous vous implorons de cesser de nous tuer, de nous affamer, de nous déshumaniser, de nous ramener à nos instincts primitifs, quand la bête prend le dessus sur l’homme.


Avoir perdu le goût de vivre, avoir perdu la foi, et tant de lendemains incertains, font que nous sommes devenus des agneaux, jetés en pâture.

Alors, Mes Seigneurs cessez de brader nos vies.

Nous avons vu, nous avons compris la gravité des actes commis. Nous ne voulons plus mourir désormais.

Nous les « sans voix », des « sans grade », des « sans familles »nous disons NON.

 

Nous sommes désormais décidés à vivre, à prendre notre destin en main, décidés à choisir nos engagements, décidés à choisir la manière dont nous voulons mourir. Sachez Messieurs que la mort des nôtres n’est pas différente de celle des vôtres.

De quel droit, des hommes enterrent les autres vivants ? Au nom de quoi, des hommes affament leur peuple ?

Un cri de coeur, un cri des sans voix, un cri des pauvres, en espérant que les pays développés, dits de liberté, l’entendent.


Vous, arbitres du Monde, faites un geste pour l’humanité, sauvez le peuple Centrafricain, c’est un peuple de paix, de foi, de joie, de famille, de solidarité.


Ne laissez pas la haine les envahir, ne laissez pas le malin le pénétrer, le peuple des « sans voix », des « sans grade », des « sans famille »ne veut plus ni du Président Bozizé et de son système obsolète qui persiste en RCA, ni de la rébellion, ni de ses hommes d’armes.

Vous les pays puissants, aidez-nous à faire partir ses hommes d’armes, rebelles, qui se disputent encore le butin, suite aux braquages de l’état centrafricain de 2003.


Aujourd’hui, on voit le vrai visage, à savoir celui du terrorisme, de la discorde, du pillage, de la maltraitance, le visage de ces faux libérateurs, de ces dits « patriotes », qui ont qualifié leurs actes de 2003, comme un sursaut patriotique.


Depuis ces dix dernières années, derrière les multiples dialogues, de l’argent a été amassé et dépensé pour régler un conflit que vous avez introduit dans le pays.


Vous mobilisez toutes les institutions internationales par des dialogues et des mesures jamais respectées, jamais tenues, en vous tirant dessus les uns les autres sans jamais vous atteindre !

Mais à coup sûr, vos balles atteignent le peuple centrafricain.


Les innocents, les « sans voix », les « sans grade », les « sans familles »meurent.


Nous vous avons suffisamment prouvé notre amour, dociles et résignés, faisant la queue pour aller mourir pour vous, pour vos intérêts personnels, comme si cette soumission était une fatalité. Même Dieu ne voudrait pas voir les hommes mourir sans se révolter car il ne le comprendrait pas.

 

La Centrafrique si tu ne l’aimes pas, tu la quittes.


Le peuple des « sans voix », des « sans grade », des « sans famille »n’a pas besoin d’hommes ayant fait l’Ecole de Guerre mais besoin d’hommes ayant fait l’Ecole de la Paix contre la loi du plus fort, la loi de la Justice !


Vous, pays industrialisés ! Vous, pays décideurs ! Vous, pays des forces d’arbitrage !

Au nom de quoi vous cautionnez ces actes de barbarie que votre ingérence rend responsables ?

Vous avez les capacités de faire cesser cela immédiatement. Nous l’avons vu au Mali, et dans d’autres Etats.

Oui ! Les « sans voix », les « sans grade », les « sans famille »peuvent se relever et retrouver leur dignité !


Ils sont capables d’engagement.

L’engagement des « sans voix », des « sans grade », des « sans famille », vous propose de vous aider à mettre fin à cette déchéance humaine en mettant en place un projet de prévention que j’ai nommé « Explorateur ».


La méthode est bien connue.

Sa forme est celle du «Service National obligatoire » et nous voulons l’asseoir en RCA.


L’objectif :


- Protéger le peuple des opprimés, des « sans voix », des « sans grade », des « sans famille ».

- Garantir un minimum de sécurité des personnes et des biens, la sécurité alimentaire, l’hygiène, le respect de la vie sociale.

Afin que la RCA puisse commencer à pallier ses carences et devienne un partenaire de la sécurité dans le monde.  

 

Moi, Lionel Saraga Morais, j’ai conçu ce projet depuis 20 ans indispensable et davantage encore aujourd’hui aux besoins de la RCA, sa situation étant de plus en plus précaire.

