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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 23:52




 

 LIBREVILLE (AFP) - mardi 13 octobre 2009 - 0h19 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé lundi l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août déposés par 9 candidats et une citoyenne, a annoncé sa présidente.


"L'élection de Monsieur Ali Bongo Ondimba en qualité de président de la République gabonaise est confirmée",
a déclaré Marie-Madeleine Mborantsuo, à l'issue d'une heure et trente minutes de lecture de la décision de l'institution.

Selon la Cour, qui avait procédé fin septembre à un nouveau recomptage des voix, Ali Bongo, le fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a remporté le scrutin avec 41,79% des voix.

L'opposant historique Pierre Mamboundou est désormais 2e du scrutin, avec 25,64% des voix et passe ainsi devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages.

D'après les résultats annoncés le 4 septembre par la Cour, Ali Bongo avait été élu avec 41,73% des suffrages devant M. Mba Obame avec 25,88% et M. Mamboundou avec 25,22%.

La Cour constitutionnelle a rejeté onze requêtes en annulation du scrutin, déposées par une citoyenne et neuf candidats, dont MM. Mba Obame et Mamboundou qui s'estiment chacun vainqueur.




Ali Bongo succède officiellement à son père

RFI 12/10/2009 Dernière mise à jour le 12/10/2009 à 22:08 TU

La Cour constitutionnelle a finalement validé lundi soir l'élection d'Ali Bongo à la tête du pays. Il y avait eu 11 requêtes en annulation déposées par 9 candidats et une citoyenne.

Jusqu'au bout, Ali Bongo a essayé de légitimer sa victoire contestée par les principaux opposants. En effet, onze recours en annulation du scrutin avaient été déposés par neuf des dix-huit candidats. Ils invoquaient des fraudes massives.

Ali Bongo avait à l'époque deux possibilités. Soit  passer en force et se faire investir rapidement, au risque de rallumer l'incendie de la contestation, ou alors gagner du temps, en jouant la carte constitutionnelle. Il a choisi la seconde solution.

Si le fils du défunt président, Omar Bongo, a choisi d'aller jusqu'au bout de cette logique constitutionnelle des recours, c'est sans doute pour faire oublier la polémique consécutive à sa victoire.

Pendant deux semaines, la Cour constitutionnelle a compté et recompté les suffrages du 30 août. Elle a examiné les procès-verbaux des 2 815 bureaux de vote. Mais à Libreville, les adversaires d'Ali Bongo ne se faisaient guère d'illusions sur le verdict de cette cour. Ils avaient même réclamé la démission de la présidente de cette cour, jugée trop proche du régime et de l'ancien président.

La victoire d'Ali Bongo est donc confirmée. Mais dans l'opposition, l'ancien ministre de l'Intérieur ne pourra pas se prévaloir du statut de premier opposant au régime. André Mba Obame a été rétrogradé par la Cour constitutionnelle de la deuxième à la troisième place. André Mba Obame qui a décidé de gâcher la fête de l'investiture en annonçant qu'il entamait ce lundi une grève de la faim.

 

 
NDLR : Pouvait-il en être autrement. Quelqu'un avait dit avec justesse qu'au Gabon, la cour constitutionnelle penche toujours du même côté comme la Tour de Pise en Italie. Obliger les contestataires à recourir à la constitutionnelle en sachant bien que cela ne changerait rien sur le fond.Pourquoi organise même -t-on des élections en Afrique lorsqu'on connaît d'avance les vainqueurs ? C'est ainsi qu'on réunit malheureusement les conditions de rébellions qui empoisonnent la vie de certains pays africains. Le Gabon n'a pas encore vu le bout du tunnel. 

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