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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 01:05

 

 

Jean-Bertrand-Aristide.jpg

 

 

PORT-AU-PRINCE - AFP / 01 février 2011 01h14 - Le gouvernement haïtien s'est dit prêt lundi à accorder un passeport à l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, pour lui permettre de rentrer au pays dont il a été chassé par une insurrection armée en 2004.

Si ce retour se confirme, M. Aristide, toujours très populaire dans les milieux défavorisés, serait le deuxième ex-président à regagner Haïti après Jean-Claude Duvalier. L'ancien dictateur "Baby Doc" a regagné Port-au-Prince le 16 janvier après 25 ans d'exil en France.

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales a indiqué qu'il était prêt à donner un passeport à l'ex-président Aristide, qui vit en exil en Afrique du Sud, si la demande en était faite.

"Le gouvernement de la République donne l'assurance qu'aussitôt produite, une telle demande sera honorée avec célérité", dit le texte, démentant au passage qu'une demande de passeport ait été refusée à M. Aristide.

Selon un de ses avocats à Miami, Ira Kurzban, M. Aristide a écrit lundi à la ministre haïtienne des Affaires étrangères, Marie-Michèle Rey, pour lui demander de lui remettre immédiatement un passeport diplomatique.

Dans le courrier, que l'AFP a pu consulter, l'avocat demande que "les plans en vue de son retour débutent immédiatement".

"Je demande aimablement que le gouvernement de la République d'Haïti engage un dialogue avec le gouvernement de la République d'Afrique du Sud afin de garantir le retour immédiat du président Aristide", peut-on lire dans la missive qui demande aussi que la "sécurité" de l'ex-président soit garantie.

Dans un courriel envoyé à l'AFP, Me Kurzban indique par ailleurs que M. Aristide se trouve toujours en Afrique du Sud.

Lundi soir, Madame Rey, contactée par l'AFP a indiqué n'avoir pas encore reçu de demande formelle.

"Deux personnes, l'une en Haïti, l'autre à l'étranger, m'ont contactées aujourd'hui, mais pas le président Aristide", a répondu la ministre, assurant que si la demande formelle arrivait demain elle serait traitée comme toutes les autres".

Dans un communiqué diffusé mi-janvier, l'ancien président avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir mes frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".

"M. Aristide est un ancien président et comme tel, il a le droit à un passeport diplomatique selon la loi et la Constitution", a déclaré Maryse Narcisse, porte-parole de M. Aristide à Port-au-Prince. Mme Narcisse a dit à l'AFP qu'elle était prête à retirer dès que possible un formulaire de demande de passeport pour l'ancien chef d'Etat.

Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, ancien opposant à la dictature duvaliériste (1957-86) et prêtre partisan de la "théologie de la libération", a été élu une première fois à la tête du pays en 1990, avant d'être chassé du pays huit mois plus tard par un coup d'Etat militaire.

Revenu à la tête de l'Etat en octobre 1994, grâce à une intervention militaire des Etats-Unis, il termine son mandat en 1996, laissant le pouvoir à son dauphin, l'actuel président René Préval.

L'ancien prêtre des bidonvilles, relevé de ses voeux par une dispense vaticane pour pouvoir se marier, est réélu en novembre 2000. Mais il est contraint à l'exil en février 2004, sous la menace d'une insurrection armée conjuguée à des pressions internationales notamment des Etats-Unis et de la France qui lui reprochent son incompétence.

Un retour de l'ex-président surprendrait Haïti en pleine crise politique: le président Préval doit se retirer le 7 février alors que les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle ne seront connus que mercredi.

Les résultats préliminaires annoncés début décembre ont provoqué des violences de la part des partisans du candidat arrivé troisième et donc exclu du deuxième tour. Le deuxième tour est désormais prévu le 20 mars.

(©)

 

 

NDLR : On se souviendra qu'avant qu'il ne regagne son lieu d'exil actuel, l'Afrique du Sud, le dépeceur de Bangui avait accueilli et hébergé au Palais de la Renaissance pendant un moment ce monsieur que le gouvernement Bush et la France avaient chassé du pouvoir et de Haiti. Avec la cupidité qu'on lui connait, Bozizé avait cru que cela allait lui rapporter beaucoup d'argent.

 

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