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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 04:14

 

 

Le cri de colère d'un ressortissan de Kaga-Bandoro

 

 

des-éléments de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-févr

 

 

Faire la paix, des fois à son corps défendant, c’est comprendre les enjeux économiques difficiles dans son pays. C’est exactement ce qu’ont compris plusieurs mouvements rebelles dont l’attachement, le respect des accords de 2008 ont conduit à leur renoncement à la violence.


 Il convient de saluer le sens patriotique des dirigeants de ces anciennes rebellions. Ce faisant on assistait à une reprise effective des activités agricoles, voire économiques dans les préfectures de l’Ouham-Pende, de l’Ouham, de la Nana-Gribinzi et de la Kémo (Sibut), lorsque la foudre inattendue de SELEKA s’est abattue avec force sur certaines de ces préfectures.

Fort heureusement et encore une fois de plus, un autre accord, celui du 11 Janviers 2013 à Libreville, a permis la mise en place de GUN dirigé par Me Nicolas TIANGAYE.


Mais faille-t-il classer dans le tiroir le registre des reconnaissances vis-à-vis de ces patriotes notamment ceux de l’APRD. Il vaut mieux tard que jamais, il est nécessaire, voire impérieux de penser à les associer aux grands décisions voire à la gestion du pays.


La SELEKA ne vaut pas plus que d’autres compatriotes patients, réalistes, ayant agi en toute responsabilité sans pour autant commettre des destructions telles que nous le vivons et dont le pays ne s’en relèvera pas avant 50 ans. En attendant, il nous parait raisonnable de ramener chaque rébellion dans sa zone de prédilection comme les autres en ont eu le respect en n’agissant que dans leur propre sphère.


L’APRD a gardé son espace, l’UFR et le FDPC également, mais les rébellions de SELEKA sont basées dans le Nord-est (Bamingui-Bangoran, Vakaga, Haut-Kotto). Les installer dans d’autres préfectures serait dangereux. Il en va de même pour le FPR qui doit repartir au Tchad car la RCA refuse de servir de base arrière à des rebellions ayant pour objectif de déstabiliser un pays frère. Mais il faut que les gouvernants de ce pays acceptent cette solution.


Le Gouvernement centrafricain s’est employé en septembre 2012 à rapatrier ces éléments du FPR qui sont revenus tranquillement s’installer en RCA alors que des mesures contraignantes étaient prévues contre les récalcitrants. N’est-ce pas que le Tchad devait les prendre en charge ?


Il reste que la population de la Nana-Gribizi considère que c’est une charge de plus car d’autres villes peuvent offrir leurs services à SELEKA pour le DDR. Cette population a droit à la paix et non toujours à être victime des cohabitations dangereuses. Pour mémoire, la rébellion SELEKA a traité un ex-responsable de l’APRD comme un marchepied et l’a contraint à se réfugier à la MICOPAX après l’avoir dépouillé de tout.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion