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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:59

 

 

 

 

Démafouth candidat

Le 06 janvier 2012 à 11 heures, Jean-Jacques DEMAFOUTH, ex Ministre de la Défense du défunt Président Patassé, Président de la «  Nouvelle Alliance pour Le Progrès » , est arrêté par le Ministre de la Justice du gouvernement Centrafricain pour « tentative de déstabilisation et atteinte à la sureté de l’Etat ».

 

Si l’on en croit une source proche de la Gendarmerie Nationale, citée par l’Agence France Presse, celui qui est le Vice-Président du Comité de pilotage du programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réintégration), des ex-combattants s’était rendu vendredi matin au cabinet du Ministre de la Justice Firmin FINDIRO où il était convié. Alors qu’il s’entretenait avec ce dernier, les responsables de la SRI (section de Recherches et investigations), dont l’un des fils BOZIZE, Aimé Vincent dit Papy, ainsi que  des éléments de la Gendarmerie sont  arrivés à la Chancellerie.

 Ils sont restés un peu plus d’une heure enfermés au cabinet .Puis, Jean-Jacques DEMAFOUTH encadré par les responsables de la SRI et leurs éléments, sont sortis par la porte de derrière de la chancellerie en direction de la SRI.

 

On nous signale aussi que deux autres personnes ont été arrêtées dans la même affaire.

Il s’agit de l’ancien Ministre de l’habitat et actuel  Député de Birao Mr Gontran Djono Ahaba et Mahamat Abrass, tous deux de la branche de l’ex- mouvement rebelle  UFDR (Union des Forces Démocratiques pour le rassemblement de Zacharia DAMANE qui est signataire de l’Accord de Paix global de 2008 à Libreville au Gabon et le Dialogue inclusif de la même année.

Deux autres mouvements rebelles qui sont en phase d’adhésion à l’Accord de paix  de Libreville  à savoir la CPJP (Convention des patriotes pour la Justice et la paix) et le MLCJ (Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice) ont été également cités dans cette affaire.

Les autorités de Bangui reprochent à Jean-Jacques DEMAFOUTH de vouloir prendre la tête d’une coalition des ex-mouvements rebelles pour faire un coup d’Etat  et renverser le Président BOZIZE.

 

Nous pensons que tout cela relève d’une manipulation. C’est une fuite en avant, car nous considérons cette arrestation arbitraire de la part d’un Ministre de la justice comme une  manœuvre de diversion du peuple centrafricain face aux vrais enjeux et les graves difficultés du régime  à remplir les fonctions régaliennes et à  répondre aux attentes du peuple.

Aujourd’hui, le gouvernement est incapable d’assurer la sécurité du pays et la libre circulation des personnes;

Il n’est pas en mesure d’honorer ses engagements financiers vis-à vis des opérateurs économiques nationaux et internationaux …

 

Les Centrafricains attendent impatiemment que les autorités ouvrent des hostilités avec Baba LADDE dont ils ont ras le bol des agissements .Ils attendent qu’elles reconstruisent les ponts cassés ,qu’elles aménagent les routes  qu’elles fournissent de l’électricité et de l’eau potable à tous ,qu’elles mettent en œuvre une vraie politique de soins … ,mais c’est plutôt avec le Vice Président du Comité de pilotage du DDR Jean-Jacques DEMAFOUTH qui a pourtant eu le courage de retourner  pour  contribuer à la reconstruction du pays qu’elles choisissent d’en découdre et en faire otage ou bouc émissaire. En réalité, Ce que vit DEMAFOUTH est en filigrane le sort de beaucoup de Centrafricains de la Diaspora qui désirent se réinvestir dans leur pays d’origine et qui hésitent eu égards la pratique politique moins motivante de ce régime. 

 

Jean-Jacques DEMAFOUTH est bien victime d’un complot car curieusement ,le FPR de Baba LADDE ne figure pas parmi les mouvements de rébellion énumérés par le Ministre Firmin FINDIRO et avec lesquels on accuse DEMAFOUTH de « comploter pour déstabiliser le pays ».

 

Si une chose est incontestable aujourd’hui, c’est dans le climat délétère  de crise politique, sociale et économique actuelle en Centrafrique, on ne peut présager de la crédibilité des accusations proférées par le pouvoir en place contre DEMAFOUTH tant l’atmosphère  de peur qui prévaut depuis un certain moment, peut expliquer beaucoup de choses.

Le Président BOZIZE n’a-t-il pas dit  qu’il n’y a plus d’argent dans la caisse de l’Etat ?

Ce n’est pas la première fois que le régime de BOZIZE accuse ses opposants de fomenter des coups d’Etats pour le renverser.

 

Jean-Jacques DEMAFOUTH est un citoyen centrafricain qui a droit aussi à la présomption d’innocence.

La Fédération NAP-Europe dit Non à la manipulation tendant à diviser les Centrafricains.

Que BOZIZE et sa clique arrêtent ce film qui ne grandit pas la fonction présidentielle, car ce n’est pas ce dont les Centrafricains ont besoin. Les Centrafricains ont faim et ils ont besoin de bien manger, boire, dormir, se soigner, s’éduquer et vaquer à leurs occupations dans la paix et la cohésion nationale. Si le régime est à bout de force, qu’il se tourne vers les forces vives de la nation et l’opposition  politique pour  une vraie solution de sortie de crise.

 

IL FAUT LIBERER LE CITOYEN JEAN-JACQUES DEMAFOUTH.

