Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 15:27

 

 

 

logo MDREC 

Bangui, le 21 septembre 2011

 

A

 

Monsieur Faustin Archange TOUADERA

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Bangui

 

 

Objet : La stricte application par le Gouvernement des dispositions

            des chapitres IV et V de l’ordonnance n° 005/007 du 02 juin 2005,

            relative aux Partis Politiques et au statut de l’Opposition en RCA.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Depuis l’adoption par l’Assemblée Nationale et sa promulgation, le 02 juin 2005 par le Général Président François BOZIZE, les dispositions des articles : 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 44, 45 et 46 de l’ordonnance n° 005/007 du 02 juin 2005 relative aux Partis Politiques et au statut de l’Opposition en RCA n’ont jamais connu un début d’application par les différents gouvernements du régime du Général président député François BOZIZE.

 

L’application de la majorité des dispositions de l’ordonnance n° 005/007 du 02 juin 2005 n’a pas d’effets sur les finances de l’Etat et dépend seulement de la volonté politique.

 

Par la présente, nous vous demandons d’organiser dans un bref délai une rencontre avec tous les Partis Politiques pour qu’ensemble nous puissions nous pencher sur les modalités pratiques de l’application des dispositions des articles : 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 44, 45 et 46 des chapitres IV et V de l’ordonnance n° 005/007 du 02 juin 2005, relative aux Partis Politiques et au statut de l’Opposition en RCA.

 

Monsieur le Premier Ministre, le MDREC tient à vous rappeler que le KNK ne sera pas éternellement au pouvoir car, il y a un temps pour toute chose sous les cieux.

 

Par le passé, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) qui étaient au pouvoir ont refusé d’appliquer ces sacro saints principes démocratiques et ils le regrettent amèrement aujourd’hui.

 

La loi est applicable à tous : c'est-à-dire aux gouvernants et aux gouvernés. Le Gouvernement doit donner l’exemple, car nul n’est au dessus de la loi, nul n’est censé ignorer la loi.

 

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute et sincère considération.

 

Le Président du MDREC

 

 

 

Bendounga 

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

 

 

COMMUNIQUE N°7 / MDREC / 2011

 

 

Le mercredi 21 septembre 2011, Monsieur Firmin FEÏNDIRO, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Porte Parole du régime BOZIZE s’est fendu d’un communiqué laconique sur la guerre fratricide opposant nos compatriotes des ethnies GOULA et ROUNGA à travers leurs ailles armées : l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de ZAKARIA DAMANE et la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) du regretté Colonel Charles MASSI.

 

Selon le Ministre Firmin FEÏNDIRO, Porte Parole du régime BOZIZE : le contrôle et l’exploitation du diamant n’est pas la cause des violents affrontements qui ensanglantent la ville de Bria après celle de Sam Ouandja. Celà résulte plutôt de la suite logique d’une vendetta au sein des deux ethnies depuis la nuit des temps.

 

Par le présent communiqué, le MDREC dément formellement M. Firmin FEÏNDIRO, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux et porte parole du régime du Général président députe François BOZIZE.

 

Depuis l’indépendance du Centrafrique le 13 août 1960, nos compatriotes des ethnies GOULA et ROUNGA vivaient en paix jusqu’en 2006, lorsque l’ex pisteur du Ministère des Eaux et Forêts  ZAKARIA DAMANE a retourné son arme contre BOZIZE qui l’avait armé pour défendre sa peau et celle des GOULA contre les exactions de DOGO.

 

Comme les Ministères de la Défense et des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches étaient incapables d’éradiquer le braconnage dans les parcs animaliers du Nord, le Président Ange Félix PATASSE et son chef d’état major François BOZIZE avaient armé à cet effet : les pisteurs dont ZAKARIA DAMANE comme ils l’avaient fait à Bangui pour les Karako et les Balawa.

 

Après le putsch du Président du Tchad, Idris DEBY qui a renversé, le Président Ange Félix PATASSE et l’a porté au pouvoir à Bangui le 15 mars 2003, le Général président François BOZIZE a délaissé le pisteur ZAKARIA DAMANE et sa bande. 

 

En 2006, lorsque des rebelles tchadiens ont déchargé d’un avion clandestinement atterri à Tiringoulou des armes et du matériel de guerre dans une grotte, Monsieur ZAKARIA DAMANE et les notables en ont informé le Général président François BOZIZE.

 

Au lieu de les remercier et de les associer avec leur bande à l’armée pour mettre hors d’état de nuire, les rebelles tchadiens et récupérer ces armes et matériel de guerre, le Général président François BOZIZE voulait se débarrasser de ZAKARIA DAMANE, qui constituait à ses yeux un danger potentiel.

 

Le Général président François BOZIZE a envoyé à cet effet, un détachement militaire qui une fois sur les lieux et devant la supériorité en hommes et armes des rebelles de ZAKARIA DAMANE a fait un rapport circonstancié et demander à BOZIZE un supplément d’hommes, de munitions et la conduite à tenir, surtout que les intentions du Chef rebelle n’étaient pas belliqueuses à l’égard du pouvoir.

 

Le Général président François BOZIZE insatisfait a envoyé le sanguinaire DOGO avec sa bande de tueurs pour en découdre avec DAMANE.

 

Arrivé à Tiringoulou, DOGO s’en est vertement pris aux éléments du premier détachement en les traitant de tous les noms d’oiseaux et il s’est jeté comme un faucon sur la population civile pour abattre   froidement et sans motif : une vielle Dame, deux jeunes hommes et l’ex député du MLPC.

 

DOGO foncera avec sa bande sans le concours du premier détachement ni prendre les précautions qui s’imposent aux soldats sur un théâtre de guerre. DOGO et plusieurs de ses éléments seront tués.

 

Les survivants de la bande de DOGO ont abandonné une partie de leurs véhicules et armes qui seront récupérés par ZAKARIA DAMANE et ses rebelles.

 

Dopé par cette victoire fulgurante sur les hommes de BOZIZE, ZAKARIA DAMANE a décidé de marcher sur Bangui pour le chasser du pouvoir. Voilà comment est partie la guerre fratricide entre les GOULA et ROUNGA.                                                                                                                                 

 

Lors de leur marche pour la conquête du pouvoir, les rebelles de ZAKARIA DAMANE majoritairement constituées de GOULA commettront de pires exactions contre les ROUNGA, pro BOZIZE.                  1

 

 

Devant l’avancée des rebelles de ZAKARIA DAMANE, le Président Nicolas SARKOZY vole au secours du sanguinaire despote BOZIZE pour ordonner aux forces spéciales françaises constituées de légionnaires appuyés par des avions de chasse d’engager : une guerre néo coloniale contre les rebelles GOULA de ZAKARIA DAMANE.

 

Voyant la déroute de leurs persécuteurs, les rebelles GOULA de ZAKARIA DAMANE, les ROUNGA constitués en bandes ont suivi les forces spéciales françaises pour procéder à une véritable opération de nettoyage ethnique en tuant tous les GOULA qui ont survécus à cette puissante machine de guerre.    

 

Ces affrontements tribaux qui durent risqueront d’embraser la RCA à cause de l’incapacité de l’armée centrafricaine, de l’incompétence du Ministre de la défense François BOZIZE, du Premier Ministre Faustin Archange TOUADERA ainsi que du rejeton BOZIZE Francis, ministre délégué à la défense. 

 

Le Centrafrique n’est pas une exception à la règle, partout au monde où des rébellions sévissent, elles s’entretuent pour contrôler le trafic de la drogue, l’exploitation et le commerce des pierres précieuses pour s’acheter des armes, nourrir leurs troupes et s’enrichir illégalement.

 

Il n’y a que le Général président député François BOZIZE et son neveu de porte parole, Firmin FEÏNDIRO qui se cachent la tête dans le sable pour ne pas voir cette triste réalité ainsi que le danger d’une guerre civile qui menace notre pays.

 

Sam Ouandja et Bria sont deux importantes villes minières où s’exploite le diamant. Elles suscitent la convoitise des deux rébellions rivales qui se battent pour le monopole du trafic du diamant.

 

Et comme ces villes sont proches des préfectures du Bamingui-Bangoran et de la Vakaga, il est tout à fait naturel que les rebelles GOULA et ROUNGA y étendent leurs influences et en fassent le théâtre de leurs fréquents et sanglants affrontements, surtout que la puissance de l’Etat  n’existe plus dans nos provinces, depuis que BOZIZE est devenu le 15 mars 2003, le maître de Bangui.

 

Au lieu que le détachement militaire de Bria commandé par le Colonel GAMBI, rejeton du Général Antoine GAMBI, Ministre des Affaires Etrangères intervienne pour faire cesser les hostilités, arrêter et désarmer les belligérants pour les traduire en justice comme cela l’aurait été dans un Etat de droit fort.

 

Malheureusement, l’armée du Général président député François BOZIZE dirigée par des fils à papa en villégiature s’empiffrant à longueur de journée de vivres et boissons de toute sortes que regorgent des congélateurs et des réfrigérateurs alimentés par des groupes électrogènes au son de la musique ou visionnant des vidéos cassettes, alors que nos villes de province n’ont pas l’électricité.

 

La médiation ne peut pas résoudre les problèmes liés à l’insécurité, aux coupeurs de route, au braconnage, à l’occupation du territoire national par l’ougandais Joseph KONY et le tchadien BABA LADE ou mettre un terme à la guerre tribale qui oppose les GOULA aux ROUNGA pilotée par des bandes de mafieux issues des deux ethnies.

 

Monsieur Paulin POMODIMO, Médiateur de la République quelque soit sa bonne foi ou sa naïveté ne résoudra pas les problèmes qui relèvent de la compétence du gouvernement et des prérogatives régaliennes de l’Etat comme le prétend Firmin FEÏNDIRO, porte parole de son oncle François BOZIZE.  

 

C’est la force qui crée le droit tant bien même que la force ne résout pas tous les problèmes. BOZIZE ne pouvant assoir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national se cache derrière la médiation pour combler son incapacité à restaurer la justice, la paix, l’unité nationale et bâtir un Etat de droit, gage d’un développement réel et viable soutenu par une armée bien formée, équipée et disciplinée ainsi qu’un gouvernement compétant, ingénieux, capable de s’assumer  et d’innover.

 

Le MDREC compatit avec touts les habitants  de Bria et particulièrement, tous ceux qui ont perdu des êtres chers et vu leurs biens pillés ainsi que leurs maisons brûlées. Le MDREC condamne avec force et la dernière rigueur, le laxisme de BOZIZE et la guerre tribalo mafieuse que se font la CPJP et l’UFDR.

 

Aujourd’hui nos frères GOULA et ROUNGA se font la guerre parce qu’ils ne sont pas de la même ethnie, alors que feront-ils des autres Centrafricains, lorsqu’ils auront fini de s’entretuer? Nos frères, les Chefs rebelles de l’UFDR et de la CPJP doivent savoir que notre diversité ethnique est une richesse de Dieu. Nous sommes un peuple, nous parlons une langue, le Sango et le même sang coule dans nos veines. Le MDREC demande à la CPJP et l’UFDR de se ressaisir, c’est BOZIZE qui nous divise.

 

Fait à Bangui, le 26 septembre 2011

 

Le Président du MDREC

 

 

 

                                                        Démocrate Joseph BENDOUNGA    

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique