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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 18:03

 

 

 

 

Socrate-Bozize-et-Jean-Jacques-Demafouth.JPG

Jean-Jacques Demafouth ici à droite avec Socrate Bozizé lors de l'investiture de Bozizé ldu 15 mars 2011

 

Bangui, 11 avril (C.A.P) – Le président de l’APRD et vice-président du Comité de pilotage du DDR, Jean Jacques Demafouth vient d’être mis en liberté provisoire par le doyen des juges d’instruction apprend on auprès d’une source proche de l’intéressé.

Après avoir fait l’objet d’une arrestation rocambolesque dans le cabinet même du ministre de la justice, le demi-dieu Firmin Findiro qui l’y avait convoqué le 6 janvier dernier, Jean Jacques Demafouth a toujours clamé son innocence et était détenu jusque-là dans les geôles de la Section Recherche et Investigation (SRI), police politique du pouvoir bozizéen.

C’est plus d’un mois seulement après son arrestation qu’il a été inculpé d’ « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » mais ses avocats, Me Nicolas Tiangaye et Mathias Morouba souvent empêchés de rendre visite à leur client, n’ont cessé de dire que son dossier d’accusation était totalement vide.

Selon nos informations, le seul élément de ce dossier tenait à une fiche d’environ deux à trois pages qu’un des spécialistes des fiches mensongères de la bozizie a rédigée contre Demafouth, prenant prétexte sur un entretien qui aurait eu lieu entre le chef rebelle de l’UFDR Zakaria Damane et le délégué de l’Union Européenne à Bangui Guy Samzun qui aurait porté uniquement sur les questions de DDR.

La mise en liberté  de Jean-Jacques Demafouth qui aujourd’hui après une aussi grave accusation et toutes les pressions tant nationales qu’internationales de toute nature, est bien la preuve que son affaire était bel et  bien un pur montage politique de toute pièce en dépit des rodomontades des grossières accusations sans la moindre preuve de Bozizé et Findiro dont la seule préoccupation était de régler de vieux comptes avec lui.

Autre point qui atteste de ce que cette affaire n’en était vraiment pas une, toujours d’après nos informations, c’est carrément le doyen des juges d’instruction qui a pris les devants en demandant aux conseils de Demafouth de déposer une demande de mise en liberté provisoire pour leur client, ce qui est franchement le comble du ridicule dans cette affaire digne de l’arbitraire et de la dictature si courants en bozizie.  L'ancien et le nouveau député de Birao 2 arrêtés en même temps que Demafouth,  déportés et détenus eux à la prison spéciale et personnelle de Bozizé de Bossembélé appelée "Guantanomo", ont également bénéficié de la mesure de mise en liberté provisoire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique