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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 01:20




 On le sait déjà. Des cadres en service à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) ont mis sur pied un vaste réseau qui a permis la distraction de près de 18,5 milliards Fcfa appartenant aux Etats de la communauté économiques et monétaire de l’Afrique Centrale. Dans un rapport commandé par le Fonds monétaire international (Fmi), l’on apprend que 101 employés de la Beac sont de près ou de loin mêlés à ce scandale. Même si l’on peut de prime abord considérer que le gros contingent de ces présumés détourneurs sont de ressortissants gabonais, il n’en demeure pas moins que tous les autres Etats membres ont leurs citoyens impliqués dans ce scandale. Quid du Cameroun?

 

Environ une dizaine de Camerounais sont suspectés dans ces détournements. Le premier compatriote cité dans cette affaire n’est autre que Roger Kemadjou. Aujourd’hui suspendu de ses fonctions, il a été délégué du gouverneur entre 1998 et 2008, puis directeur adjoint aux relations internationales de la Beac à Yaoundé.

 
Selon les missions d’enquête, Roger Kemadjou aurait bénéficié de quelques chèques et virements frauduleux pour un montant de 14.000 euros, soit environ 10 millions de francs Cfa. Ce qu’il ne reconnaît cependant pas, selon le rapport d’enquête de la Beac. Le deuxième Camerounais impliqué n’est autre que Sabine Tiako, agent de bureau d’ordre.

 
Le quotidien Mutations n° 2522 du lundi 2 novembre 2009, indique qu’elle était la première personne en contact avec le courrier «arrivée», et qu’elle ne pouvait pas ne pas être impliqué dans les détournements de courriers, relevés de comptes bancaires, chèques, chéquiers, etc. Notre confrère va plus loin en précisant qu’elle a bénéficié des largesses d’Armand Brice Ndzamba, le principal suspect dans cette affaire. Il aurait mis à la disposition de cette dame un véhicule privé. A quelles fins ?

 
Informations comptables

 
Il y a aussi le cas de Jacques Nsolé, l’adjoint au directeur de la comptabilité de 2001 à 2008. Le rapport d’audit précise qu’il a entretenu sur une longue période, de fausses informations comptables sur le compte de la Beac. Il assume toujours selon les enquêteurs, la défaillance dans les rapprochements bancaires et le non provisionnement des suspens de rapprochements recommandés par les commissaires aux comptes.

 
Les autres Camerounais cités sont: Réné Libong, Robert Prosper Nken, Jean Marie Yana, Ali Adamou du cabinet Kpmg (Cameroun), Jérôme Minlend, Pdg de Cameroun Audit Conseil anciennement Ernst and Young, premier commissaire aux comptes de la Beac pour les exercices allant de 2000 à 2005, Moïse Wanji, chef de service de la comptabilité générale. Le comité d’audit a procédé à la fin du mois d’octobre à l’audition des personnes sus-citées au siège de la banque centrale à Yaoundé. Au regard du rapport d’enquête dont nous avons eu accès difficile pour le moment de savoir avec exactitude jusqu’à quel point ce deuxième groupe de Camerounais sont impliqués dans ce scandale.

 
Pour ce qui concerne les détournements proprement dits, progressivement, l’on y voit plus clair. Les résultats du cabinet Mazars et Théodore Dabanga révèlent ainsi que le Bureau extérieur de Paris (Bep) a reçu de janvier 2004 à mars 2009 des approvisionnements de l’ordre de 36,174 milliards Fcfa. Pendant cette période, les enquêteurs ont pointé 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux. Le rapport estime à 18,5 milliards Fcfa le montant du préjudice subi par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).

Source : cameroon-info.net 05-11-2009   

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