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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 01:11

 

 

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De gauche à droite : Elois Anguimaté, Olivier Gabirault, Max Raymond Siopathis, Emile Gros Raymond Nakombo(debout), Marie Reine Hassen et Clément Boute-Mbamba

 

« FAISONS L’HISTOIRE ENSEMBLE »

Discours d’Emile Gros Raymond NAKOMBO à la diaspora Centrafricaine de France, Paris 27 décembre 2010.

 

Chers frères et sœurs de la diaspora et amis de la République Centrafricaine,

Qu’il me soit permis en cette fin d’année, de formuler à votre endroit mes vœux les meilleurs pour 2011. Que cette nouvelle année vous apporte la paix, la santé et la prospérité.

L’occasion m’est donnée aujourd’hui de partager ces quelques moments avec vous afin d’échanger et réfléchir au devenir de notre pays en dépit de ce temps glacial qu’il fait chez vous auquel je n’étais plus habitué.

Vous savez  ce que vous représentez pour notre pays. Les grands moments que nous allons vivre à travers les élections à venir ne peuvent se faire sans vous rencontrer, sans recueillir vos avis et suggestions sur le projet de société que nous allons proposer à nos concitoyens.

Ainsi donc, le temps et l’espace ne peuvent constituer un handicap pour vous rendre visite car vos avis nous sont essentiels dans notre démarche.

En ces périodes électorales organisées ci et là à travers le continent avec des fortunes diverses, les centrafricains de l’étranger incarnés surtout par la diaspora de France constituent un axe important de notre politique tant nous comptons sur leur appui multiforme à la nouvelle stratégie que nous entendons mettre en place pour amorcer un véritable décollage de notre pays une fois obtenu le suffrage du peuple.

Les élections législatives et surtout présidentielles sont des grands moments de la vie d’une nation. Dans un système normal, le peuple à travers le suffrage qu’il exprime choisit ses dirigeants pour un nouveau quinquennat au vu des programmes qui lui sont présentés.

Malheureusement dans nos systèmes, on fait souvent fi de la volonté du peuple, la tentation étant surtout de se maintenir au pouvoir par tous les moyens en dépit de la volonté contraire du peuple exprimée à travers les urnes.

Les incidents qui découlent des périodes post électorales résultent généralement des situations où la population ne se reconnait pas dans les résultats proclamés, où elle a l’impression qu’il y a eu manifestement un détournement de ses voix.

Depuis l’instauration du multipartisme, notre pays a eu un parcours que vous connaissez tous, ponctué par des mutineries et rébellions armées, ce qui tranche singulièrement avec notre passé d’un Etat jadis havre de paix.

 La décadence économique et sociale du pays est telle que nous ne pointons qu’à la queue de peloton des pays du monde entier à travers les diverses statistiques que publient les institutions internationales, en dépit des potentialités avérées dont il regorge dans tous les domaines.

La gestion opaque des ressources du pays caractérisée par l’exclusion, le népotisme, le clanisme n’est pas étranger à ces situations que nous déplorons tous.

Notre pays qui dans les premières décennies qui ont suivi l’indépendance était cité en modèle de paix en Afrique est tombé paradoxalement dans la torpeur avec l’avènement de la démocratie.

Elle n’est pas mauvaise en soit, mais c’est plutôt l’usage qu’en font nos dirigeants une fois le suffrage du peuple obtenu qui est à l’origine des frustrations, sources des travers que nous connaissons aujourd’hui.

J’espère par ma contribution et avec votre soutien bien sûr, insuffler un nouvel état d’esprit dans le jeu démocratique dans notre pays à travers les propositions que je vais faire au peuple lors de ma campagne.

En sollicitant le suffrage du peuple, chacun présentera son projet de société avec si possible son bilan pour ceux dont les partis ont eu la charge de l’Etat à des moments divers dans notre pays.

Pour aller à l’essentiel objet de notre rencontre de ce jour, je ne peux m’empêcher d’évoquer de manière succincte les situations politiques économiques et sociales de notre pays.

Au niveau de la situation politique comme je le disais c’est le mauvais usage qu’ont fait nos dirigeants de la démocratie qui sont sources de nombreux problèmes que connait le pays.

