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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 05:06

 

 

 

JJD

 

Bangui 16 février (C.A.P) - Selon des informations recueillies auprès de sa défense, Jean-Jacques Demafouth a été  inculpé par le Doyen des Juges d'instruction et déféré le mercredi 15 février à la prison de Ngaragba.

Arrêté le 6 janvier dernier dans le cabinet même du ministre de la justice et soi-disant de la moralisation et Garde des Sceaux, l’un des demi-dieu de Bangui après Bozizé et avec Sylvain Ndoutingaï, Firmin Findiro, le président de l’APRD et vice-président du comité de pilotage du DDR aura ainsi passé un mois et dix jours dans les geôles de la tristement célèbre Section des Recherches et Investigation (police politique du régime de Bozizé) avant d’être présenté à un juge, et cela en violation des dispositions du code de procédure pénale.

Dans une récente interview à Radio France Internationale depuis Addis-Abeba, Bozizé avait prétendu que c’était la justice qui l’avait « mis sur la touche » selon son expression et que si les enquêtes que mène la justice n’établissent pas sa culpabilité il allait être libéré. Il avait néanmoins ajouté que Demafouth voulait raviver différents mouvements de rébellion pour faire à nouveau du mal au pays et que c’était « méchant » de sa part, preuve que Bozizé avait déjà sa petite idée contre Demafouth et qu’il lui ferait boire le calice jusqu’à la lie sans s’embarrasser du droit.

Il faut donc croire que ces prétendues enquêtes judiciaires ont été concluantes d’où le placement sous mandat de dépôt de Demafouth, situation qui doit ouvrir droit à un prochain procès. On va donc savoir lors de ce procès qu’est ce qui est exactement reproché à Demafouth hormis la prétendue tentative de déstabilisation du pays et quels en sont les preuves.

Nous ignorons par ailleurs le sort des autres personnes de l'UFDR arrêtées en même temps que Jean Jacques Demafouth et déportées au « Guantanamo » de Bossembélé dont l’ancien ministre et député de Birao II Herbert Gontran Djono Ahaba sans levée préalable de son immunité parlementaire et l’ancien député de Birao II Mahamath Abrass.  

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