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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:26

 

 

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  BANGUI (AFP) - jeudi 01 avril 2010 - 14h06 - Massacre en RDC en décembre, attaques répétées depuis février en Centrafrique: la rébellion ougandaise de l'armée de la résistance du seigneur (LRA) se joue des frontières et profite de l'absence de forces de sécurité pour s'en prendre aux populations civiles.

Avec au moins neuf attaques depuis le début du mois de février, l'est de la Centrafrique est en proie à un harcèlement incessant. A chaque fois le modus operandi est le même: les rebelles de la LRA font du "porte-à-porte" dans les villages et prennent "des otages emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions", selon un officier centrafricain basé à Bangassou (principale ville du sud-est de Centrafrique).

"Nous n'avons jamais connu une telle cruauté. Des jeunes, des adultes et vieillards, des deux sexes confondus, systématiquement abattus selon les humeurs des rebelles", raconte à l'AFP Eusèbe Moutizon, fonctionnaire, habitant de Rafai actuellement réfugié à Bangassou.

Le bilan en RCA est difficile à établir mais il se chiffrerait en dizaines pour les morts et centaines pour les otages. Des centaines d'habitants ont déjà fui leurs villages pour se réfugier dans des villes mieux protégés.

"C'est une guerre qui nous est imposée", a affirmé à l'AFP Jean-Francis Bozizé, ministre Délégué à la Défense nationale centrafricaine, soulignant "Nous vivons une situation qui n'est pas propre à notre pays".

La LRA, réputée pour être une des plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

L'organisation Human Rights Watch (HWR) a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre "planifié" par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la RDC.

"Nous faisons de notre mieux pour renforcer le dispositif mis en place, malgré nos ressources matérielles et humaines limitées. Nous essayons de sécuriser au maximum les centres urbains, et c'est ce qui fait que les villages isolés sont souvent attaqués", affirme le ministre Bozizé.

Un haut responsable militaire centrafricain à Bangui a reconnu: le président François Bozizé "a demandé qu'un bataillon soit envoyé en renfort dans la région. Seulement 15 hommes, sous-équipés ont pu être déployés".

La RCA, déjà très instable sur le plan politico-militaire avec l'existence de nombreuses rébellions aux quatre coins du pays, a donné son feu vert en juin 2009 pour que l'armée ougandaise poursuive la LRA sur son territoire.

"Sans la présence de ces frères (ougandais), les dégâts seraient beaucoup plus graves encore", affirme l'officier supérieur centrafricain

Le chef de la LRA, Joseph Kony, recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale, "circule entre le Darfour, Bahr-al-Gazal (deux provinces du Soudan) et la RCA", explique le porte-parole de l'armée ougandaise le lieutenant colonel Felix Kulayigye.

La Centrafrique est pour la LRA un terrain plus favorable que le Soudan semi-désertique pour se cacher ou pour voler des vivres dans les villages, a-t-il ajouté. "Cela fait un certain temps qu'il joue ce jeu".

Des sources proches du dossier s'interrogent sur l'utilité de la Micopax (la force de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) et qui n'est pas intervenue alors qu'une des attaques est survenue à Yalinga à 120 km de sa base de Bria. Il est vrai que sa mission est d'aider à stabiliser le pays et pas de faire face à des rebelles étrangers.

Certains militent pour le déplacement de la Mission des Nations Unies en RCA et au Tchad (Minurcat) de Birao (nord) dans la zone. Là encore, on est loin du mandat prévu par les Nations Unies.

 

 

 

 

 

NDLR : En réalité, c'est parce que les agissements et le banditisme de Joseph Kony et sa prétendue armée de libération du Seigneur au Sud Est centrafricain ne menacent pas directement le pouvoir de Bozizé dans la capitale que lui et son fils, le ministrion dont cette dépêche rapporte les propos, ne cherchent pas à enrayer définitivement cette calamité de la LRA. Tant que ce sont les pauvres populations du Haut Mbomou, distant de près de 1000 km de la capitale Bangui qui font les frais des razzias des hordes de la LRA, Bozizé et son fils n'en ont rien à foutre.  Si leur régime était directement sous la menace de Joseph Kony, il y a bien longtemps qu'ils allaient demander l'aide militaire de la France en faisant valoir les clauses des accords de défence des années soixante. C'est la triste vérité.

 

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