Située au coeur géographique de l’Afrique, la RCA doit :


- se protéger des groupes terroristes de toute nature,

- se préserver des appétits grandissants tant des pays émergents que des pays développés.

Le nier conduirait à la mort certaine de toute une civilisation.


Mon projet ambitieux est surtout un projet de volonté. C’est le projet d’un partenariat qui répond aux exigences du moment et à l’insécurité tous azimuts dans le monde. La RCA est francophone. Elle a une histoire forte avec la France, puisqu’il y a encore à peine plus de 50 ans, la RCA était française.

La RCA, cent fois soumise, cent fois tyrannisée.


Nous, les « sans voix », les « sans grade », les « sans famille », nous ne voulons pas de cette occupation qui nait dans les provinces des rebelles, qui rend esclaves les familles centrafricaines, une occupation de peuples soumis. Ça se passe maintenant, aujourd’hui. Quels seront les sentiments de ces enfants, ces femmes et ces hommes enrôlés ?


Le risque n’est-il pas qu’ils deviennent à leur tour des femmes et des hommes frustrés, qui répercuteront cette situation. Alors nous disons STOP, nous le peuple des « sans voix », des « sans grade », des « sans famille », nous avons besoin d’être guidés. La RCA a besoin de nous, l’heure est grave.


La RCA a besoin d’hommes capables de mener un projet à terme. Je fais partie de ses hommes, ayant la maitrise de la sécurité à l’international et bénéficiant d’un réseau de connaissances pour lutter contre le terrorisme. Ma meilleure preuve, est le résultat de 20 ans de réflexion avec mon projet « Les explorateur - le Service National obligatoire à but éducatif et développement économique » est indispensable à la sortie de crise en RCA. Pour que l’effort national à dimension patriote puisse atteindre son but, il faudrait, je vous le dis, que ce problème d’insécurité et que toutes les carences centrafricaines soient une affaire de citoyen sans distinction ethnique, de religion, de rang social, ou de race. Ce problème doit devenir le problème de tout le peuple centrafricain.


Nous voulons une armée du peuple, faite du peuple, une armée tournante, un service national de 2 ans, qui concerne les jeunes filles et les jeunes garçons volontaires de 16 à 24 ans, ou le recensement est multi ethnique. 5 sites identifiés ayant un potentiel de développement économique facile seront implantés au nord, ouest, est, sud, centre.


Le centrafricain appelé sous les drapeaux est « «Explorateur de la République ». Il sera emmené tout au long de son temps de devoir citoyen, à découvrir la RCA, et ses richesses multiples et variées tant sur le plan économique que traditionnel. Dans chacune des régions, il aura à accomplir un séjour d’au moins 5 mois, et sera formé au métier de survie, à l’agriculture (élevage et culture), aux constructions (maisons, routes). Il sera sensibilisé à la santé et à l’hygiène de vie, formé à la mécanique adaptée, à acquérir des notions en géopolitique. On lui enseignera l’histoire de la RCA. Il sera initié aux valeurs ancestrales, au langage numérique Internet et sa traduction, il sera informé pour une meilleure compréhension de la mondialisation. L’objectif pédagogique vise à un programme de conscientisation à l’effort, de psychologie de groupe avec des stratégies de travailler ensemble. Obtention des résultats avec des récompenses. Application des méthodes incitatives. Motivation par l’exemple de réussite.


Et tous les 5 mois, la rotation se fera par la marche de l’explorateur, qui le conduira vers une nouvelle région, ou il s’appropriera les moeurs et coutumes de cette région, en ayant toujours comme objectif l’éducation et le développement économique de celle- ci.


L’encadrement sera fait par des militaires de métier ayant une qualification, n’ayant pas été mis en cause dans les troubles du passé et ayant prêté serment à respecter le programme des Explorateurs, ainsi que tout centrafricain bénévole, actif ou retraité, ayant une qualification et étant capable de la transmettre.

Toute personne étrangère volontaire, bénévole, ayant une qualification et capable de la transmettre, également.


Des partenariats d’encadrement existent d’ores et déjà avec l’association française COMS (Compétence Ouverte au Monde des séniors) ainsi qu’avec les Compagnons du Devoir.

Des partenariats financiers sont prêts.


Nous avons vu d’autres civilisations se construire grâce à un programme commun d’effort qui dépasse tous clivages ethniques et religieux. Cela est une question de volonté.

 

 

Le Conseiller stratégique du Collectif Des Oubanguiens (CDO)

 

Lionel SARAGA MORAIS

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