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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 23:02

 

 

 

François Yangouvonda

 


La versatilité de Bozizé depuis des lunes qu’il aura passé au pouvoir en Centrafrique est claire que Bozizé ne laissera pas le pouvoir même s’il promet aujourd’hui de ne pas briguer un troisième mandat en 2016 en modifiant la Constitution. La seule solution est inéluctablement de contraindre Bozizé à quitter le pouvoir si l’on ne voudrait pas avoir un deuxième Bachar Al Assad en Afrique Centrale. Parce que simplement Bozizé est un sanguinaire et capable de s’accrocher et mourir au pouvoir prenant Bangui comme son bouclier. Bozizé est une menace pour une paix durable en République Centrafricaine.

 

L’attitude de Bozizé est, exactement, devant l’avancée fulgurante de la rébellion Seleka, l’opposition démocratique et la communauté internationale comme un père qui répond à contrecœur à la demande d’un enfant qui pleurniche en dépit de ses maigres ressources. Mais avec son caractère de rancunier qui le range jusqu’aux os, reconnu en lui par ses collègues militaires, il convient de prendre avec réserve toutes les dernières concessions qu’il avance depuis un certain temps sur les ondes tant nationales qu’internationale.  Celui-là qui a fermé les oreilles à tous conseils et tente de mater l’opposition démocratique si jamais elle passait à la vitesse supérieure comme par le passé. Alors que pèse sur lui tous les crimes qui ont eu lieu sous son régime, enlèvements, exécutions extrajudiciaires en toute impunité en passant par des détournements de deniers publics ; céder le pouvoir est un danger pour lui et ses acolytes pour la suite.  Puisqu’il doit rendre compte de toutes ses exactions et celles de ses éléments incontrôlés et ses enfants qui brillent la délinquance la plus primitive de tous les temps. On n’a jamais vu un fils d’un Chef d’Etat de tous les régimes réunis enterré vivant un être humain. Avec Bozizé, on l’a vu.

 

D’ailleurs, concession faite par lui n’est pas synonyme d’absolution dirait le prêtre ni une amnistie pour les juristes. Il se dit prêt pour le dialogue, promet un gouvernement d’union nationale avec son armée tribale. Mais quel gouvernement d’union nationale avec une assemblée nationale monocolore, avec des institutions républicaines coiffées par des pros Bozizé qui ne s’affichent pas officiellement. Dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent les effets. Le contraire ce principe de causalité n’a jamais été démontré.

 

La coalition rebelle Seleka, l’opposition politique, la Communauté Internationale doivent se méfier et être prudentes des allégations de Bozizé qui a toujours eu la nuque raide dans l’application des différents accords s’obstinant jusqu’à la création d’une Assemblée Nationale homogène. Véritable cellule du parti Kwa Na Kwa (Le Travail rien que le travail) au pouvoir. Tout doit être repris à zéro si l’on veut des institutions saines dignes d’une République.  La solution ? Bozizé doit partir. Le salut du peuple centrafricain proviendrait des nouveaux occupants.


L’histoire retiendra les manœuvres de diversion du pasteur Josué Binoua, devenu fidèle à Bozizé comme la queue.  Nous savons qu’il défend son beeftek, mais seulement jusqu’à l’indéfendable à la grande surprise des adeptes de sa petite église dite « Bè oko » sous le joug de Bozizé et son clan.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion