Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:38


Assingambi-Zarambaud.jpg

 

Le Président André KOLINGBA, affectueusement appelé André KO ou Grand K par ses nombreux partisans restera pour la postérité, au-delà de ce qu'on a pu lui reprocher, tant il est vrai que nul n'est infaillible, le Président qui a inlassablement œuvré pour la paix (siriri) qui lui était si chère, pour l'unité nationale, ainsi que pour la prévoyance et l'auto - suffisance alimentaires.

Sa revendication de la tentative de Coup d'Etat du 28 Mai 2001 demeurera une énigme que seule l'Histoire élucidera totalement, à en croire les confidences distillées par certains exécutants, d'autant que cette revendication avait curieusement été faite alors que la tentative de Coup d'Etat avait déjà notoirement échoué, que ses auteurs présumés étaient pourchassés et que le Président lui-même comme sa famille n'avaient pas été préalablement mis à l'abri. Le Président espérait-il ainsi limiter à sa seule personne ou à seulement quelques personnes les représailles qui furent néanmoins étendues à presque tous « les éléments exogènes simplement tolérés mais avides de Pouvoir » ?

Le Congrès de Berbérati du Parti Unique RDC dont André KOLINGBA était le Président -Fondateur avait déclaré que la plupart des directions des sociétés d'Etat et des sociétés d'économie mixte étaient détenues par des membres de l'ethnie du Président; les mêmes reproches avaient été faits en sourdine quant aux postes de commandement au sein de l'Armée. Le Parti du Président pouvait critiquer le Président. Par contre, il ne semble pas qu'il y ait eu de contestation quant au fait que les hautes fonctions de l’administration et les portefeuilles ministériels étaient attribués sans distinction d'appartenance ethnique; ia palme de la longévité gouvernementale était détenue par un Ministre non membre de l'ethnie du Président.

Quant aux arriérés de salaires, ils étaient de deux mois lorsque des « actions syndicales dures et d'envergure», selon les termes de l’honorable SONNY COLE, avaient paralysé Il Administration, notamment les régies financières, portant finalement ces arriérés à douze mois.

Quand le Président André KOLINGBA disait que seule la paix peut drainer les investissements, que « l'argent n’aime pas les troubles», qu'on ne peut pêcher tout en jetant des cailloux dans l'eau et qu'il lançait des appels pressants pour la préservation de la paix, certains lui rétorquaient qu'on ne mange pas la paix. La paix a fini par être reconnue par tous comme préalable incontournable pour le développement.

Quand il s'inquiétait que la famine nous guette (nzara akè ga), encourageant les paysans à produire toujours plus, à travers les journées nationales de l'alimentation et appelait les centrafricaines et les centrafricains à cultiver, même autour de leur case, certains le toisaient d'un sourire narquois, tant le manioc était abondant et bon marché. C'est la raison pour laquelle des milliers de militants du RDC et la population lui ont rendu un dernier hommage en brandissant des feuilles de manioc.

Contre l'avis du Congrès de Berbérati du Parti Unique ROC, il avait finalement décidé d'instaurer le multipartisme et il s'était incliné devant le verdict des urnes qui avait donné la victoire au candidat Ange Félix PATASSE, évitant au Peuple Centrafricain des troubles comme après l'élection du Président David DACKO, voire un bain de sang.

A présent que le Pays est déchiré par des rébellions, que des hordes étrangères sans foi ni loi occupent certaines parties du pays sans qu'on ne puisse les bouter dehors, massacrent, violent, pillent et emportent des citoyennes et citoyens en esclavage, que des dizaines de milliers de centrafricaines et centrafricains ont été contraints à l'exil ou vivent en brousse comme des bêtes sauvages, de sorte qu'ils ne pourront pas participer aux prochaines élections, que la malnutrition ravage des Préfectures naguère relativement prospères, les paroles du Président André KOUNGBA se révèlent prémonitoires et prennent plus que jamais valeur de mots d'ordre salutaires que le Peuple Centrafricain veillera à mettre en application, pour la réunification du Pays, la souveraineté sur toute l'étendue du territoire, la paix, la fraternité, l’auto - suffisance alimentaire et le développement.

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion