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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 01:31

 

 

Hardricourt.jpg

 

VERSAILLES (France) (AFP) - 12.01.2011 15:41 - Un particulier a acheté mercredi aux enchères pour 915.000 euros un château de la région parisienne ayant appartenu à Jean-Bedel Bokassa, empereur déchu de Centrafrique mort en 1996 et dont l'héritage est au coeur d'une longue bataille judiciaire.

L'acheteur souhaite faire du château d'Hardricourt "un usage personnel pour lui et sa famille" et il y prévoit des travaux "très importants", a déclaré son avocate, Me Virginie Desport-Auvray, sans dévoiler l'identité de son client.

"Le nom de Bokassa fait beaucoup de bruit, mais ce n'est pas cela qui a motivé mon client", a-t-elle assuré.

La mise à prix du château était fixée à 735.000 euros, un prix modique en raison de l'état de délabrement avancé de ce manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine.

Trois acquéreurs potentiels se sont disputé le bien pendant une demi-heure lors d'une vente aux enchères sur licitation (en vue du partage d'une indivision) organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles, près de Paris.

Selon Me François Perrault, qui représentait deux marchands de bien, le fait que le château ait appartenu à Bokassa a pu "attirer" ses clients.

"Mais ce qui les a intéressés, c'est la propriété, avec un parc de 10.000 m² avec vue sur Seine", a-t-il poursuivi, évaluant à "environ un million d'euros (les) travaux nécessaires, car tout s'écroule à l'intérieur".

L'annonce légale parue en décembre sur des sites spécialisés précisait que la vente comprenait un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage".

L'ex-empereur Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France, après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français.

Ex-officier de l'armée française, il avait pris le pouvoir en 1966 et s'était fait nommer président à vie en 1972. Il s'était proclamé empereur cinq ans plus tard, une des excentricités qui ont marqué son régime.

Sa chute avait notamment été précipitée par le massacre en 1979 d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

L'empereur Bokassa a été réhabilité le 1er décembre 2010 par l'actuel président centrafricain François Bozizé, qui fut son aide de camp et qui l'a qualifié de "grand bâtisseur".

Hardricourt "était la dernière demeure de l'empereur Bokassa, c'est effectivement un symbole pour la famille mais, dans l'état dans lequel il se trouvait, il fallait pour la bonne administration de la succession que le bien soit mis en vente", a estimé pour sa part Me Pascal Koerfer, le conseil de l'administrateur judiciaire chargé de cette succession, qui compte 37 héritiers.

Le fils aîné de Jean-Bedel Bokassa, Georges, se disant lui le légataire universel de l'empereur, contestait cette vente et avait lancé un décembre un appel à Nicolas Sarkozy, le "suppliant" d'intervenir pour empêcher ce qu'il estimait être une spoliation de l'héritage de sa famille.

Il redoute lui-même d'être expulsé, avec sa famille, du château de Mézy (près de Paris) où il réside.

Présent aux enchères, Georges Bokassa a dit avoir reçu une "lettre tardive de la présidence de la République" l'invitant à contacter le ministère de la Justice". Il a annoncé son intention de "voir un avocat pour empêcher cette vente".

La transaction sur Hardricourt sera définitive après un délai de surenchère de dix jours.

© 2011 AFP

 

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