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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 01:10


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·         Un des facteurs clefs qui contribuent au taux élevé de mortalité maternelle en Afrique est le taux élevé de grossesses des adolescentes, qui résulte du mariage précoce et des grossesses de femmes de moins de 20 ans. Le risque de mortalité maternelle pour de très jeunes mères (15-19 ans) est deux fois plus élevé que celui que courent les mères âgées de plus de 20 ans. L’UNICEF (2008) estime que 70 000 très jeunes mères (15-19 ans) meurent chaque année à la suite de complications liées à une grossesse. Près de 80 % des cas de mortalité maternelle peuvent être évités, si les femmes ont accès aux services de santé maternelle essentiels et de base.

 

Nous pouvons conclure que la performance économique en Afrique reste fortement tributaire de la demande et des cours mondiaux des produits de base en raison de la transformation peu poussée des structures de production. Elle a  varié considérablement entre les pays et les sous-régions et est toujours insuffisante pour permettre à l’Afrique d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

 

De nombreux pays africains sont toujours confrontés à des pénuries alimentaires et à l’insécurité alimentaire du fait de la sécheresse, de conflits et de conditions rigides de l’offre, notamment.

Les gouvernements de nombreux pays africains ont de réels problèmes d’efficacité dans l’exécution des politiques publiques. Nos économies sont en perpétuelle situation difficile et l’annulation de la dette est régulièrement nécessaire pour que les finances publiques soient équilibrées. Le cadre institutionnel (État de droit, marchés financiers…) nécessaire au développement économique est instable ou tout simplement inexistant dans plusieurs pays d’Afrique

 

 

 IIIème PARTIE : QUE FAIRE POUR LES CINQUANTE ANNEES A VENIR ?

 

En raison de la crise financière et de la récession mondiales, les  chances de reprise d’une croissance soutenue en Afrique à court terme sont minces. Celles-ci dépendront de la capacité des plans de relance des gouvernements dans les pays développés à augmenter non seulement aussi bien leur demande intérieure que la demande de produits de base d’origine africaine. Il n’en demeure pas moins que des réformes économiques soutenues, le ralentissement de l’inflation, la dépréciation des monnaies locales et des efforts visant à relancer la demande intérieure, contribueront à une croissance positive.

 

Des mesures d’urgence à court terme et des mesures à long terme doivent être prises pour que l’Afrique relève les défis de la crise alimentaire et financière, de la volatilité de la croissance et du développement social.

 

Dans le court terme, les gouvernements ont impérativement besoin d’agir dans les directions suivantes :

  • C’est dans le domaine des IDE que l’Asie qui était au même niveau de développement que l’Afrique en 1960 nous a battus. Pour obtenir une croissance soutenue et durable, afin de rompre le cycle de la pauvreté, il nous faut accroître à tout prix les investissements intérieurs et extérieurs dans nos économies, en créant et surtout en maintenant un environnement favorable aux affaires. Dans les classements de la revue Doingbusiness de la Banque mondiale de ces deux dernières années, les pays africains sont en queue de liste, même si nous retrouvons deux pays africains parmi les dix pays plus réformateurs en 2008-2009 selon ce même classement.

 

  • Dans cette démarche, nous devons veiller à une répartition optimale des investissements aussi bien entre les secteurs et les projets, que sur le plan territorial, dans un souci d’aménagement équilibré des territoires et de fixation des populations pour éviter une urbanisation anarchique, facteur aggravant de la pauvreté. Il est donc évident que c’est la création d’entreprises aussi bien par des nationaux que par des intervenants extérieurs qui favorisera la croissance et l’emploi, au profit des couches aujourd’hui défavorisées de nos populations (jeunes scolarisées et déscolarisées, femmes, etc.).

 

  • Il faut massivement investir dans l’agriculture vivrière, pour rendre l’accès à l’alimentation moins onéreuse pour la majorité de la population dont le pouvoir d’achat est déjà faible. Nous avons tous en mémoire les émeutes de la faim d’il ya deux ans dans de nombreux pays africains. C’est la réponse du peuple face à des politiques agricoles inadaptées.

 

  • Il faut développer une politique énergétique réaliste : l’Afrique est le continent du soleil et du vent, mais le dernier dans le domaine des énergies nouvelles. Un important chantier s’ouvre devant nos pays dans ce domaine, car il est désormais connu qu’il n’y aura pas de développement sans maîtrise de l’énergie.

 

  • Il faut prendre à bras le corps la question des diasporas africaines, y compris la fuite des cerveaux. L’Afrique a besoin de l’expérience que ses enfants accumulent à l’extérieur dans tous les domaines, et leur implication dans les domaines d’expertise dont l’Afrique a besoin est une impérieuse nécessité.

 

Dans le long terme, les gouvernements devraient investir davantage dans :

 

·         L’agriculture- toujours l’agriculture- pour stimuler la productivité de ce secteur. Le système   agricole doit être fondamentalement modifié afin de promouvoir les cultures qui peuvent contribuer à l’autosuffisance alimentaire et celles qui s’exportent mieux (légumes, fruits tropicaux etc.)

 

·         Les infrastructures - notamment l’énergie y compris toujours l’énergie solaire comme dit plus haut- les communications et les routes ;

 

·         les prestations de services publics dans les domaines de l’éducation et de la santé ;

 

·         Le développement d’un secteur financier (banques, micro-finance, micro-assurance, etc.) solide et favorisant l’accès du plus grand nombre, et notamment certaines catégories de la population (les femmes, le secteur informel, les petits exploitants agricoles etc.) au crédit. Le rôle de ces « fourmis » dans la création de la richesse et la survie des plus pauvres est inestimable.

 

·         La poursuite des efforts pour une véritable intégration monétaire africaine, ce qui nécessite une convergence effective des politiques économiques au sein des unions sous-régionales.

 

 

·         Une meilleure mobilisation des ressources intérieures et l’augmentation des apports de capitaux extérieurs non générateurs de dette sont essentielles pour que l’Afrique maintienne la croissance dans un environnement économique mondial agité par des turbulences.

 

·         Les pays africains riches en ressources devraient utiliser les recettes tirées des produits de base et les réserves accumulées à la suite de la forte augmentation des cours des produits de base, pour diversifier davantage leurs structures de production et renforcer la compétitivité internationale. Il faut à cet effet des investissements publics visant à augmenter la productivité, tout particulièrement dans l’infrastructure, la technologie et la formation du capital humain.

 

·         Les mécanismes d’octroi de prêts devraient viser à promouvoir la capacité productive et à stimuler la croissance économique dans les pays à faible revenu, afin de permettre à ces derniers de faire face sur le long terme aux défis de la croissance.

 

·         Ces mesures, couplées à une gestion macroéconomique et à des réformes institutionnelles efficaces, permettront de stimuler le développement du secteur privé et l’investissement, d’accélérer la création d’emplois et de réduire la pauvreté.

 

 

 

«  L’Afrique devrait continuer à mettre l’accent dans ses stratégies de développement sur le développement social en accordant une attention particulière au sort des groupes vulnérables. Les politiques mises en œuvre devraient être notamment orientées vers la lutte contre la pauvreté et la faim, la création d’emplois décents, l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux services de santé, la promotion de l’égalité des sexes, l’insertion effective des groupes vulnérables, l’adoption de mesures efficaces de redistribution et le renforcement des systèmes de protection sociale ».

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