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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 03:56

 

 

Tim Malendoma

 

 

TEMOIGNAGE A L’OCCASION DU DECES

DU GENERAL TIMOTHEE MALENDOMA

J’ai connu le général en juin 1990, alors qu’il avait signé la lettre ouverte adressée au Chef d‘Etat de l’époque, pour demander la tenue d’une conférence nationale pour d’instauration de la démocratie dans notre pays. A ce moment, il occupait un poste de Chef de département à l’UDEAC (Actuelle CEMAC), brisant ainsi le devoir de réserve exigé pour ce poste. Il avait ainsi privilégié l’intérêt national et fut limogé par la suite.

En tant que secrétaire général des 4 CN, J’ai mesuré la pertinence de ses interventions et sa grande culture. Il ne laissait passer aucune faute de français dans nos textes. Il faisait des interprétations rigoureuses dans le domaine du droit.

Quand nous fûmes arrêtés en septembre 1990 lors d’une réunion chez  Aristide SOKAMBI, Président des 4CN, le général MALENDOMA était absent de Bangui. A son retour, il avait pris la tête des 4cn avec les autres membres et  organisé une manifestation monstre pour exiger notre libération. Il fut arrêté avec quatre autres membres et mis en prison pendant six mois au camp Kassaï.  Il fut torturé et obligé de dormir à même le sol, menotté pendant plusieurs jours. A la sortie de la prison, sa détermination était encore plus grande.

 Nommé  Premier Ministre de transition, il avait refusé de se conformer aux décisions du Président de la République, défendant avec conviction ses idées. Il fut limogé, mais avec honneur et applaudi par les démocrates. Il regagna aussitôt la lutte jusqu’au changement où il fut élu député aux premières élections démocratiques. Il était un député pertinent.

Le général MALENDOMA était un démocrate sincère et fut de toutes les luttes. Il était même surnommé « bulldozer » pour ses interventions mobilisatrices pendant les meetings.

Un jour, à ma demande, il m’avait raconté sa vie de militaire pendant la guerre d’Indochine. Fin tacticien, il a su échapper au piège des révolutionnaires Vietnamiens qui a été la cause de la débâcle de l’armée Française.  

Sa disparition est une perte immense pour sa famille, à qui je présente mes condoléances et souhaite beaucoup de courage et aussi pour notre pays. Il avait entamé cette dernière année, une lutte pour les élections libres et transparentes. Mais malheureusement il ne verra pas l’issue.

Je souhaite qu’il repose en paix.

                                                                                                                                                                                          

Clément BELIBANGA,

Ancien Ministre

 

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