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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 00:33


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Point de vue (Le Télégramme 06/01/2010)


Bernard Kouchner, au centre d'une polémique en raison de ses contrats de consultant médical sur le continent noir, suite à la publication du livre de Pierre Péan, entreprend cette semaine une tournée en Afrique.

Elle débutera demain au Rwanda par une rencontre avec le président Kagame. On sait que le ministre des Affaires étrangères a été l'artisan d'une normalisation peu glorieuse avec le régime de Kagame alors que le juge Bruguière avait courageusement établi la responsabilité de ce dernier dans le déclenchement du génocide dont furent victimes les Hutus comme les Tutsis.

Autant l'on peut comprendre que la France fasse des concessions au président ivoirien Laurent Gbagbo qui ne cesse de repousser l'échéance d'une élection présidentielle en bonne et due forme.

Autant le minuscule Rwanda n'est pas, contrairement à la Côte d'Ivoire, au centre du défunt pré-carré de la présence française en Afrique de l'Ouest.

 Il présente du même coup peu d'intérêt stratégique et ne mérite pas tant d'égards. Mais Bernard Kouchner aurait été fasciné par la redoutable personnalité de Paul Kagame et le «French doctor» semble céder aux sirènes de ce tyran africain, attitude pour le moins curieuse quand on connaît son parcours dans l'humanitaire. Peu importe au fond puisque c'est désormais le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant qui a la haute main sur les affaires africaines.

Outre le Rwanda, le chef de la diplomatie française séjournera en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), au Congo, au Burkina-Faso puis en Côte d'Ivoire.

De la période suivant les indépendances où la France était le «gendarme de l'Afrique», il ne reste rien, si ce n'est les vieux réseaux de la Françafrique à l'ombre desquels prospère encore des business pas toujours reluisants. S'abritant derrière l'Onu et les institutions financières internationales, la France a vu son influence grignotée par les Etats-Unis et la Chine.

Mais les promesses démocratiques du sommet de la Baule se sont envolées, banalisant le rôle de l'ancienne puissance coloniale qui demeure pourtant l'un des principaux donateurs du continent.

Hubert Coudurier

6 janvier 2010

© Copyright Le Télégramme

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