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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 16:47
 
 
 
 
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Ouverture du 14ème sommet des chefs d’Etat de la CBLT : Sauvegarder le Lac Tchad et sécuriser son bassin
N’djaména 30 avril (Agence Tchadienne de Presse) - Le 14ème sommet des chefs d’Etat de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT), a ouvert ses travaux ce lundi 30 avril 2012, en présence des présidents Mahamadou Issoufou du Niger, Goodluck Jonathan du Nigéria, François Bozizé de la République centrafricaine et Idriss Deby Itno du Tchad et président en exercice de la Commission. Le Cameroun, la Libye et la République Démocratique du Congo sont représentés au niveau ministériel
Le principal sujet à l’ordre du jour de ce sommet est l’avenir du Lac Tchad qui connait un assèchement croissant et dont la vie des 30 millions des populations riveraines se trouve ainsi hypothéquée. Dans son discours bilan devant les Chefs d’Etat, le Secrétaire Exécutif de la CBLT, le nigérian Sanoussi Imran, a mis l’accent sur les difficultés financières de l’institution dont les arriérés de cotisation des pays membres s’élèvent à près de 4 milliards et demi de FCFA. Parmi les pays membres de la CBLT, seuls le Tchad et le Nigéria sont à jour de cotisation.
Dans son discours d’ouverture de ce 14ème sommet, le Président en exercice, le Tchadien Idriss Deby Itno, a lancé un appel solennel à ses pairs pour une action collective devant sauvegarder le Lac Tchad. « Pour ma part, je suis prêt à prendre toutes les mesures nécessaires allant dans ce sens », a déclaré le Président en exercice de la CBLT. Le Président Deby a également proposé à ses pairs la mise en place d’une force commune pour assurer la sécurité dans le bassin du Lac Tchad. « Nous devons prendre cette décision ici même, aujourd’hui », a-t-il précisé.
Après l’ouverture des travaux dans la matinée, le sommet des chefs d’Etat reprendra dans l’après-midi. Le 14ème sommet des chefs d’Etat de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) sera sanctionné par un communiqué final.
Mbairé Bessingar
Idriss Déby veut une force régionale contre Boko Haram
 
30 avril, 2012 - 15:08 GMT
Le président du Tchad a proposé, lundi, la création d’une "force mixte dissuasive" pour contrer la secte nigériane Boko Haram.
Idriss Déby Itno a tenu ces propos lors de l’ouverture, dans la capitale tchadienne, d’un sommet de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT).
"L'heure est désormais à l'action", a indiqué le président tchadien.
Une idée favorablement accueillie par François Bozizé, le président centrafricain, qui a indiqué que son pays est "disposé à renforcer cette force mixte en capacité humaine".
Le 10 avril, lors d’une visite de Mahamadou Issoufou à Ndjamena, le Niger et le Tchad avaient déjà convenu de mutualiser leurs efforts pour faire face à la menace de Boko Haram.
Créée le 22 mai 1964, la Commission du Bassin du Lac Tchad regroupe le Cameroun, le Niger, le Nigeria, le Tchad, la République Centrafricaine et la Libye.
Le Soudan, la république démocratique du Congo, le Congo et l’Egypte sont admis à titre d’observateurs. La CBLT est organisation de coopération dans secteur de l’environnement.

Lac Tchad : Le président Déby appelle à plus de solidarité

N'DJAMENA (Xinhua) - En ouvrant le 14ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT) lundi dans la capitale tchadienne, le président Idriss Déby Itno a appelé les pays de la sous-région et la communauté internationale à plus de solidarité, gage incontournable de la réussite du combat pour la sauvegarde du Lac Tchad.

"Si rien n'est fait pour inverser la tendance à la dégradation des eaux et des terres, les conséquences de notre inaction seront certainement irréversibles et très dommageables pour le développement des pays riverains du Lac Tchad et pour l'écosystème mondiale" a déclaré le chef de l'État tchadien. Depuis plusieurs décennies, le bassin du Lac Tchad est entré dans un cycle de déficit pluviométrique au point que la Lac, chaque année de plus en plus atrophiée et desséchée, ne peut plus jouer son rôle de régulation sur le climat ni entretenir des activités économiques essentielles aux 30 millions de personnes vivant dans son espace vital.

Cette situation est due notamment à une accentuation des phénomènes d'érosion, d'ensablement de sécheresse et de désertification. Selon les spécialistes de l'environnement, le lac risquerait de disparaître à moyen terme si des mesures énergiques de protection ne sont pas prises pour inverser la tendance négative observée.

Les six États membres de la CBLT (Cameroun, Centrafrique, Libye, Niger, Nigeria et Tchad) sont, à des degrés divers, touchés par les effets de la variation climatique ajoutée à la pression humaine ayant entraîné une réduction considérable de la superficie du lac (de 25.000 km2 dans les années 60 à environ 2.500 km2 aujourd'hui, soit une diminution d'environ 90% en 45 ans).

En plus du budget de la Commission pour l'exercice 2012-2013, les chefs d'État et de gouvernement de la CBLT doivent réexaminer quatre propositions: inscription du Lac Tchad au patrimoine mondial de l'Humanité, travaux d'aménagement et de désensablement du Lac et de transfèrement des eaux de l'Oubangui, amélioration des conditions socioéconomiques des populations riveraines, et poursuite des travaux de recherches et de développement.

A ces quatre préoccupations vient s'ajouter la question sécuritaire. Le président Déby Itno a convié ses homologues à créer "immédiatement" une force dissuasive pour sécuriser le bassin du Lac Tchad confronté aux menaces terroristes (secte nigériane Boko Haram) et des groupes armés (notamment ceux dirigés par Baba Laddé et Joseph Kony en Centrafrique). "L'heure est plus que jamais à l'action, une action coordonnée à travers des projets réalistes, en commençant par ce que nous pouvons faire dès autour' hui", a-t-il expliqué.

Prennent part au sommet de N'Djaména, les présidents centrafricain François Bozizé, nigérien Mahamadou Issoufou et nigérian Goodluck Ebélé Jonathan. Le Cameroun s'est fait représenter par son président de l'Assemblée nationale, Cavaye Yegué Djibril; et la Libye par son chef de la diplomatie, Dr Ashour Saad Ben Kail. Il y a également une délégation du Conseil militaire suprême d'Egypte, en qualité d'observateur.

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