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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 23:08

 

 

 

Djodjo lors de l'investiture de son père 15 mars 2011


 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 17 Novembre 2012 13:26

 

Le président de la fédération centrafricaine du basketball et conseiller en matière de la Jeunesse à la présidence de la République, Joseph Bozizé alias « Jojo » vient encore ce 16 novembre de commettre un nouveau forfait. Il a instruit aux éléments de la section Eclair de la garde présidentielle d’arrêter 4 centrafricains qui l’auraient freiné dans sa course sur l’avenue de France à Bangui.

 

En effet, pour éviter les nids de poule sur l’Avenue de France à Bangui, le conducteur du véhicule avec ses 3 frères à bord a fait une fausse manœuvre et le moteur s’en était arrêté alors que Jojo était derrière eux. Les 4 frères ont été conduits à la Section de Recherches et d’Investigations à Bangui sur instruction de monsieur Joseph Bozizé.

 

Interrogées par Radio Ndeke Luka ce 16 novembre, les victimes ont expliqué que leur malheur provenait du fait que leur véhicule s’était arrêté en plein milieu de la chaussé tandis que le fils du Président centrafricain, Joseph Bozizé, roulait derrière eux. L’arrêt brusque du moteur sur l’Avenue de France, à la hauteur de National Hôtel à Sica 1, a suscité la colère du président de la fédération du basketball centrafricain, Jojo, qui a sur le champ fait appel aux éléments de la Section Eclair (CIR) pour régler le compte à ces 4 jeunes hommes.

 

« Tellement qu’ils nous menaçaient, ma sœur, prise de peur, a demandé à ce que j’appelle notre tantine Gina d’intervenir. En écoutant cela, Jojo lui a tendu son téléphone en disant, vous pouvez même appeler Bozizé, c’est moi Jojo. Nous avons eu peur, mes frères se sont agenouillés pour lui demander pardon, il a refusé. Il a aussitôt fait appel aux éléments de l’Eclaire. J’ai eu peur et  j’ai tenté de me sauver. Ils m’ont pourchassé, m’ont rattrapé et m’ont copieusement passé à tabac. J’avais en tout 34.000 FCFA (environs 52 euros) dans ma poche, ils m’ont dépouillé de cet argent. J’ai eu un choc au nez, mes mains sont toutes blessées, également mes pieds… Nous ne sommes pas des brigands, pour rien on nous fait torturer comme si on n’est pas des humains. Les autorités du pays doivent veiller sur de tels comportements. Ce n’est pas du tout normal » s’est plaint une des 4 victimes.

 

Les agressés ont aussi révélé qu’arriver à la SRI, « les éléments de la garde présidentielle en poste nous ont demandé d’offrir une somme de 10 000 FCFA (environs 15 euros) pour être libérés. Ne disposant pas de cette somme, ils ont confisqué nos téléphones portables et nous ont promis de nous les restituer qu’une fois que nous leur donnerons la somme demandée. C’est ainsi que nous avons passé la nuit du 15 au 16 novembre dans la geôle de la Section Eclair ».

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