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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 00:25

 

 

 

 

 

 

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Le retour d'André Mba Obame annonce une nouvelle confrontation avec le pouvoir contesté.

Au Gabon, l’événement politique majeur a été le retour au pays de l’opposant André Mba Obame(AMO). Parti du Gabon le 11 juin 2011 pour des soins en Afrique du Sud, AMO est revenu au bercail le 11 août 2012.

Après plus d’une année hors des frontières nationales, son pays lui manquait visiblement et les militants de son parti dissous, l’Union pour la nation (UN), étaient aussi presqu’orphelins.

Un revenant plein d’exigences

En témoigne l’accueil populaire et enthousiaste qui a été réservé au docteur en Sciences politiques et ancien cacique du régime du feu Omar Bongo Ondimba.

Aussitôt rentré, il a mis les pieds dans les plats de la politique en appelant à la tenue d’une conférence nationale, seul moyen, à son avis, «de sortir le pays de la crise sans verser de sang.»

Sur ce plan, il a repris à son compte une demande de la société civile gabonaise qui, le 8 août 2012, formulait la même requête au régime d’Ali Bongo Ondimba.

Pour se donner des chances de voir cette revendication aboutir, la société civile entend associer les confessions religieuses pour faire pression sur le gouvernement.

Un opposant attendu au tournant…

André Mba Obame ne compte pas aussi rester inactif pour se faire entendre du pouvoir, bien qu’il doive observer une période de convalescence comme le lui ont, sans doute, recommandé ses médecins.

Mais il n’est pas certain que leurs conseils soient suivis par le patient de luxe qui a déclaré qu’il redoublera d’efforts dans son opposition farouche à Ali Bongo Ondimba, son ami d’hier devenu aujourd’hui son pire ennemi.

La présidence a beau dire que le retour de l’opposant est un non-événement, il n’en demeure pas moins qu’il n’a pas été indifférent à ce qui s’est passé et surtout à ce qui s’est dit.

A défaut de lui interdire de rentrer comme c’est le cas dans les républiques bananières, le pouvoir l’a laissé revenir pour sans doute mieux le tenir en laisse avec les poursuites judiciaires engagées à son encontre pour trouble à l’ordre public après qu’il s’est autoproclamé président en janvier 2011, en estimant être le véritable vainqueur de la présidentielle de 2009.

La conférence nationale aura-t-elle lieu?

Mais cela semble ne pas effrayer l’enfant terrible de la politique gabonaise. Outre la revendication d’une Conférence nationale souveraine (CNS), AMO a jeté une pierre dans le jardin du Palais de front de mer (palais présidentiel) en imputant au régime des massacres à Port-Gentil (capitale économique du pays) lors de la présidentielle.

La surenchère verbale a commencé et a toutes les chances de continuer vu que le régime n’envisage pas de faire la moindre concession par rapport à la tenue d’assises nationales.

A ses vis-à-vis, il ne cesse de marteler qu’il n’y a pas de crise au Gabon qui nécessiterait ce genre de rencontre qui a eu ses heures de gloire dans certains pays africains au début de la démocratisation dans les années 90.

On assiste pour le moment à un langage de sourds et chacun campe sur ses positions. Qui du pouvoir ou de l’opposant fera des concessions dans l’intérêt du pays? Là est toute la question et il faut craindre que la confrontation qui pourrait naître de ce bras de fer ne comporte beaucoup de dangers pour la paix sociale.

Le Pays

 

Violentes manifestations à Libreville   

 

Libreville 15-08-2012 20:32:00 (APA) - De violentes manifestations ont éclaté mercredi à Libreville lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour empêcher un meeting du secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN dissous), M. André Mba Obame, qui a regagné Libreville samedi dernier, après un séjour médical de plus d’un an en Afrique du sud et en France.

Le meeting devait se dérouler au quartier Cocotiers, dans le 2ème arrondissement de Libreville, un quartier réputé plutôt frondeur et acquis à l’opposition.

Le secteur a été bouclé plusieurs heures avant le meeting qui avait été prévu aux environs de 14H00 (15H00) par les forces de l'ordre, empêchant, à coups de grenades lacrymogènes, les partisans de l’opposition de se rendre sur le site où celui-ci devait se tenir.

Des échauffourées ont alors éclaté au cours desquelles plusieurs personnes ont été blessées. Le rond-point de Nkembo, non loin de la permanence politique de l’ancien Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, un vice-président du parti dissous, a été le théâtre des affrontements les plus violents entre les forces de l’ordre et les manifestants qui, aux tirs des grenades lacrymogènes, répliquaient par des jets de pierres.

La station-service du rond-point de Nkembo a subi d’importants dégâts. Dans plusieurs artères du 2ème arrondissement, les manifestants en colère ont renversé des voitures, caillassé des pare-brise, brûlé des pneus et déversé le contenu des poubelles sur la chaussée où détritus, cailloux, pierres et tessons de bouteilles témoignaient de la violence des affrontements.

L’opposant André Mba Obame, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 30 août 2009, revendique la tenue d’une conférence nationale souveraine, seule condition, à ses yeux, pour ramener la sérénité dans le pays.

Alors que le 2ème arrondissement s'embrasait, les autres quartiers de la capitale étaient plutôt calmes.

Depuis plusieurs semaines, Libreville est quadrillée par un important dispositif de sécurité, visible dans les quartiers chauds, les grands carrefours et autres points névralgiques et sensibles de la capitale gabonaise.

 

Gabon/manifestations: trois morts selon l'opposition, démenti formel autorités

LIBREVILLE (Gabon) AFP / 15 août 2012 23h47- L'opposition gabonaise a accusé les violences policières d'avoir fait trois morts lors de la dispersion à Libreville mercredi de la manifestation interdite de l'Union nationale (UN) dissoute par les autorités, qui ont opposé un démenti formel, parlant de déclaration politico-politicienne.

Au moment où je vous parle deux compatriotes sont mortes. Deux compatriotes qui ont perdu la vie à cause de la brutalité des forces de l'ordre. Je vous ai donné les noms et nous avons vérifié. Un décès ne se cache pas. Nous avons cité des noms, deux noms (de femmes) qui viennent des hôpitaux, a affirmé Zacharie Myboto, président de l'UN lors d'une conférence de presse à l'issue de laquelle Mike Jocktane, cadre de l'UN a assuré qu'il y a un troisième décès.

La Procureur de la République de Libreville, Sidonie-Flore Ouwé, a démenti formellement auprès de l'AFP après la conférence de presse: C'est une déclaration politico-politicienne. C'est une information non fondée. Aucun incident de cette nature n'a été relevé. Nous restons à l'écoute. A cette heure (21h45), il n'y a pas de perte de vie humaine. Il n'y a pas de mort. (...) Qu'ils nous disent où sont les corps. Aucun hôpital ne nous a contactés à la suite des événements que nous vivons.

Lors de la conférence de presse, M. Myboto a aussi accusé les policiers d'avoir tiré avec des balles, exhibant une douille: J'ai une réaction d'indignation. D'indignation par rapport au comportement du pouvoir dit émergent qui du reste est illégitime (...) Quand on voit les conséquences. Voilà la police qui charge des compatriotes qui marchent tranquillement librement sans faire aucune menace à qui que ce soit. La police charge, brutalise, tire avec des balles. Ici vous avez une douille.

Il y a des dizaines de blessés, des dizaines d'interpellés, voilà ce que représente le pouvoir illégitime de ce pays. C'est la violence. Il faut savoir que la violence appelle la violence (...) Le pouvoir aujourd'hui est aveugle et cette cécité l'amènera à sa mort (..) Les gens sont prêts à continuer ce combat, a-t-il conclu.

L'Union nationale (UN, parti dissous) du principal opposant André Mba Obame avait appelé à une manifestation à 15h00 (14h00 GMT) dans le centre de Libreville pour réclamer une conférence nationale souveraine en vue d'obtenir une nouvelle Constitution et des élections législatives et présidentielle. Mais ce rassemblement n'a pas été autorisé par les autorités.

Des affrontements entre opposants, forces de l'ordre et groupuscules ont alors éclaté, avant l'heure prévue de la manifestation, et se sont prolongés jusqu'en début de soirée. Au même moment, entre 2.000 et 3.000 manifestants, qui s'étaient réunis au siège de l'UN se sont dirigés vers le quartier populaire et très pauvre Cocotiers. Ils scandaient des slogans AMO (Andre Mba Obame), le vrai président ainsi que Ali Ben, dégage.

Ils ont été violemment dispersés par les policiers. Armés de gourdins, des jeunes ont jeté des cailloux et des bouteilles vides en direction des policiers qui ont fait usage de matraques et de gaz lacrymogène, procédant parfois à des tirs tendus.


(©)

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