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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 01:20


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LIBREVILLE - AFP / 13 mars 2010 15h59 - Le gouvernement gabonais a dit "sa profonde indignation" après des propos tenus en France par l'opposant André Mba Obame, ayant évoqué l'éventualité d'un putsch "à la nigérienne" au Gabon, et mis en garde contre toute "atteinte à la sécurité" dans un communiqué diffusé samedi.

Le Conseil des ministres tenu vendredi à Libreville s'est penché "sur des propos graves et particulièrement tendancieux d'un Gabonais, M. André Mba Obame, à l'occasion de son séjour en France" et le gouvernement "marque sa profonde indignation", déclare le compte-rendu de cette réunion.

Ce texte fait référence à un entretien accordé au journal français L'Express par l'ex-ministre de l'Intérieur qui séjournait cette semaine en France.

Classé 3e à l'élection présidentielle d'août 2009, M. Mba Obame conteste la victoire d'Ali Bongo, en fonction depuis mi-octobre. Il est secrétaire exécutif de l'Union nationale (UN), créée en février par trois formations et six candidats battus à la présidentielle.

"Le mécontentement est général. La pilule de l'élection frauduleuse n'est pas encore passée. Même si nous faisons tout pour calmer le jeu. Il n'y a pas eu de marches ou d'appels à la désobéissance civile. Nul doute que, dans cette hypothèse, le pouvoir n'hésiterait pas à tirer sur les gens. Il y aurait des morts et la situation échapperait à tout contrôle", déclarait notamment André Mba Obame dans cet entretien mis en ligne jeudi par L'Express.

"(...) Si ça continue comme ça, on va au coup d'Etat avant la fin de l'année. Un coup d'Etat à la nigérienne. Voilà peu, plus de 300 militaires ont donné 24 heures au gouvernement pour que leur soit enfin versée la solde due. Et ils ont obtenu gain de cause", ajoutait-il.

Au Niger, l'armée a déposé le 18 février le président Mamadou Tandja, au pouvoir depuis plus de dix ans, après plusieurs mois de crise politique. M. Tandja, qui devait quitter la tête fin 2009, avait obtenu son maintien au pouvoir jusqu'en 2012 grâce à un référendum constitutionnel controversé.

Dans son communiqué, le gouvernement gabonais fustige des "dérives verbales, troubles du comportement" et "la très forte obsession de l'ancien ministre Mba Obame à vouloir revenir aux affaires".

Il met en garde contre toute atteinte à la paix, "bien le plus précieux légué au Gabon" par le président Omar Bongo Ondimba, père d'Ali Bongo, décédé en juin 2009 alors qu'il était au pouvoir depuis 41 ans.

"Instructions ont été données aux ministres concernés pour que tout individu, seul ou en groupe, instigateur, organisateur, auteur ou complice, de toute atteinte à la sécurité des Gabonais et des Gabonaises, à celles de leurs biens ainsi qu'à l'encontre de tous les non-nationaux en séjour ou de passage au Gabon, soit mis hors d'état de nuire, conformément à la loi", assure-t-il.

(©)

André Mba Obame est persuadé qu’un nouveau rapport de force politique subviendra après les législatives de 2011


(Infosplusgabon 13/03/2010)

LIBREVILLE - L’ancien ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle du 30 août 2009 au Gabon, André Mba Obame, a déclaré lors d’un entretien accordé à l’Express que « si rien ne change au Gabon, on va au coup d’Etat avant la fin de l’année ».
M. Mba Obame, secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN-opposition), un nouveau parti créé par la fusion de trois formations politiques de l’opposition, avait été interdit de voyage durant sept mois mais finalement obtenu un nouveau passeport début mars.

M. Mba Obame précise que « s’il y a eu chez nous un coup d’Etat électoral, on ne peut l’imputer à Paris. L’opposition n’a jamais cherché à se retrancher derrière un paravent français. Il s’agit d’abord d’une affaire gabono-gabonaise ».

L’ancien candidat à la présidentielle a rappelé que « l’opposition ne reconnaît pas l’élection à la tête du pays d’Ali Bongo Ondimba », fils de l’ancien président Omar bongo Ondimba décédé en Espagne en juin 2009.

L’opposition gabonaise avait rencontré le président français Nicolas Sarkozy lors de son séjour au Gabon, le 24 février, pour lever des malentendus nés de cette élection présidentielle.

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