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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 00:34

 

 

 

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ABIDJAN AFP / 16 juin 2012 23h00 - La force militaire que l'Afrique de l'Ouest envisage de déployer au Mali pour combattre les rebelles touareg et les islamistes armés qui contrôlent le Nord du pays devrait compter près de 3.300 éléments, ont annoncé samedi à Abidjan des chefs militaires de la région.

L'effectif que nous avons estimé pour cette opération est de 3.270 hommes, a déclaré devant la presse le général Soumaïla Bakayoko, chef de l'armée ivoirienne.

Les gros effectifs seront fournis par le Nigeria, le Sénégal, le Niger mais tout le monde participera, y compris la Côte d'Ivoire, a-t-il ajouté.

Il s'exprimait à l'issue d'une réunion de plusieurs chefs d'état-major de pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), actuellement présidée par la Côte d'Ivoire, sur la force d'intervention que la région prévoit d'envoyer au Mali.

La réunion d'Abidjan est intervenue alors que le Conseil de sécurité de l'ONU s'est abstenu par deux fois cette semaine d'apporter son soutien au projet de force d'intervention au Mali présenté par l'Union africaine (UA) et la Cédéao, le jugeant notamment trop imprécis.

Dès la semaine prochaine, des éléments de l'état-major de la Cédéao iront à Bamako travailler avec leurs camarades de l'armée du Mali pour voir les modalités pratiques de l'envoi de la force, a ajouté le général Bakayoko.

La dernière planification de l'opération aura lieu à Bamako, a-t-il précisé, soulignant que le chef d'état-major du Mali, présent à la rencontre, a montré la volonté de l'armée malienne d'accueillir cette force, qui devrait intervenir en soutien à l'armée régulière.

Le Mali a insisté jusque-là sur le fait que tout éventuel déploiement d'une force ouest-africaine devait se faire à sa demande.

La réunion d'Abidjan devait servir à valider le concept d'opération élaboré ces trois derniers jours dans la capitale économique ivoirienne par les militaires de la Cédéao, assistés d'experts de l'ONU, de l'UA et des Etats-Unis, entre autres.

La force ouest-africaine servirait à stabiliser et consolider les institutions de transition à Bamako et, aux côtés de l'armée malienne, à engager la reconquête du Nord-Mali, contrôlé depuis fin mars par des rebelles touareg et des islamistes armés, avait expliqué le général Bakayoko à l'ouverture.

Il n'y aura de recours à la force qu'en dernier ressort, après épuisement de toutes les voies de dialogue, avait-il insisté.

Le chef d'état-major de l'armée malienne, le colonel-major Ibrahima Dahirou Dembélé, a cependant jugé devant la presse très difficile que la situation au nord se dénoue sans une solution militaire. Même s'il y a négociation, je ne compte pas beaucoup sur (la) bonne foi des groupes armés, a-t-il souligné.

Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao, a engagé des discussions avec la rébellion touareg et devrait recevoir dimanche le groupe islamiste Ansar Dine.

Le président du Niger Mahamadou Issoufou a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à ne pas s'éterniser dans des débats sans fin, faisant valoir que les jihadistes sont en train de se renforcer, dans une interview au Journal du Dimanche.

Dans la foulée d'un putsch le 22 mars à Bamako, l'immense région désertique du nord du Mali est tombée aux mains du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) et surtout d'Ansar Dine et de son allié jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).


(©)

 

Intervention militaire au Mali : les propositions d’Abidjan, l’ONU hésitante

RFI samedi 16 juin 2012

Des chefs militaires ouest-africains se sont retrouvés ce samedi 16 juin à Abidjan pour définir la mission et le format d'une force régionale susceptible d'être envoyée dans le nord du Mali pour combattre les groupes armés qui contrôlent la région. Le chef d'état-major de l'armée malienne, le colonel-major Ibrahima Dahirou Dembélé, a jugé à cette occasion « très difficile » que la situation au Nord se dénoue « sans une solution militaire ». Cette proposition d'Abidjan est intervenue alors que le Conseil de sécurité de l'ONU s'est à nouveau abstenu avant hier vendredi d'apporter son soutien à ce projet de force d'intervention au Mali, le jugeant notamment trop imprécis.

Le document soumis aux chefs d’état-major de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) a été préparé par l’état-major de la Force en attente de l’organisation, assistée d’experts militaires de l’Union africaine, de l’Union européenne, des Nations unies, des Etats-Unis et de la France. Présence également d’experts militaires des pays membres de la Cédéao, sauf le Mali.

Mais ce samedi, le chef d’état-major de l’armée malienne était bien là. Même si les autorités de la transition malienne rechignent à demander le déploiement d’une force régionale, le colonel major Ibrahima Dahirou Dembélé estime que cette force est nécessaire : « La sécurité à Bamako, ça va très bien maintenant. Le seul problème, c’est toujours l’occupation des régions nord par les rebelles et les terroristes. Et j’espère qu’avec nos frères et toute la communauté internationale, on prendra toutes les dispositions nécessaires pour les déloger pour qu’on en finisse une bonne fois pour toutes. Ce problème des rébellions qui sévissent dans le nord du Mali, sans une solution militaire, il me semble très difficile qu’une négociation pourrait les faire taire. »

Selon le chef d’état-major de l’armée ivoirienne, le général Soumaïla Bakayoko, une fois déployée, la mission de la Cédéao au Mali aurait trois objectifs : aider les autorités de la transition à stabiliser et à consolider les institutions, renforcer la capacité des forces armées maliennes et soutenir l’armée nationale dans la reconquête du nord du pays.

Le président du Niger appelle l'ONU à aller plus vite

Le président du Niger Mahamadou Issoufou confirme qu'il souhaite l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution autorisant le recours à la force dans le nord du Mali, alors que le Conseil réserve pour l'instant sa réponse. Le président nigérien s'en est entretenu ce samedi à Paris avec le président intérimaire malien Dioncounda Traoré, qui se trouve toujours en France pour des examens médicaux, après avoir été frappé et blessé le 21 mai dans son bureau à Bamako par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir.

 

 

Mahamadou Issoufou  Président du Niger

 

 

Toutes les options sont sur la table, la solution négociée et le recours aux armes. (…) Ma position est très claire, c’est celle de la Cédéao et de l’Union africaine. (…) Il y a urgence à apporter des solutions.

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