Ainsi par exemple quand un parti arrive au pouvoir, la volonté effrénée du régime de placer ses proches à tous les rouages de l’Etat, l’exclusion érigée en système de gouvernement créent des frustrations qui amènent certains à recourir à des moyens que nous déplorons tous pour essayer d’arriver au pouvoir à leur tour.

Ce qui se passe généralement chez nous, c’est qu’on pense que la gestion d’un pays est un moyen rapide d’enrichissement personnel, d’ascension sociale pour sa famille, son ethnie et même sa région, au détriment du reste de la nation, donc de l’intérêt collectif. C’est ainsi que le peu de moyens que dispose le pays se trouve réuni entre les mains d’un petit groupe d’individus qui décide de son sort pour en faire une chasse gardée, ce qui est bien évidemment source de frustrations, donc de crises à répétition.

Pour remédier à cette situation, j’élargirais mon gouvernement, l’administration de l’Etat à toutes les compétences d’où qu’elles viennent et ce, au-delà de mon parti. Voilà la raison d’être du projet et de la plate-forme SEWA OKO. Cette vision politique d’ouverture et de réconciliation majeure que je porte à ces élections, je l’ai ouvert à toutes les forces de notre pays. C’est la raison pour laquelle vous voyez ce soir parmi leurs Excellences :

Madame Marie Reine HASSEN ;

Elois ANGUIMATE ;

Olivier GABIRAULT.

D’autres nous rejoindront bientôt et cette plate-forme politique autour du projet SEWA OKO deviendra le creuset de toutes les forces positives de Centrafrique pour redresser, reconstruire et construire notre pays.

SEWA OKO,

· C’est l'édification d'un Centrafrique qui œuvre non seulement pour le présent mais aussi et surtout pour l’avenir ;

· C’est l’émergence d’un pays de potentialités exploitées, de richesses partagées, de progrès quotidiens, de démocratie et de justice réelle ;

· C'est une République Centrafricaine qui s’impose par l'éthique et la justice, sans passe-droit et sans sauf-conduit, mais dans le respect de l’honneur de tous les citoyens dans un État de droit qui n'en cultive pas que les apparences et qui ne fait pas de la fatalité, de la médiocrité et de l’injustice une normalité ;

· C’est un pays dans lequel nos enfants ne tomberont pas malades faute d’accès à l’eau potable et dans lequel nous pourrons leur offrir un avenir décent ;

· C’est un pays où nos femmes, nos mères, nos sœurs et nos filles ne mourront plus sur la table d’accouchement.

Je suis triste de voir mon pays dans son état actuel alors que partout ailleurs, à commencer par nos voisins immédiats, les grands projets foisonnent. On rencontre de grands chantiers partout, alors que chez nous le pouvoir ne brille que par les poses de premières pierres des projets sans lendemain aucun, alors qu'on devrait être plutôt à des inaugurations des édifices ou la présentation des réalisations promises lors de la précédente campagne en 2005.

Avec l'effacement des dettes de notre pays et l'aide massive qu'aucun régime n’a eue auparavant, lorsque le pouvoir en place se contente non seulement de payer des salaires à termes échus, mais d’en faire un instrument de propagande, cela constitue une insulte pour les centrafricains, s’agissant après tout de leurs droits.

La fonction publique envahie par la médiocrité, saturée et ne recrutant que sur la base d’affinités ethniques, régionales, politiques, seul le secteur privé peut créer la richesse et participer à la croissance de notre pays. Malheureusement, aucune incitation dans ce domaine ne pointe à l’horizon.

Avec les bonus récoltés çà et là auprès des sociétés minières et diverses autres taxes issues des différentes activités (forestières, minières, télécommunication, etc...) l'économie aurait dû tourner à plein régime et le plein emploi devrait être garanti pour un pays comme le nôtre, à faible population.

SEWA OKO s’engage donc à corriger cette erreur de l’histoire au travers des quinze défis qu’il s’assigne pour les cinq prochaines années et qui sont :

Le défi de la paix, de la sécurité et de l’instauration effective de l’autorité de l’Etat;

• Le défi de l'unité nationale ;

• Le défi de l'autosuffisance alimentaire et du développement rural ;

• Le défi de l'accès aux soins et aux infrastructures de santé garanties pour tous ;

• Le défi de l’accès à l’eau potable et de l’électrification ;

• Le défi de la préservation de l’environnement et de la salubrité ;

• Le défi de l'éducation, de la formation et de l’emploi;

• Le défi de la réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Démocratie locale ;

• Le défi des nouvelles technologies de l’information et de la communication ;

• Le défi de la bonne gouvernance et de l'État de droit ;

• Le défi de la relance et de la modernisation de notre économie ;

• Le défi de la promotion du secteur privé et du progrès social ;

• Le défi de l’industrialisation ;

• Le défi du désenclavement interne et externe ;

• Le défi de l'intégration régionale et de la diplomatie.

