Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 22:25

 

 

 

Habr--Hiss-ne.jpg

 

 


DAKAR - AFP / 08 juillet 2011 22h09 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a pris une décision illégale en décidant de renvoyer chez lui l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes et tortures et réfugié au Sénégal depuis 1990, a déclaré vendredi un des avocats sénégalais de M. Habré.

Le retour (au Tchad) n'est pas légal. Wade est un juriste, mais il a oublié ses leçons de droit, a déclaré Me El Hadji Diouf à la radio publique RTS.

Le président Wade se lève en prenant des décisions en violant le droit. Aucune personne ne peut être expulsée vers un pays où elle va mourir, selon le droit international, a dit M. Diouf, avocat au barreau de Dakar et député à l'Assemblée nationale, membre de la mouvance présidentielle.

En outre, selon lui, il n'appartient pas à Wade de choisir le pays qui va accueillir Habré s'il s'agit d'une expulsion, mais à l'ex-président tchadien.

Et selon l'avocat, une extradition obéit à une procédure car M. Habré ne peut pas être extradé sans que la justice (sénégalaise) se prononce.

Pour Me Diouf, Wade fait de la politique. Il est confronté à des problèmes avec son régime et il veut divertir les Sénégalais, tellement il est acculé. Il y a une forte pression sur sa personne et son régime.

Le gouvernement sénégalais a été confronté fin juin à de violentes manifestations contre un projet de loi visant l'élection simultanée d'un président et d'un vice-président à l'élection présidentielle de février 2012, finalement retiré, et contre les coupures d'électricité.

Le gouvernement tchadien a annoncé vendredi la décision du Sénégal de renvoyer au Tchad lundi l'ex-président tchadien Hissène Habré. Le gouvernement sénégalais a confirmé l'information.

Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu'à son renversement en 1990, est réfugié Dakar depuis sa chute. Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade avait accepté la demande de l'Union africaine (UA), en 2006, de le juger au nom de l'Afrique. Mais aucune information judiciaire n'a été ouverte au Sénégal.


(©)

 

Le Sénégal va renvoyer l'ex-président Hissène Habré lundi au Tchad -

Afp - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a décidé de renvoyer dans son pays d'origine l'ex-président tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité, par un vol spécial lundi 11 juillet, a annoncé vendredi le gouvernement tchadien.

"Le gouvernement de la République du Tchad porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit: par lettre (...) du 5 juillet 2011, le président Abdoulaye Wade informe son ami le président (Idriss) Deby (Itno) de sa décision de renvoyer dans son pays d'origine M. Hissène Habré le lundi 11 juillet par un vol spécial affrété par le gouvernement sénégalais", indique un communiqué du gouvernement qui "prend acte de cette décision".

Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Moustapha Guirassy, a immédiatement confirmé l'annonce du retour de M. Habré.

"Par conséquent toutes les dispositions seront prises pour l'accueil de M. Hissène Habré sur le territoire national", indique le texte du gouvernement tchadien, sans plus de précision

"Par ailleurs, le gouvernement prendra attache avec l'Union africaine (UA), les ADH (associations des droits de l'homme) intéressées, ainsi que les victimes, pour l'organisation d'un procès équitable au Tchad", conclut le communiqué.

Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu'à son renversement en 1990, est réfugié au Sénégal depuis sa chute. Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture.

En 2006, l'UA avait demandé au Sénégal de juger Hissène Habré "au nom de l'Afrique", ce que le président sénégalais avait accepté, mais aucune information judiciaire n'a été ouverte.

En mars, Dakar et l'UA avaient décidé de créer une Cour internationale ad hoc au Sénégal pour juger M. Habré.

Une réunion fin mai entre experts du Sénégal et de l'Union africaine (UA) concernant le jugement de l'ex-chef d'Etat tchadien avait été reportée sine die au lendemain au lendemain de son ouverture.

"Il y a beaucoup de préalables à remplir" pour des discussions techniques, "surtout pour une question aussi grave que celle-là. Les dossiers sont arrivés avec beaucoup de retard, c'est une des raisons" du report, avait alors affirmé un responsable sénégalais.

 

 

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers