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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:35

 

 

Binguis

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 06 Décembre 2010 14:09

 

Les caisses de la Commission Electorale Indépendante  CEI, sont vides à moins de 48 jours de la tenue des élections groupées en Centrafrique.

Cette situation rend la tâche difficile à la CEI pour la mise en œuvre de son programme formulé dans un chronogramme élaboré par les parties prenantes au processus électoral.

A titre d’exemple, les  commissaires de cette institution qui totalisent  neuf mois d’arriérés d’indemnités sont de plus en plus inactifs, faute de motivation.

Ces arriérés d’indemnités se justifient  par le fait que le gouvernement avait déboursé à la Commission Electorale Indépendante trois  milliards cinq cent millions  de francs CFA,  pour financer le budget de la CEI qui à l’origine devait fonctionner pendant six mois.

Seulement, l’Institution fonctionne depuis plus d’un an, ce qui explique la crise financière de cette institution qui a besoin de l’argent pour poursuivre les opérations liées au processus électoral.

Exemple de ces difficultés, depuis plusieurs jours, le déploiement des matériels lourds dans les préfectures devait démarrer. Isoloirs, tableaux isorels et paquets de bougie devaient être acheminés dans les villes des provinces,  à commencer par celles qui sont très éloignées et dont l’accès est difficile. Faute d’argent dans les caisses, cette opération ne peut plus être exécutée dans les délais.

Selon des sources proches de la CEI, trois mille urnes déjà achetées sont disponibles, et attendent d’être acheminées  au niveau des zones où se dérouleront les élections groupées de janvier 2011. Elles seront complétées par les urnes promises par le Togo, lesquelles sont attendues à Bangui dans les prochains jours.

Les mêmes sources affirment que la  CEI doit à chaque décaissement à effectuer, présenter une demande de dépenses au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ce qui est de nature à allonger les procédures et les délais de réalisation des opérations.

 

NDLR : Les vraies raisons de la crise financière de la CEI ont été fournies par Bozizé lui-même. Il s’agit de ce qu’il a qualifié lui-même de « gloutonnerie » de la CEI, en particulier de son président, le nullissime vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui roule en Porsche Cayenne et qui a mis en chantier la construction simultanée de deux villas à Bangui. Il a aussi attribué de gré à gré des marchés non exécutés de plus de 500 millions de F CFA à l’épouse et trois enfants Bozizé. Il payait une importante charge salariale et des fonds spéciaux aux inutiles et innombrables membres de son cabinet. Dans ces conditions, comment expliquer autrement la sécheresse financière de la CEI et comment peuvent décemment se dérouler les élections fixées au 23 janvier ? Cette situation découle clairement de la mauvaise gestion et de la cupidité de Binguimalé et Bozizé qui se sont bien sucrés sur le dos de la CEI. Il faut appeler un chat un chat.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique