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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:06

 

 

 

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DAKAR - AFP / 14 juillet 2011 13h18 - L'ex-président tchadien Hissène Habré est d'accord pour se présenter devant une justice internationale indépendante, au même titre que d'autres acteurs de la vie politique du Tchad, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l'hebdomadaire sénégalais La Gazette publié jeudi.

On veut rendre justice au Tchad et aux Tchadiens, n'est-ce-pas' Je suis totalement consentant, je suis totalement d'accord qu'on organise une justice internationale indépendante, selon les normes du droit et que tous les Tchadiens à qui on reproche quelque chose viennent se présenter devant cette juridiction. Y compris Hissène Habré, y compris les anciens présidents du Tchad, affirme M. Habré que le Sénégal où il vit en exil a voulu expulser.

Mais, ajoute-t-il, choisir un homme sur des bases tout à fait politiques, pour des intérêts économiques et financiers, chercher à l'éliminer et utiliser une couverture juridique, ce n'est pas sérieux.

M. Habré, qui vit en exil à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans de règne, est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture. Le Sénégal, qui avait accepté en 2006 de le juger à la demande de l'Union africaine (UA), n'a jamais organisé le procès promis.

Vendredi, le gouvernement sénégalais avait annoncé qu'il allait expulser M. Habré au Tchad où il a été condamné à mort par contumace, avant de revenir 48 heures plus tard sur sa décision, à la demande de la Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay.

Elle s'était demandée si une telle expulsion ne constituait pas une violation du droit international.

Dans le volumineux dossier constitué contre lui en Belgique qui souhaite le juger, vous ne trouverez nulle part quelqu'un dire que Hissène Habré l'a torturé, affirme l'ex-président à la Gazette. Je ne nie pas que sous mon régime, il y a eu des choses ou ce qu'on appelle des bavures, reconnaît-il.

Mais, selon lui, dans les années 80, lors de l'intervention de la Libye et de la France au Tchad, des Libyens ont massacré des milliers de Tchadiens, ont déporté de jeunes tchadiens chez eux, les ont réduits en esclaves (...). Les Français eux-mêmes ont tué, violé, massacré, empoisonné des puits, bombardé notre bétail et tué des Tchadiens par centaines. Pourquoi ils ne doivent pas répondre de leurs crimes devant la justice?, s'interroge-t-il.

Au Tchad, il y eu onze tendances politico-militaires à qui on ne reproche rien, dit-il. A l'époque de François Tombalbaye (premier président du Tchad de 1960 à 1975) tout s'est passé au Tchad, ajoute-t-il, affirmant que l'actuel président Idriss Déby Itno dont il était proche, règne par la terreur.

A propos de l'expulsion à N'Djamena dont il a failli être victime, il n'y a pas de doute, selon lui, c'est l'exécution d'un complot visant mon élimination physique. Disons un complot politique visant mon assassinat.

Il accuse le leader libyen Mouammar Kadhafi et la France, ex-puissance coloniale au Tchad, d'être derrière ce complot.

Kadhafi, parce qu'il a perdu dans sa politique d'annexion et d'hégémonie sur le Tchad dans les années 80: alors il tient coûte que coûte à se venger.

Bien sûr, il y a les dirigeants français, que ce soit hier (François) Mitterrand, (Jacques) Chirac, aujourd'hui (Nicolas) Sarkozy, affirme-t-il. Les colonialistes et les néo-colonialistes ont la haine tenace, dit M. Habré qui estime que la France est donc pleinement dans cette affaire.

A ceux qui viendraient le chercher à son domicile pour l'extrader ou l'expulser, Hissène Habré avertit: quiconque violerait mon espace, ma maison pour m'agresser, alors je serais dans mon droit de légitime défense.


(©)

 

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