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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 23:12

 

 

sarko-et-Bongo.jpg

 

LIBREVILLE AFP / 24 septembre 2011 22h16 - Des opposants gabonais ont évoqué samedi l'affaire Robert Bourgi, l'avocat franco-libanais qui a accusé des présidents français d'avoir reçu des financements occultes en provenance de l'Afrique et du Gabon notamment.

Me Bourgi ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes. Tous ceux qui ont travaillé autour du pouvoir ou dans le pouvoir savent qu'effectivement le système Bongo a reposé sur l'argent. Et il est devenu très fort (...) parce qu'il a su mouiller tous les politiques français, a affirmé Pierre Claver Maganga Moussavou, plusieurs fois ministre et aujourd'hui président du parti social démocrate (PSD, opposition) lors d'une conférence de presse à Libreville.

Lors de cette conférence consacrée aux législatives d'octobre, un autre poids-lourd de l'opposition, Pierre-André Kombila, également ancien ministre, s'est lui interrogé sur les motivations de M. Bourgi.

« Beaucoup d'entre nous ici le (Bourgi) connaissent pour l'avoir côtoyé (...) Est-ce dans l'intérêt de l'Afrique, puisqu'il dénonce la Françafrique, ou bien est-ce dans le cadre d'une stratégie de campagne électorale franco-française? »

Autre figure de l'opposition, Louis Gaston Mayila, ancien ministre de l'Intérieur, a quant à lui déclaré: « Il y a une bonne partie de l'élite africaine qui en sait autant que lui (Robert Bourgi) sur le dossier dont il parle. Mais alors qu'il (Bourgi) dise toute la vérité »!

M. Mayila a aussi évoqué la succession d'Omar Bongo qui a vu son fils Ali Bongo être élu aux termes d'élections contestées en 2009: "Est-ce que monsieur Bourgi peut expliquer pourquoi Ali Bongo était son candidat ? (...) c'était pour protéger quoi ? Il appelait Bongo papa, moi aussi. Ce qu'il sait, d'autres le savent !"

Récemment, Me Bourgi a notamment accusé l'ancien président Jacques Chirac, l'ancien premier ministre Dominique de Villepin et l'ex-dirigeant du parti d'extrême droite Front National Jean-Marie Le Pen, d'avoir reçu des fonds occultes de chefs d'Etat africains.

Les responsables mis en cause ont tous démenti. Ces accusations sont au coeur de la Françafrique, ces réseaux opaques d'influence mis en place dans les années 60 et hérités de l'époque coloniale.

Mi-septembre, le président Ali Bongo avait affirmé : « C'est une affaire qui pour moi relève du passé. (...) Je réponds des actes que je pose et je suis à la tête du Gabon depuis 2009 ».

En 2009, M. Bourgi avait semé le trouble dans la campagne affirmant au journal Le Monde qu'Ali Bongo était son candidat, alors que les autorités françaises avaient multiplié les déclarations de neutralité.


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France/Karachi : la femme d’un proche de Sarkozy parle de valises d’argent


PARIS AFP / 24 septembre 2011 21h07 - La femme d'un proche du président Nicolas Sarkozy a confirmé samedi dans la presse que son mari, inculpé dans une enquête sur une affaire de corruption au Pakistan, faisait des voyages à l'étranger et revenait avec des sacoches dans lesquelles il y avait de l'argent.

Je confirme ce que j'ai dit, les voyages de mon mari, surtout à l'étranger, a déclaré sur la radio privée Europe 1 Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, un ex-conseiller de Nicolas Sarkozy.

Cette femme, entendue par le juge en charge de l'enquête à Paris et dont le contenu des auditions a été rapporté cette semaine par la presse, a expliqué « qu'il revenait avec des sacoches. Il y avait de l'argent, mais je ne sais pas d'où l'argent venait ».

« Ces voyages, c'était mon mari et M. Takieddine », a-t-elle assuré, précisant « qu'ils faisaient Paris, Genève, Londres et Paris ».

L'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, soupçonné d'avoir joué un rôle central dans cette affaire, a été mis en examen (inculpé) le 14 septembre dans le volet financier de ce scandale. La justice française soupçonne que des commissions versées dans le cadre de la vente de sous-marins au Pakistan auraient fait l'objet de rétrocommissions illégales pour financer la campagne présidentielle de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur en 1995.

Ce dossier est d'autant plus gênant que la justice se demande si l'arrêt plus tard des commissions n'est pas à lié à l'attentat de mai 2002 à Karachi (sud du Pakistan) dans lequel 15 personnes, dont 11 Français, ont été tuées.

Dans une interview sur lemonde.fr, l'épouse de Thierry Gaubert, qui vit aujourd'hui séparée de lui, précise que son « mari se rendait en Suisse environ une fois tous les deux mois. Il passait systématiquement, à l'aller comme au retour, par Londres, afin me disait-il d'éviter des contrôles douaniers à la frontière franco-suisse ».

Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy quand il était ministre du Budget (1993-1995), Thierry Gaubert a été mis en examen le 21 septembre, après l'audition par le juge de sa femme le 10 septembre.

Un ami proche de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire, a également été inculpé dans ce dossier. Cet ancien directeur de campagne d'Edouard Balladur est soupçonné d'être le destinataire des présumées valises de billets.

Interrogée sur Europe 1 pour savoir si Nicolas Bazire venait chez elle, Hélène de Yougoslavie répond qu'elle n'a « pas vu venir (M. Bazire) chez moi mais c'est ce que mon mari me disait ».

Sur lemonde.fr, Mme Gaubert ajoute: « Il m'a dit un jour qu'il allait chercher ces espèces en Suisse pour les remettre à Nicolas Bazire ».

L'entourage de Nicolas Sarkozy, qui était lors de la campagne de 1995 l'un des plus proches collaborateurs et le porte-parole d'Edouard Balladur, a dénoncé un complot contre l'actuel président de la République.

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a affirmé samedi que le président n'est en rien concerné par cette affaire et que Nicolas Bazire n'a jamais été un de ses proches conseillers.

M. Bazire était directeur de cabinet du Premier ministre et directeur de la campagne de M. Balladur, a-t-il dit. « C'est un ami du président de la République, mais ce n'est pas son proche conseiller, il ne l'a jamais été », a-t-il poursuivi. « Et M. Gaubert n'est plus dans l'entourage du président de la République depuis plus de quinze ans », a-t-il encore précisé.


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