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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 23:17




 

AFP 23.11.09 | 21h00

L'opposition guinéenne exige de nouveau le départ des militaires du pouvoir et la nomination d'un civil à la tête du pays pour 10 mois, dans ses "nouvelles propositions" transmises lundi au président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne.

"Nous avons transmis ce (lundi) soir à Ouagadougou nos nouvelles propositions au médiateur (Blaise Compaoré). C'est fondamentalement une réaffirmation des positions antérieures", a déclaré à l'AFP et à la BBC le président de l'Union des Forces démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadikko.

Selon lui, les Forces vives (partis d'opposition, syndicats, société civile) ont réclamé dans leur document de 15 pages le départ du capitaine putschiste Moussa Dadis Camara du pouvoir, sa "disqualification" pour la présidentielle prévue en 2010 et la dissolution du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte): autant d'exigences déjà transmises, début novembre, au médiateur.

Les Forces vives proposent la nomination d'une "personnalité civile" à la tête de l'Etat pour assurer une transition d'une durée de dix mois, a-t-il ajouté. Elles souhaitent également la nomination d'un Premier ministre de "consensus" et la mise en place d'un Conseil national de transition (CNT) dirigé par l'armée.

Les trois hautes autorités de l'Etat désigneraient, "après concertation", le président de la Cour suprême, du Conseil économique et social et du Conseil supérieur de la communication (CSC), a indiqué M. Baadikko.

L'opposition avait catégoriquement rejeté le "projet d'accord politique interguinéen" qui lui avait été soumis vendredi par Blaise Compaoré, nommé médiateur dans cette crise par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Ce projet d'accord prévoyait le maintien au pouvoir, pendant une transition de dix mois, du capitaine Camara et la possibilité pour lui de se porter candidat à la présidentielle.

"Pour nous, (un) retour en arrière n'est fondamentalement pas possible puisque la candidature du président Dadis ne se pose même pas", a insisté M. Baadikko. "Dans tous les textes de la communauté internationale qui reprennent le mémorandum des Forces vives, il est dit que le CNDD doit partir et céder la place à un organe consensuel de transition", a-t-il dit.

L'opposition a cependant réaffirmé au médiateur qu'elle était "tout à fait disposée à continuer le dialogue avec lui, pour arriver à une solution qui prenne en compte toutes les préoccupations du peuple de Guinée", selon M. Baadikko.

Le capitaine Camara avait été porté au pouvoir par l'armée le 23 décembre 2008, après la mort du président Lansana Conté qui dirigeait le pays depuis 1984. La crise en Guinée s'est dramatiquement aggravée depuis le massacre le 28 septembre de plus de 150 opposants, selon l'ONU.

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