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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:56

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

 François Bozizé dans le bureau présidentiel. remarquez c

 

 

 

L’histoire qui suit donne une idée du mode de gestion du pays par Bozizé. En réalité, François BOZIZE n’est pas seul président de la République centrafricaine mais il dirige ce pays avec toute sa famille nucléaire. Papa a placé sa progéniture quasiment partout dans certains services de l’Etat, essentiellement dans l’appareil sécuritaire et répressif. Francis BOZIZE est ministre délégué à la défense. Rodrigue BOZIZE à la gendarmerie ainsi qu’Aimé Vincent BOZIZE alias Papi à la tête de la SRI. Le lieutenant Franklin BOZIZE sème la terreur à l’aéroport Bangui Mpoko. Un autre, un certain Giscard BOZIZE, sévit au Palais de la Renaissance en humiliant à longueur de journée mêmes les plus proches collaborateurs du cabinet de son président père. Henri MAIDOU et Michel GBEZERA- BRIA en savent quelque chose. La particularité la mieux partagée de cette nombreuse progéniture de BOZIZE est l’échec scolaire et donc la vacuité pour le côté intellect, suivant ainsi leur père, dernier de sa promotion à l’école d’officiers (ESFOA) de Bouar, mais aujourd’hui président de la République. Ne parlons pas des frasques et exactions du véritable délinquant, Jean François BOZIZE alias « Djodjo », expulsé de France en 2009 et qui continue maintenant ses exploits à Bangui. Le fils adoptif Kévin BOZIZE quant à lui, brasse aussi beaucoup de vent mais n’a pas non plus particulièrement brillé à l’académie militaire de Meknès au Maroc où il a été envoyé. Reste enfin Socrate BOZIZE pour boucler la boucle qui a erré lui aussi ça et là pour finir par faire soi-disant élire comme député de Gambo dans la Basse-Kotto lors du dernier hold-up électoral de son père.

 

Du 25 au 26 août dernier, six habitants du quartier Gobongo (périphérie nord de Bangui), 4 hommes et 2 femmes, ont séjourné 24 heures dans  les geôles de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) pour s’être opposés à l’ouverture par les services du cadastre d’un passage censé faciliter l’accès  à un lieu de culte dénommé Mission d’évangélisation pour le salut du monde (MESM).

Aveuglés par la perspective de céder quelques pouces de leur propriété,  ces imprudents ont tout simplement oublié que ce temple, un chapiteau de fortune dressé devant son domicile par une certaine Mme Irène Mboyo, en rupture de ban avec une église apostolique, a le privilège de compter parmi ses visiteurs une maîtresse de Rodrigue Bozizé, en quête, selon la rumeur publique, de bénédiction divine pour donner un héritier à ce dernier.

Convoqués à la SRI ce 25 août, une douzaine d’antipathiques voisins de quartier sont présentés par Rodrigue Bozizé à « Maman Irène », qui en désigne quelques uns, immédiatement condamnés à 3 jours de séjour en geôle pour avoir feint d’ignorer Dieu que tout le monde prie au pays de Boganda (pardon, Bozizé).

L’arrestation des six (6) voisins indésirables de « Maman Irène » provoque une mini-insurrection à  Gobongo,  où des jeunes en colère affrontent à coups de pierre et de quolibets Rodrigue Bozizé et les gendarmes qu’il déploie pour sécuriser la « maman Hingo » de la MESM, finalement contrainte de quitter son domicile devenu dangereux.

Une tentative de conciliation amorcée le lendemain par Rodrigue Bozizé tourne court, obligeant ce dernier à ordonner la libération des condamnés avant le terme de leur peine.

Désormais, une drôle de guerre oppose les ex-prisonniers et leurs proches à la MESM et sa chef de file, réduite à vivre sous la protection de jeunes gros bras recrutés à cet effet.

Mais rien n’indique qu’elle a définitivement renoncé à son projet. Il en va de même pour ses encombrants voisins qui affirment attendre depuis plusieurs mois la suite d’une plainte déposée contre « Maman Irène » pour tapage nocturne.

Rédaction C.A.P

 

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