J'ai suivi avec intérêt le réveil de la diaspora à travers les initiatives de son récent forum. Malheureusement faute de volonté politique de nos gouvernants, aucune suite n'a été donnée à ce qui constitue aujourd'hui la nouvelle politique des institutions internationales et des Etats à organiser leur diaspora.

Je fais mienne les recommandations de ce forum en prenant l'engagement devant vous aujourd'hui d'instaurer une politique dynamique et agissante avec notre diaspora à l'instar de ce qui se passe ailleurs.

En retournant au pays pour ceux qui veulent prendre leur retraite auprès des leurs ou aider leur pays de par les connaissances et expériences acquises à l'Etranger, nous devons créer des cadres propices à l'émergence des diverses idées soit dans l'administration soit dans les sociétés privées à créer.

La confiscation du pouvoir par un clan, une tribu, un régime sont souvent source de frustration pour ceux qui n'y sont pas associés et accouche forcement des dictatures.

On ne peut dire que le RDC dont j'ai l'honneur aujourd'hui de porter les couleurs pour les élections présidentielles a été un parti parfait lorsqu’il était au pouvoir. Nous avons aussi eu notre lot d’incompréhensions dans la gestion du pays. Et pour toutes nos incompréhensions, pour toutes nos erreurs, pour toutes nos fautes et nos travers dans la gestion du pouvoir de l’état, je demande PARDON aux Centrafricains et au pays. PARDON.

Mais comparativement aux autres régimes, lorsqu’on observe la vie nationale depuis lors, c'est vraiment le jour et la nuit au regard du bilan de nos successeurs quant à leurs méthodes de gestion de l'Etat.

Quand notre parti a perdu les élections, nous n'avons pas utilisé des stratagèmes en tout domaine pour confisquer le pouvoir. Nous avons respecté la volonté de changement exprimé par le peuple.

 Vous suivez tous ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui en ce qui concerne l'organisation des élections. Je ne reviens pas sur la conférence de presse donnée récemment par mon parti et ce que dénonce depuis toujours la classe politique sur les préparatifs des élections.

Comme vous pouvez le constater, il y a une volonté manifeste du régime de se maintenir au pouvoir et ce, par la fraude. La preuve en est que tous les tracasseries et dysfonctionnements des structures sont créés à dessein pour une élection non transparente et crédible. La liste est longue, je ne peux la citer entièrement.

En voici quelques exemples :

-absence de liste électorale fiable ;

-nombre de bureaux de vote et emplacements non connus ;

-fichier électoral non informatisé ;

-interventions répétées du Chef de l'Etat dans le fonctionnement de la CEI avec le summum qui a été la séquestration des membres de la commission la semaine dernière ;

-Refus de publication d'audit de la gestion de la CEI ;

-Modification du calendrier électoral par le Président de la CEI sur injonction du Chef de l'Etat en violation du code électoral etc.

Au regard de ce qui se procède, il est évident qu’il n’y a aucune garantie de transparence dans une telle élection.

Le RDC y va afin d’empêcher le chaos dans le pays comme le souhaite le pouvoir à travers sa volonté de faire un passage en force actuellement en préparation. Mais nous ne servirons jamais de faire-valoir.

Je ne désespère pas pour autant car le dernier mot revient au peuple. Grâce à vous, grâce à la mobilisation actuelle qui se crée autour du projet SEWA OKO et de ma candidature, la volonté de changement transgressera les mauvaises manœuvres.

Vous êtes une composante essentielle de l’avenir de notre pays, vous faites partie de la solution ; je ne pouvais pas vous ignorer dans ce qui se fait au pays. Je ne peux vous tenir des promesses sans lendemain. Je compte sur vous, voilà pourquoi je suis parmi vous.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

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