 

 

 

                                                                                  Fait à Paris, le 10 Janvier 2012        

                                                                                  La FEDERATION N.A.P./EUROPE

 

 

 

 

Centrafrique : le gouvernement affirme que le processus de paix n’est pas menacé, malgré le retrait des ex-rebelles

 

Par RFIvendredi 13 janvier 2012

 

 

 

L’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a annoncé jeudi 12 janvier 2012 qu'elle suspendait « provisoirement » sa participation au processus de paix en cours dans le pays, exigeant la libération de son chef Jean-Jacques Demafouth, arrêté il y a une semaine. Le gouvernement de Bangui considère que ces arrestations ne mettent pas en cause « la marche vers la paix » et le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, plus connu par le sigle DDR.

 

Cinq autres personnes ont été arrêtées dans cette affaire. Il s’agit de membres de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), dont le député de Birao, dans l'extrême nord-est du pays, ainsi que le colonel Abdelkader Kalil, vice-président de ce groupe d’ex-rebelles. L’UFDR, qui occupe le quart nord-est du pays, a même menacé de reprendre les armes. Pour APRD et l’UFDR, le président François Bozizé a « violé les accords de paix de Libreville », conclus en 2008.

 

« Faux ! », répond le porte-parole du gouvernement et ministre de la Justice, Firmin Féindiro. Lors d’un entretien à RFI, il a considéré que « cette situation ne compromet pas le processus de paix et le DDR. Les personnes qui ont été interpellées ont été celles qui se sont mobilisées pour pouvoir entamer la construction de la paix et, de manière détournée, faire marche arrière pour pouvoir encore provoquer une situation de guerre. Qui a violé quoi alors ? Le gouvernement doit prendre ses responsabilités ».

 

Le ministre centrafricain de la Justice a aussi souligné que « le gouvernement entend mettre en œuvre les moyens nécessaires pour pouvoir parvenir à leur insertion, mais qu’il n’acceptera pas à ce que, dans ces groupes, il y ait des brebis galeuses qui puissent torpiller la marche de la paix ». Selon Firmin Féindiro, « du côté du gouvernement, la volonté est toujours affichée de continuer dans la même dynamique ». Au cas où les ex-rebelles ne voudront plus désarmer, « il est seulement question de leur montrer la substance de ce que nous sommes en train de faire, pour qu’ils soient convaincus que le gouvernement n’a pas tort ».

 

Le chef de l’APRD toujours en détention

 

L'ancien ministre centrafricain de la Défense, Jean-Jacques Demafouth, chef de file des ex-rebelles de l'APRD, un groupe présent dans le nord-ouest de pays, est toujours en garde à vue. Il a été interpellé il y a une semaine pour « tentative de déstabilisation ». Le gouvernement de Bangui affirme que Jean-Jacques Demafouth a cherché à prendre la tête d'une coalition des ex-groupes rebelles.

 

A ce sujet, Me Nicolas Tiangaye, l'un de ses avocats, a dénoncé une détention désormais « arbitraire », car le délai est dépassé et Jean-Jacques Démafouth n'a pas encore été présenté au juge. Selon cet avocat, « le délai de garde à vue est de 72 heures, renouvelable une seule fois. A l’expiration de ce délai, la personne doit être soit libérée immédiatement, soit présentée au procureur de la République, afin qu’on lui notifie les charges qui pèsent contre lui ». Me Tiangaye a ainsi souligné que M. Demafouth, arrêté depuis le 6 janvier, n’a pas été libéré ni présenté au procureur et que « à partir de ce moment, on peut considérer que sa détention est arbitraire et illégale ».

 

Me Nicolas Tiangaye a pu rencontrer lundi Jean-Jacques Demafouth, mais il a été interdit de lui rendre visite mercredi : « C’est contraire aux prescriptions du Code de procedure pénale. Un gardé à vue a le droit de communiquer avec son avocat et de prendre contact avec les avocats qu’il a librement choisis. Au niveau de la gendarmerie, on nous interdit de communiquer avec lui. Cette situation est inacceptable ».

 

En réponse à ces allégations, le ministre de la Justice, Firmin Féindiro a affirmé que ce sont uniquement les affirmations des avocats du chef de l’APRD. Au sujet de la prolongation de la garde à vue de Jean-Jacques Demafouth, il a précisé : « Nous sommes en matière d’atteint à la sûreté de l’Etat. C’est comme cela que se passe dans les cas d’infractions, de la lutte contre le terrorisme, où le délai de garde à vue, en raison de la complexité de la faute, peut être prolongé pour rechercher les tenants et les aboutissants de l’affaire qui est délicate et complexe ».

 

Le ministre centrafricain de la Justice a précisé que « c’est une affaire qui touche à la sûreté de l’Etat, à la sécurité. Et donc il est question que l’on puisse prolonger le délai de garde à vue, pour nous permettre de boucler la procédure et avoir des informations sûres. Les interrogatoires se poursuivent et le procureur de la République, quand l’enquête sera terminée, recevra Monsieur Démafouth, pour pouvoir décider de la situation ».

 

 

 

NDLR : Firmin Findiro peut dire tout ce qu’il veut, la probabilité que les mouvements politico-militaires qui menacent de reprendre les hostilités contre le régime de Bozizé n’est pas à prendre à la légère comme il le fait. Une telle perspective que personne en Centrafrique ne souhaite n’est pas une vue de l’esprit car il faut craindre que les pauvres populations des anciennes zones de conflit qui n’ont pas totalement recouvré leur liberté et la sécurité puisque les ex-rebelles y sont toujours présents, avec encore hélas leurs armes pour la plupart. Bozizé s’est tiré en quelque sorte une balle dans le pied avec l’arrestation de Demafouth et des membres de l’UFDR.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique