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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 22:17

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Francis Boz

 

Une des conséquences de l’arrivée au pouvoir à Bangui de Bozizé à la suite de son coup d’Etat du 23 mars 2003 est entre autre l’introduction massive des zakawa tchadiens dans le pays mais aussi et surtout dans l’armée nationale et au ministère de la défense nationale. D’autre part on sait également que lors de sa fuite au Tchad en novembre 2001, seul un petit nombre de gbaya boys du RDOT l’avaient accompagné mais il n’y avait quasiment aucun officier de l’armée nationale qui l’avait accompagné dans sa rébellion.

C’est bien après que certains de ses cousins et neveux qui avaient fini dans certaines écoles d’officiers en Afrique de l’Ouest comme Sylvain Ndoutingaï et son grand frère Martin Wanti ainsi que Roger Godongaï notamment l’avaient directement rejoint dans le maquis de sa rébellion au Tchad et à Sido.

Après leur accession au pouvoir, Bozizé a distribué à tour de bras dans le plus grand désordre sans critère militaire précis mais essentiellement sur des bases tribalistes, des galons qui jusqu’à ce jour ne correspondent à rien du tout. C’est ainsi que Sylvain Ndoutingaï, presque tous les enfants de Bozizé dont Francis Bozizé, Papi Bozizé, Rodrigue Bozizé, Franklin Bozizé qui ne sont pas connus pour être de grands cracs à l’école, Vianney Semndiro, Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua », Olivier Koudémon alias Gbangouma, pour ne citer que ceux-là, ont en un temps éclair, obtenu des grades militaires faisant d’eux de grands officiers voire officiers supérieurs de l’armée nationale sans répondre cependant aux critères normaux d’avancement en vigueur dans toutes les armées du monde.

Cette grave anomalie a plongé jusqu’ici l’armée centrafricaine dans une situation de telle injustice que ceux des FACA qui ont usé le fond de leur culotte dans des académies militaires à l’étranger pour y subir une formation régulière ne peuvent accepter une telle injustice et ruminent en silence leur frustration et colère. Le cas le plus inadmissible est celui de Francis Bozizé que son père a ex nihilo fait colonel et vise même à terme à lui épingler les étoiles de général sans le moindre scrupule.  

Selon des informations sûres d’une source ayant requis l’anonymat, pour des frais de 300.000 F CFA F CFA l’année, Francis Bozizé vient maintenant de s’inscrire en 1ère année de droit à la Faculté privée de droit dénommée Walombé à Bangui dont le propriétaire est un certain Robert Ndékéré, un cadre de SOCATEL, ancien étudiant en droit lui-même de l’Université de Bangui. Quand on apprend qu’un des enseignants de cette Université privée n’est autre que le demi-dieu Firmin Feindiro on ne peut que se dire qu’il y a encore dans l’air un parfum de magouille destinée à délivrer des diplômes de complaisance au rabais au célèbre rejeton de ministre délégué à la défense. Quand on se réfère au niveau d'expression écrite de Francis tel qu'il a donné l'occasion d'en juger dans son courriel à Samaley, comment peut-il s'inscrire en première année de droit !

A supposer qu'il ait le niveau minimal requis pour entrer en première année de fac, quand aura-t-il le temps d’aller suivre les enseignements du corps professoral et quand gèrera-t-il les affaires du pays ?  Dans quelques années, sans avoir pris le moindre cours ni passé quelque examen, on apprendra que Francis Bozizé a obtenu une licence ou un master 2 en droit. Ainsi, après avoir foutu le désordre et l’anarchie dans les grades militaires dans l’armée nationale, c’est maintenant à la filière des diplômes universitaires que Bozizé et sa progéniture s’attaquent. C’est proprement scandaleux !

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique