Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:42




 

Un nouveau rapport publié ce 9 décembre par une association française tire la sonnette d'alarme sur le niveau de radiation «nettement supérieur à la normale» de l'ancien site d'exploitation de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (COMUF), filiale du géant français de l'énergie AREVA.

La petite bourgade du Sud Est gabonais encore florissante il y a une dizaine d'années, a hérité en quelques années de l'étiquette du mouroir. Malgré les efforts consentis par le géant français du nucléaire, AREVA, pour prendre en charge la santé des populations et dédommager les malades, de nouveaux rapports continuent d'accabler la société sur l'impact environnemental et sanitaire de l'extraction de l'uranium dans cette localité.

 Un rapport publié ce 9 décembre par la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), affirme qu'à Mounana «le niveau de radiation est, en de nombreux endroits accessibles au public, nettement supérieur à la normale. Certaines valeurs au contact du sol sont 2 à 50 fois supérieures à la normale».

Sur la base des mesures effectuées en mai 2009 sur le terrain, le CRIIRAD affirme que la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (COMUF), filiale gabonaise d'AREVA, «a produit 7,5 millions de tonnes de boues radioactives, dont 2 millions de tonnes ont été déversées» dans une rivière, entre 1958 à 1999 où le gisement était en exploitation. «Une partie de ces déchets radioactifs est à l'air libre dans la forêt voisine», ajoute le rapport.

«Les mesures de 2009 confirment en outre que les logements des cadres et des ouvriers de la COMUF ont été construits avec des matériaux radioactifs. Les populations sont ainsi soumises à leur insu à des doses de radiation totalement injustifiées», renchérit le CRIIRAD, ressuscitant le vieux problème des logements, pour lequel AREVA avait déjà déboursé plus de 500 millions de francs CFA pour remplacer deux détruits suite aux précédentes études du Centre national de prévention et de protection contre les rayonnements ionisants (CNPPRI).

 Depuis 2007, une polémique sur la radioactivité de Mounana oppose des ONG et la population de Mounana à AREVA. En juin, le géant français du nucléaire qui négociait avec les autorités gabonaises une reprise des activités, avait annoncé la création d'un observatoire de la santé autour des anciens sites miniers.

Source : gaboneco 09-12-2009   

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE